Lao She – La Cité Des Chats

Posté par faguoren le 15 juin 2015

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Dans la pléthorique et fascinante oeuvre de Lao She, « La Cité Des Chats » (猫城记)est un récit à part, il est même parfois dédaigné, vu comme une erreur de casting à l’intérêt moindre. Je me souviens pour ma part avoir été interloqué à la lecture de l’ouvrage. Pensez donc! Lao She, celui qui mieux que personne décrivait le « petit peuple » de Pékin s’attaquait là au genre du roman de science-fiction, voire d’anticipation, et nous étions dans la Chine de 1932! Une Chine de 1932 alors en proie à tous les chaos du monde et menacée par le diable japonais qui ont déjà frappé en Mandchourie et qui vont faire de même en cette année à Shanghai. Au moyen de cette satire, c’est cette Chine désoeuvrée que l’auteur va schématiser dans « La Cité Des Chats ». Alors certes, le récit est parfois brouillon, surtout dans sa deuxième partie, et certaines descriptions de ce Pays-Chat peuvent sembler grotesque, mais derrière l’apparente voilure aux vertus quasi psychédéliques (sic), la troublante réalité de l’empire du milieu n’est jamais loin…!

Un avion venu de Chine s’écrase sur la planète Mars ( hé oui, on n’avait pas encore inventé la fusée à l’époque!) . Des deux explorateurs, un seul va survivre. Il ne le sait pas encore, mais il vient d’échouer au « Pays-Chat », l’une des vingts nations dénombrées sur Mars! Il va alors être confronté à un peuple d’hommes-chats, c’est à dire d’homme à l’apparence féline! ( oui, oui moi aussi j’ai pensé à la Planète des Singes la première fois!). 

Bien curieux peuple que ces hommes-Chats, le bas peuple des villes, ou plutôt de la ville car il n’y en a qu’une , se divise entre les fonctionnaires, qui n’ont pas grand-chose à faire, et les autres qui ne font carrément rien, sinon mâcher des feuilles d’Euphoria, une plante aux effets narcotiques dont la culture, la vente et le marché semblent être la seule raison de vivre du Pays-Chat ( Perso, et dans une moindre mesure ça me rappelle les codes de la culture du Qat au Yemen que j’avais découvert il y a une bonne quinzaine d’années, mais c’est une autre histoire! ). La société Chat  (La Chine) est alors dans le parfait délabrement, alors que des bruits de plus en plus menaçants indiquent que l’ennemi/l’étranger  (le Japon) s’apprête à attaquer… Et c’est grâce à un avion d’exploration français ( cocorico!!!) que le narrateur parviendra à s’extraire de Mars pour regagner la terre et sa chère Chine qu’il salue d’une ultime tirade glorieuse!  Et concernant le lecteur, à chacun de se faire sa propre opinion et sa propre perception de cette oeuvre singulière!

Pour finir, un petit bonus avec une série de photos prises dans la maison de Lao She il y a deux mois (Avril 2015), je ne vous cache pas que c’est avec beaucoup de bonheur et d’émotion que j’ai visité ces lieux!

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Escapades à Taiwan 2012 & 2014

Posté par faguoren le 9 juin 2015

Taiwan en 100 photos prises en 2012 et 2014, juste pour vous donner envie de visiter « la belle île » (Formose)!

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Temple Longshan à Taipei. 

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Taipei

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Rues de Taipei

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Tour 101 à Taipei

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« 7 eleven » incontournable à Taiwan/ retraité effectuant un travail .

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Marché de nuit de Shilin

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Bains publics à Beitou.

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Keelung, sur la côte est. 

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Statue de Guanyin, déesse de la miséricorde, à Keelung.

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Temple à Keelung.

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Procession à Keelung.

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Temple à Toucheng.

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Temple sur la côte.

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Xiaolongbao à Hualien.

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Les Gorges de Taroko.

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Drapeau national à Taitung.

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Ludao, l’île verte.

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Temple à Kaohsiung.

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Métro à Kaohsiung.

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Temple de Confucius au bord du lac du lotus à Kaohsiung.

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Surprenant vélo et couronne funéraire à Chiayi

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Alishan

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Parc à Taichung

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Marché à Taichung

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Lac du soleil et de la lune.

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Parc à Tainan

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Ruelles à Tainan

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Temple à Tainan.

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Marché de nuit à Tainan.

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Kenting, au sud-ouest de l’île.

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Le phare de Erluanbi

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La côte et la pointe sud de l’île de Taiwan. 

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Le cap de Maopitou

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Tourisme de masse! 

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Ruelles à Lukang

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Temple de Confucius à Lukang.

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Cascade à Wulai, fief de la tribu arborigène atayal.

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Visages de Taiwan.

Ainsi se termine cette mini visite de Taiwan. Un résumé de 100 photos est évidemment très réducteur et bien insuffisant. J’espère néanmoins qu’il reflète assez bien la diversité de cette île, entre villes, côtes , montagnes et entre tradition et modernité.

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5 ème Edition Du Festival Du Cinéma Chinois En France (2)

Posté par faguoren le 1 juin 2015

Les projections parisiennes du festival touchant à leur fin, MPAC  revient dessus en choisissant de revenir sur trois films qui nous ont particulièrement marqué. Trois long-métrages tous fort différents mais qui mériteraient de vivre une seconde vie dans nos salles par le biais du circuit officiel. Souhaitons que cette chance leur soit donnée! 

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Somewhere Only We Know  有一个地方只有我们知道

On débute avec « Somewhere Only We Know » de la réalisatrice/actrice , et énorme star en Chine,  Xu Jinglei qui interprète également l’un des deux rôles féminin du film. Originalité de ce film, tournée par une réalisatrice chinois avec des acteurs chinois, l’action se déroule à Prague, ville romantique par excellence. Car c’est bien d’une comédie romantique dont il s’agit ici, un genre bien galvaudé dans le cinéma chinois actuel qui faisait craindre le pire, d’autant qu’il était sorti en Chine à l’occasion de la St Valentin, ce qui ne laissait rien présager de bons. Heureuse surprise, la romance s’accompagne d’une jolie allégorie sur la recherche de la vérité familiale. Jin Tian est une jeune femme de son époque, le coeur brisé par une séparation, elle décide de partir pour Prague où naguère sa grand-mère vécut. Trouvant une vieille lettre de sa grand-mère au contenu fort mystérieux, elle va se lancer sur ce passé d’après-guerre dans lequel elle va s’immiscer dans ce qui fut l’amour de la vie de sa grand-mère. Conjointement elle va nouer une relation avec un jeune père célibataire chinois qui l’aidera dans son enquête.

L’idéé de mêler conjointement deux histoires presque similaires à soixante années d’intervalle est l’indéniable point fort de ce très joli film parfaitement scénarisé, vraiment une belle réussite! 

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Brotherhood Of Blades 绣春刀

 Second film à l’honneur, Brotherhood Of Blades » de Lu Yang qui va réconcilier le spectateur avec le genre « wuxia pian » ( film de sabre genre Tigre et Dragon pour schématiser). A l’heure du 3D et des effets spéciaux à tout va, le réalisateur réussit à nous pondre un film à la fois spectaculaire et haletant sans user outre-mesure d’effets superflus. L’intrigue est également parfaite, nous plongeant en 1627 sous la dynastie Ming où trois membres des forces secrètes sont chargés d’éliminer Wei, puissant chef des eunuques de la cour, en fuite depuis qu’un nouvel empereur s’est emparé du pouvoir. Les combats et complots se succèdent magistralement dans une aventure épique, superbement filmé et aux décors et costumes somptueux. Voilà qui va à coup sur réconcilier avec un genre pas toujours aisé à renouveler. Nul doute qu’il pourrait avoir un beau succès par ici! 

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Le Ferry 

Le dernier opus retenu par MPAC est fort différent, ce qui soit dit en passant dénote la diversité de la programmation du festival. Réalisé par Shi Wei, plutôt habituellement coutumier de téléfilms à tendance guerrière, « Le Ferry » fut sans contestation possible l’oeuvre la plus onirique de ce festival. Inspiré d’une histoire vraie, il nous emmène dans le quotidien monotone et méditatif de Tian Huai’en  qui depuis toujours, et comme le faisait ses ancêtres, fait traverser gratuitement les habitants d’un village d’une rive à l’autre de la rivière. Vieillissant et vivant de la façon la plus frugale qui soit, il voit revenir pour quelques jours son fils parti travailler à la ville, un fils qui a bien du mal à comprendre les desseins du père. Mais plutôt qu’un conflit générationnelle, le fils va peu à peu se poser la question si lui aussi, il ne devra pas prendre la relève familiale lorsque le père ne pourra plus exercer ce travail. Filmé dans de magnifiques paysages montagneux de la province du Hubei, « Le Ferry » est un magnifique film sur le temps qui passe, au delà de l’évolution de la société, une oeuvre bercée par les traditions et la piété filiale qui espérons le pourra être vu par le plus grand nombre!

Voilà, le festival continue ses projections en province. Si un lecteur ou un lectrice désire nous en donner l’écho, nous lirons ses impressions avec grand intérêt. Et rendez-vous en mai 2016 pour la prochaine édition!

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5 ème Edition Du Festival De Cinéma Chinois En France

Posté par faguoren le 10 mai 2015

Cinq ans déjà que ce festival nous donne rendez-vous au joli mois de mai! Concurrent non avoué du festival automnal de Paris, il a désormais pris le statut d’incontournable dans le microcosme des événements festifs et culturels liés à la Chine. Axant sa programmation sur des films récents, voire même très récents, il offre surtout au public non parisien la possibilité d’assister à ces projections. Certes, Paris se taille la part du lion, mais comme chaque année le festival se déplacera ensuite à Strasbourg, Lyon, Cannes, Marseille, Biarritz et même jusqu’à l’île de la Réunion! 

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Retrouvez toutes les informations sur le festival en cliquant sur l’image ci-dessus.

Et présentation des films sélectionnés ci-dessous.

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Il ne nous reste donc plus qu’à nous rendre dans les salles, bons films à toutes et tous! 

MPAC reviendra évidemment sur le festival très rapidement.

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Bière Tsingtao

Posté par faguoren le 8 mai 2015

Qui s’intéresse à la Chine connaît forcément la bière Tsingtao. Elle est non seulement distribuée dans quasiment toute la Chine mais elle fait également partie des produits phares à l’exportation, répandue partout dans le monde. Ainsi, n’importe quel échoppe, traiteur ou resto chinois digne de ce nom se doit de proposer à sa clientèle la célèbre bouteille verte! 

Mais connaissez vous les origines de cette bière chinoise? Ce breuvage est certes devenu universel mais comment, que diantre, les chinois en sont-ils venus à produire cette bière qui a désormais plus d’un siècle d’existence! 

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Brasserie Tsingtao

Les origines de cette bière sont, comme c’est étonnant, allemandes! Hé oui, qu’est ce qu’un colonialiste teuton peut laisser comme trace…? De la bière bien sur! Un peu d’histoire s’impose donc…

Rendons nous donc à Qingdao, ville située sur la mer jaune. Les allemands y établir une base navale en 1897 , prétextant l’assassinat de deux missionnaires allemands pour prendre position sur le territoire chinois. Ainsi, le 14 novembre 1897, deux vaisseaux et 700 marins débarquèrent dans la ville de Tsingtao ( aujourd’hui Qingdao, mais la bière a conservé l’ancienne orthographe) . L’année suivante, les allemands  prirent entièrement possession de la ville , c’était le temps des concessions dans l’empire du milieu et un accord donna la ville aux allemands pour une durée de 99 ans. 

La ville de Qingdao devint alors une sorte de « colonie modèle » parfaitement germanisée et bien entendu, l’occupant y créa sa brasserie en 1903, subtilement appelée « Germania », quelle inspiration! Notez que cette bière gagna un prix à Munich dès 1906!

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Etiquettes et publicités des années 1903/1916

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Puis vint la fin de la première guerre mondiale, les allemands furent délogés de la ville par les japonais, ce sont eux qui donnèrent le nom définitif de Tsingtao à la bière créée par les allemands. Quand les chinois reprirent la ville après la capitulation nippone, ils continuèrent à brasser la bière qui , disons le était déjà fort appréciée par la population. 

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Du temps de l’occupation japonaise. 

La brasserie cumule de nos jours avec un très intéressant musée dont la visite se termine bien sur par la dégustation de deux verres de Tsingtao, voici en images quelques aspects de ce musée. ( photos prises le 16/4/2015).

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Jacques Chirac à Qingdao, il est partout où on peut boire un coup lui! 

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La brasserie à ses origines.

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Ci-dessous, de nos jours.

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Etiquettes anciennes.

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Robinet à bière.

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Allez, à la vôtre!  干杯!!!

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Voyage En Chine

Posté par faguoren le 29 mars 2015

Décidément, les connections cinématographiques  franco-chinoises semblent au beau fixe. Nous avions eu il y a un an le fort joli « Le Promeneur D’oiseau » de Philippe Muyl, il y eu auparavant un (assez mauvais) film de Lou Ye réalisé en France et voici qu’arrive désormais « Voyage En Chine » de Zoltan Mayer dont il s’agit du premier long-métrage. Certes, peu de points communs entre les deux projets, mais ces contributions ne peuvent que faire connaître par chez nous toutes les facettes d’un pays trop souvent méconnu voire incompris. 

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Liliane (Yolande Moreau), infirmière proche de la retraite mène une vie morne auprès de son mari et loin de son fils, exilé depuis longtemps en Chine où il travaille comme photographe et dont elle a peu de nouvelles. C’est alors que Liliane est avertie de la mort accidentelle de son fils. Devant l’usine à gaz administrative pour faire rapatrier le corps de son fils, Liliane décide de se rendre, seule, en Chine afin de ramener le corps de son garçon en France. Dans cet inconnu chinois dans lequel elle se lance, éplorée par la peine, Liliane va au fil de son périple, peu à peu parvenir à accepter l’inacceptable , malgré la douleur latente. Via Shanghai, elle se rend dans le Sichuan, à Chengdu puis dans la campagne sichuanaise. Elle va découvrir, non seulement un pays mais aussi une culture, un peuple…. La quête vers le quotidien d’un fils qu’elle ignore va se transformer en parcours initiatique sur lequel viennent se greffer rencontres et amis (es) du défunt. 

Mené par une actrice principale impeccable, ce film pudique au rythme fort lent emporte l’adhésion grâce sa photographie parfaite et ses plans toujours inspirés. Il faut dire que les décors naturels et les paysages s’y prêtent à merveille. Celles et ceux qui connaissent le Sichuan me comprendront! Hormis Yolande Moreau, les acteurs sont convaincants malgré un sérieux bémol concernant Qu Jing Jing qui joue le rôle de la petite amie du fils décédé et qui semble bien peu à l’aise dans son interprétation.  Un film finalement empreint de simplicité et où le spirituel apporte une touche poétique au récit. Le périple de l’héroïne en devient alors une source d’espoir, une thérapie existentielle face à la mort tragique de son enfant. Une oeuvre qui peut-être paraîtra lassante pour qui déplorera la langueur du déroulé mais pour les autres, ce voyage à travers une vraie Chine se révélera un bien beau moment de cinéma authentique.

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Zhou Youguang, l’inventeur du pinyin.

Posté par faguoren le 10 mars 2015

Récemment, un homme a fêté ses 109 ans. Son nom ne vous dira peut-être pas grand-chose, il a pourtant révolutionné l’apprentissage du chinois en créant dans les années 50 le Pinyin; système de transcription des caractères chinois utilisant l’alphabet latin. Le Pinyin utilise les 26 lettres de l’alphabet. Ainsi, un mot en Pinyin est composé de voyelles et de consonnes, on y ajoute un ton servant d’indicateur à la prononciation.

Zhou Youguang 周有光, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est né le 13 janvier 1906 à Changsha dans la province du Jiangsu. Je vous propose donc de faire mieux connaissance avec un homme dont , si vous étudiez la langue chinoise, vous êtes forcément redevables! 

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Zhou Youguang

Surnommé « Le grand vétéran des quatre dynasties », Zhou Youguang aura en effet traversé les quatre grandes périodes de la Chine du XXème siècle. Né sous le règne de l’empereur Guangxu de la dynastie Qing dont il connaîtra la fin, il vécut ensuite du temps des Seigneurs de guerre, puis de la République de Chine et depuis 1949 sous la République Populaire de Chine. Ce n’est qu’à la cinquantaine que Zhou Youguang travaillera sur la langue chinoise. Son parcours antérieur n’en est pas pour autant dénué d’intérêt. A l’âge de 10 ans, sa famille déménage à Suzhou, il commence à étudier l’anglais qu’il maîtrisera parfaitement à la sortie du collège. Après un diplôme d’économie obtenu à la St John University à Shanghai , il part finir ses études au Japon avant de trouver un emploi dans la finance aux Etats-Unis. Il y rencontrera Albert Einstein en 1947 avec qui il aura la « chance »( dixit Zhou Youguang) de discuter en deux occasions. Une phrase du grand physicien lui resta particulièrement en mémoire: « Lorsque la vie d’un homme a duré une soixantaine d’années et que ce dernier y a consacré 13 ans au travail, 17 aux loisirs et le reste à manger et à dormir, comment réussir cette vie? Cela dépend de la façon dont il met à profit le temps qu’il lui reste! »

Contrairement à ce que nous pourrions penser, le Pinyin ( qui signifie littéralement « épeler les sons ») a d’abord été créé pour les chinois et non pas pour les étrangers. A cause du nombre important de minorités nationales et de dialectes en Chine, il s’avéra nécessaire de nommer une langue officielle et unitaire, ce sera le mandarin. 

Zhou Youguang rentre en Chine en 1949. Dès 1952 il commence une étude sur la romanisation des caractères chinois.

En octobre 1955, Zhou Youguang est envoyé , sur proposition de l’université Fudan de Shanghai, à Pékin pour prendre part à un grand colloque consacré à la modernisation de l’écriture chinoise. Cette nomination fut pour Zhou Youguang assez surprenante car, ne s’était surtout consacré à l’étude des langues que pour son usage personnel; une sorte de hobby en quelque sorte. Il déclara d’ailleurs « Lorsque j’en avais assez de mes lectures principales, je retrouvais dans les ouvrages linguistiques un certain entrain. »  Il va néanmoins se lancer sans réserves dans le projet qui lui est attribué et qui aboutira à la création de ce fameux Pinyin. Le projet fut validé en février 1958 lors de la seconde séance de la Grande Assemblée Nationale. La même année, l’apprentissage du Pinyin devînt obligatoire dans le cycle du primaire. Néanmoins, il faudra attendre la fin des années 70 pour que l’Organisation Mondiale de Normalisation choisisse le système Pinyin comme transcription officielle du chinois. « C’était la première fois qu’une norme nationale devînt mondiale, il devenait nécessaire que des échanges entre cultures chinoises et étrangères s’établissent » disait Zhou Youguang.

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Zhou Youguang.

Interné deux années durant la révolution culturelle, Zhou Youguang quitta après les événements de Tiananmen de 1989 la Conférence consultative politique du parti communiste chinois. Il demeure de nos jours et en dépit de ses bientôt 110 ans un intellectuel lucide qui en cette décennie encore publie des ouvrages de réflexions à l’heure de la mondialisation . Concernant la langue chinoise et l’engouement que suscite son apprentissage, Zhou Youguang estime que son développement peut perdurer mais il pense que l’option de faire du chinois une langue internationale est fort improbable. 

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Timbre Année de la Chèvre 2015

Posté par faguoren le 6 décembre 2014

C’est désormais une habitude, La Poste honore le nouvel an chinois depuis une bonne dizaine d’années. Celui relatif à l’année de la Chèvre 2015 sortira donc, sous forme de bloc, le 30 janvier 2015.

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Black Coal

Posté par faguoren le 11 juin 2014

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Sortie cette semaine en France d’un nouveau Diao Yinan qui s’était fait connaître par chez nous avec « Train De Nuit » il y a quelques années; un film à l’ambiance crépusculaire montrant avec une sorte de fascination désespérée la destinée d’êtres aux devenirs incertains, semblant avancer vers un but aux certitudes indéfinis dans une Chine indéfiniment sombre et sans espoir.

1999,un cadavre que l’on retrouve éparpillés aux quatre coins d’une province froide du nord de la Mandchourie ( serais-ce le Heilongjiang? Je n’ai pu en être sur…). L’inspecteur Zhang chargé de l’enquête doit abandonner l’enquête après que l’interpellation des suspects ait tourné au carnage. Cinq années ont passé, deux meurtres ont été commis. Les victimes sont liés à l’épouse de la première victime. Zhang, devenu agent de sécurité, est amené à se rapprocher de l’enquête. Désabusé, divorcé et devenu alcoolique, il va se rapprocher de la mystérieuse jeune femme qui semble cacher bien des secrets. Dans ce décor de désolation, il va mener une enquête que le cinéaste a choisi de capter par des plans d’une grande lenteur mais totalement absorbant. Les deux personnages principaux, laissés-pour-compte forcenés d’un univers sans joie où le patinage sur glace semble être la seule évasion possible de cette grisaille, vont peu à peu lier une relation que les avancées de l’enquête vont inexorablement vouer à l’échec les aspirations sentimentales. Le patinage sur glace…? Ah au fait, les deux victimes ont été retrouvé patins aux pieds!! 

Polar psychologique et désespéré, je ne trouve pas mieux pour définir ce « Black Coal » tout à la fois superbe et glaçant qui ne vous déconcertera pas si vous aviez déjà vu et aimé « Train De Nuit ». Les tourments des personnages sont identiques, ils sont ici transposés dans le cadre d’une étrange affaire policière, et cela donne un film remarquable à voir dès aujourd’hui! 

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Festival Du Cinéma Chinois En France: 4 ème Edition Du 12 Mai au 1er Juillet 2014 (2)

Posté par faguoren le 3 juin 2014

Les projections parisiennes du festival touchant à leur fin, il est donc temps pour MPAC d’en livrer une synthèse, où tout du moins ses impressions, ses coups de coeur, ses ressentis…..comme chaque année en fait! Un festival, c’est toujours un peu particulier, on y a rapidement ses repères, on y aperçoit des visages connus, ceux qui année après année font de ces rendez-vous annuels une sorte de rituel immuable; on se voit presque vieillir sans jamais se dire la moindre parole, un peu bête non…? 

Ce qui fait la réussite de ces manifestations, c’est bien sur l’enthousiasme provoqué par la programmation mais aussi le succès public. Dans ce domaine, je n’ai pas le sentiment d’un total triomphe cet année. Pourtant, et pour la première fois il me semble, des affiches annonçant le festival étaient visibles dans le métro: endroit qui reste à mon humble avis le meilleur support publicitaire. Ceci-dit, j’ai majoritairement assisté à des projections le matin ou l’après-midi en semaine, pas sur que cela soit le meilleur moyen de voir des salles pleines à craquer! 

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« Vivre et mourir à Ordos » de Ning Ying.

Venons en maintenant à ce qui nous intéresse le plus; les films!  Comme vous le savez, ou pas, ce festival a pour vocation de montrer au public français une sélection de films actuels du cinéma chinois, ce qui est en soi une excellente idée mais pas nécessairement un gage de qualité absolue. Il en résulte pour cette édition un bilan fort positif, les bonnes surprises n’ont pas manqué et deux ou trois oeuvres peuvent pourquoi pas, espérer passer à la postérité et mériterait une sortie officielle sur les écrans français.

Sur les douze films au programme, MPAC a pu en voir neuf. Nous allons mettre à part le joli « Le Promeneur D’Oiseau » de Philippe Muyil, très récemment sorti sur les écrans et qui figure sur la programmation du festival. Ce film a d’ailleurs été il y a peu évoqué sur ce blog.

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« My Lucky Star » de Dennie Gordon.

Remerçions les organisateurs de nous avoir proposé un échantillon finalement très varié du cinéma chinois actuel, n’omettant pas le cinéma d’auteur avec le magnifique « Fly With The Crane » de Li Ruijun. A la fois contemplatif et émouvant, il bénéficie en plus d’une couleur superbe rappelant les « vieux » Zhang Yimou d’il y a 20/25 ans. Il nous conte la fin de vie d’un vieil homme dans la province pauvre du Gansu. Ce vieil homme fut naguère un fabricant de cercueils réputés , mais la société a évolué, les personnes décédées doivent maintenant rejoindre leurs ancêtres par crémation. Il passe le plus clair de son temps à attendre son heure en compagnie de ses petits-enfants, les seuls à le croire lorsqu’il déclare avoir vu des grues blanches se désaltérer au bord du lac voisin. Ces mêmes petits-enfants semblent par ailleurs également les seuls à vouloir accorder au vieillard la mise en terre qu’il désire. Cela va donner à ce film une fin pour le moins inattendue et surprenante….

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« Fly With The Crane » de Li Ruijun

Parmi les films très attendus du festival, « Vivre Et Mourir à Ordos » de la réalisatrice Ning Ying figurait en bonne place. L’auteur de « La Trilogie Pékinoise » n’a une nouvelle fois pas déçu, bien son contraire. Son film aux allures de presque documentaire nous plonge dans l’univers d’un chef de la police de la ville de Ordos en Mongolie intérieure. Celui-ci vient de mourir subitement. Un journaliste essaye alors de retracer son parcours. Il faut dire que Hao Whenzhang était à la fois un modèle de flic incorruptible et totalement dévoué à sa tâche, au dépens de sa vie personnelle, de sa femme et de son garçonnet. Ce policier mis en face de problèmes souvent liés à la situation sociale de la région restera imperturbable. Ning Ying avait déjà réalisé en 1995, « Ronde de Flics à Pékin », il est aisé de s’en souvenir en regardant cette oeuvre sans concession qui évoquera aussi « A Un Fil Près »  de Lan Jinglin diffusé au Festival Du Cinéma Chinois de Paris à l’automne 2013. Un de ces films qui mériterait de sortir du stricte cadre des festivals, espérons….!

A lire le synopsis de « Beijing Love Story » de Cheng Sicheng, on pouvait craindre une mièvrerie sans saveur, d’autant que le film est inspiré d’une série télé homonyme, ce qui n’est jamais bon signe. Ce fut pourtant une bonne surprise que cette sorte de radioscopie du sentiment amoureux dans la Chine d’aujourd’hui au travers la vision de cinq couples d’âges et de conditions tous différents. C’est souvent léger mais jamais mièvre et toujours ponctué d’un humour fort réjouissant! C’est aussi parfois empreint de gravité comme ce dernier couple âgé ou l’épouse, se sachant condamné par une maladie incurable, recherche une « remplaçante » à son amour de toujours….Ces différentes histoires, se déroulant toutes à Pékin, sont en outre portées par des acteurs/trices stars en Chine, comme Tony Leung ou celle qui fut un temps l’égérie du grand réalisateur Wang Quan An; Yu Nan. 

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« Beijing Love Story » de Chen Sicheng.

A l’inverse du précédent, le synopsis de « American Dream In China » était prometteur; l’histoire de trois camarades d’université, dont l’un obtint en 1985 un visa pour étudier aux Etats-Unis, qui profitant de l’essor économique des années 90, vont créer une célèbre école d’enseignement de l’anglais, laquelle va leur apporter gloire et fortune. Malheureusement, tout cela est traité de façon fort ennuyeuse. Ces « rois de l’enseignement linguistique anglophone » méritaient mieux que cette production manifestement en deçà de ce que l’on pouvait en espérer; tant pis! 

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Si « Le Promeneur D’Oiseau » est le premier film chinois réalisé par un français, « My Lucky Star » est le premier opus chinois réalisé par un américain, à savoir Dennie Gordon. Par rapport au film de Philippe Muyil, il a la chance de bénéficier de la présence de la méga-star Zhang Ziyi, également productrice du film. Là s’arrête la comparaison avec « Le Promeneur D’oiseau », « My Lucky Star » est une comédie bondissante et souvent irrésistible ou une jeune fille rêveuse et célibataire, mais aussi dessinatrice de bandes-dessinées, va par la grâce d’un séjour à Singapour croiser l’homme de ses rêves, mais celui-ci s’avère être un agent secret cherchant à subtiliser un diamant maléfique des mains d’une redoutable et séduisante riche héritière. La pauvre Sophie est loin de se douter de ce qui l’attend lors de cet idyllique séjour à Singapour! Film grand public par excellence, « My Lucky Star » fut une bienheureuse récréation. Zhang Ziyi étant à l’aise dans de nombreux répertoires, gageons que sa prochaine apparition cinématographique sera fort différente. En attendant, nous aurions tort de négliger ce style comédie qui atteint parfaitement son but: nous divertir! 

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« My Running Shadow » de Fang Gangliang.

« My Running Shadow » de Fang Gangliang n’est pas de ces films destiné à pulvériser les records d’entrées, il est pourtant de ces oeuvres intimistes capables de marquer le spectateur pour longtemps. Alors qu’il s’apprête à embarquer à l’aéroport de Guangzhou pour rejoindre son père aux Etats-Unis, Xiuzhi 17 ans revoit son enfance d’enfant « pas comme les autres », son quotidien d’autiste lui interdisant une intégration classique dans le monde de l’enfance, malgré une intelligence hors du commun et des dons exceptionnels en mathématiques. Seul l’amour maternel, immuable et sans faiblesse, l’épaulera sans relâche. Un joli film ne versant pas dans le mélo, il permet en outre d’offrir au spectateur une vision du « handicap » en Chine. 

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Ni vraiment comédie, ni vraiment dramatique, « Einstein & Einstein » est  une sorte de drame social sur l’adolescence. L’histoire est située à Xi’An où Li Wan vit chez ses grand-parents. Son père, qui ne s’occupe que très peu d’elle, offre à la jeune fille un petit chien auquel Li Wan va progressivement s’attacher, jusqu’au jour où Einstein (c’est le nom du chien) s’enfuit..Li Wan ne peut accepter cette perte et s’enfonce dans le chagrin jusqu’au jour ou son père lui ramène un autre chien copie semblable du premier et prétendant que Einstein a été retrouvé. Le subterfuge ne passe évidemment pas auprès de Li Wan, d’autant qu’il s’avère que le Einstein original pourrait avoir fini dans un restaurant pour chien. Mais peu à peu, Li Wan doit apprendre à accepter ce second Einstein. Parallèlement, la jeune fille apprend qu’elle a un demi-frère… Cao Baoping, l’excellent réalisateur, a réussi une parfaite reconstitution d’une vie adolescente, quand grandir n’est pas aisé mais que pourtant il faut bien s’y résoudre. C’est la semi-tragédie des deux Einstein puis l’arrivée du demi-frère qui serviront de cap à Li Wan. Une autre réussite de la programmation du festival qui en contient finalement beaucoup, n’est ce pas?! Notons que le rôle de la jeune Li Wan est tenu par une jeune actrice, Sophie Zhang, fort habituée aux plateaux de tournage puisqu’elle joue des rôles à la télévision depuis l’âge de 6 ans.

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Fei Xing est un réalisateur né en 1970. Avec ce « Silent Witness » présenté en ce festival, il réalise un second film qui aura, entre autres mérites, de ne ressembler à aucun des autres films programmés. Il s’agit d’un thriller judiciaire aux allures de presque huis-clos puisque la majorité du film se déroule dans la salle d’un tribunal. Il faut dire que cette affaire fait grand bruit; La fiancée d’un riche homme d’affaires, une chanteuse à succès, a été assassiné. Il se trouve que la principale suspecte n’est autre que la fille du businessman… Celui-ci engage alors une brillante avocate chargée de disculper sa fille. Mais l’avocate aura fort à faire face à un procureur convaincu que le drame cache encore bien des secrets. Obstiné, il va tout mettre en oeuvre pour délier les fils de l’histoire; savoir qui a réellement tué Yang Dan, la maîtresse du très puissant père de l’accusée… Dans un style de film finalement assez peu courant en Chine, on peut supposer que ce « Silent Witness » fera acte de référence dans le genre. On est tenu en haleine, happé par le scénario et les éventualités se présentant tour à tour au procureur, et ceci jusqu’au final.

Nous voici presque au bout de ce festival, j’ajouterai un mot rapide sur « Le Roi Des Singes » , blockbuster sorti en Chine en janvier 2014 et qui y connut un succès phénoménal. Présenté ici, j’avoue m’y être rendu avec un préjugé défavorable…D’emblée, ça partait donc mal…. Je dirais simplement que ce n’est pas le genre de films apprécié à « Mon Petit Ailleurs Chinois », impressionnant tout de même par le 3D, pour le reste à chacun ou pas d’adhérer. Heu, c’est un peu comme ça pour n’importe quel film, non? !

Cette 4ème édition du Festival De Cinéma Chinois En France est donc globalement une réussite artistique. Après Paris, le festival s’en va un peu partout en province. Souhaitons lui d’y rencontrer intérêt et succès! Et rendez-vous en 2015 pour une nouvelle édition! Et on se quitte avec quelques bandes-annonces! 

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