Festival Du Cinéma Chinois De Paris: Du 19 Septembre au 4 Otobre 2012 (3)

Posté par faguoren le 24 septembre 2012

 

Ce qu’il y a de (parfois) barbant avec les films dit « d’auteur », c’est que les réalisateurs s’emploient à nous concocter des scénarios à un tel point tarabiscotés qu’ils semblent en oublier les vertus émotionnelles de la simplicité. Il leur faut souvent se vautrer dans une écriture emphatique et maniérée qui, avouons le, ennuie plus qu’elle ne fascine….Prenons « Ici, là bas » de Lu Sheng vu lors de la quatrième journée du festival, par un samedi après-midi alors qu’à l’extérieur un doux soleil adoucit les premiers jours d’automne…Ancien chef-opérateur, Lu Sheng réalise ici son premier long-métrage et il faut bien reconnaitre que les couleurs, la plasticité et les images sont très belles. Du très bel ouvrage cinématographique qui donne son intérêt au film. Le thème du film est une sorte de tableau en trois scènes différentes se déroulant conjointement à Shanghaï, à Paris et dans une campagne profonde du nord-est de la Chine. Des liens familiaux relient les personnages de ces trois endroits, et c’est bien la seule chose qui assurent un semblant de liaison dans le film!!

A Paris, Lu Hao est un jeune étudiant passionné de photographie.Dépouillé de ses papiers après une agression, il demande l’aide de son propriétaire, sorte de vieil ermite chinois aux desseins guère définis.

A Shanghaï, un patron de restaurant, père de Lu Hao a embauché Guo Guang, un jeune serveur, lequel renoue avec Xia, son ex petite amie originaire du Sichuan, désormais employée dans l’assurance. Xia va bientôt décéder, je n’en ai personnellement pas compris les causes…

Dans le froid et lointain nord-est , le frère ainé de Guo Guang élève les rennes, il vit en compagnie de son épouse et de leur jeune fils, mais le garconnet semble se désintéresser peu à peu de cette vie rude…

Si l’ésthétisme, je le répète, donne à ce film un ton franchement personnel et quelquefois intéressant, il m’a été bien difficile de me passionner pour ces histoires manquant singulièrement de texture et de profondeur. C’est d’autant plus dommage que, prise séparement, il y avait probablement de beaux thèmes à développer avec ces trois scènes….Bref, peut être que ce n’est tout simplement pas ma tasse de thé. Le public, relativement nombreux, ne m’a cependant pas paru plus enthousiasmé que moi…(Rediffusion le 27 septembre à 20h00)

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Ici, là-bas 这里,那里

Juste le temps de prendre l’air, et arrive « Sèche Tes Larmes » de Kong Lingchen. Le sous-titrage est en anglais. Chouette, en plus du chinois auditif, on va pouvoir réviser l’anglais écrit!! Le film est une plongée au sein des orphelinats en Chine, celui du film est situé à Nanning dans le Guangxi. Le directeur de l’établissement, contraint à l’hospitalisation, demande à sa fille Ting de le remplacer durant son absence. En compagnie de son collègue Meng Yan, la jeune femme va découvrir un monde nouveau, où l’enfance s’est trouvé fracassé par des drames familiaux qui ont laissés des traces indélébiles chez les jeunes enfants recueillis à l’orphelinat. De prime abord dérouté par ce qu’elle découvre et chahuté par les enfants, Ting va peu à peu gagner la confiance de ces enfants, malgré les conflits avec Yan, hostile aux méthodes éducatives de Ting. Et peu à peu, les orphelins vont sortir de leurs traumatismes psychologiques et retrouver la joie de vivre de l’enfance.

Ce mélo remplis de beaux sentiments a le mérite de nous montrer ce à quoi peut ressembler un orphelinat en Chine (Il y aurait 700000 orphelins dans tout le pays…). Romancée à l’extrème, l’histoire est bien sur émouvante et sait nous tirer quelques larmes ici et là. J’ai d’ailleurs toujours trouvé les réalisateurs chinois très forts pour ça!!! Bref, un joli moment jouant sur la corde sensible, interprété par des acteurs de qualité. Les enfants sont eux aussi formidables. Un beau moment de cinéma populaire qui plaira au plus grand nombre. On est loin du film précédent…Il n’est cependant pas rejoué dans le cadre du festival, dommage…

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Sèche tes larmes-  宝贝别哭

Un seul film à mon agenda en ce premier dimanche de festival, et la suite de la rétrospective du mythique réalisateur Sun Yu. Est joué « La Rose Sauvagre » qui date de 1932!! Superbe archive une nouvelle fois!! Si le premier film de cette rétro (La Reine Du Sport), avait mis en vedette Li Lili, c’est une autre grande star du cinéma muet de l’époque qui a cette fois les honneurs, à savoir Wang Renmei, qui fut d’abord danseuse avant de se tourner vers le septième art via Sun Yu. Elle partage l’affiche avec Jin Yan qui fut également son partenaire dans la vie réelle.

Comme beaucoup de spectateurs je suppose, je suis novice aux films de Sun Yu. Il faut bien dire que ce n’est pas tous les jours que l’occasion d’en visionner se présente. Le public était d’ailleurs au rendez-vous, et ce fut très plaisant de constater qu’un film chinois muet de 1932 peut attirer une belle audience!! Un bel encouragement pour les organisateurs en tous cas!! Quant au film, ce fut un vrai délice, une véritable petite merveille!! Quelle joie de voir ces images vieilles de 80 ans mais dont l’aspect intemporelle sauta aux yeux par la qualité d’acteurs et d’actrices aux prestations euphorisantes. Quel bonheur de voir ces scènes de vie d’un Shanghaï d’une époque qui fit sa gloire…! Vraiment superbe, ne ratez pas la seconde diffusion le samedi 29 septembre à 20h00!

Un mot sur l’histoire quand même. La jeune et belle Xiao Feng, fille de la campagne et Jiang Bo, peintre issu d’une famille bourgeoise de Shanghaï croisent leur chemin par le fruit d’un heureux hasard. Les coeurs des deux jeunes gens n’ont que faire des différences sociales, et ils deviennent rapidement d’inséparables tourtereaux. Mais la relation choque la famille de bonne société de Jiang Bo. Celui-ci préfère alors couper les ponts avec sa riche famille et part à la découverte de la pauvreté avec Xiao Feng. Déclaré coupable d’un vol, Jiang Bo est emprisonné. Xiao Feng va alors obtenir l’aide du père de son amoureux en échange de la promesse de ne plus jamais revoir son fils. Jiang Bo est libéré, mais il ne peut oublier Xiao Feng. Il décide alors de s’enroler dans l’armée nationaliste du Kuomintang qui recrute face à la menace japonaise qui se précise. L’engagement de Jiang Bo lui permettra enfin de retrouver Xiao Feng.

Tour à tour drole et dramatique, le film de Sun Yu prend une tournure finale franchement nationaliste et un véritable appel à combattre l’ennemi japonais qui peu à peu inquiète la Chine. Aux scènes burlesques, succédent des « Aime tu la Chine? » évocateurs. Ce cycle consacré à Sun Yu est en tout cas une grande réussite, et je suis certain que toutes les personnes présentes ont, comme moi, hâte de découvrir les oeuvres suivantes!!

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quelques minutes de « La Rose Sauvage »

(A Suivre)

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Et pour rappel, le blog a depuis cet été sa page Facebook. Les mises à jour y sont présentées ainsi que diverses infos et autres sucreries chinoises. Découvrez la et aimez la à l ‘adresse:  https://www.facebook.com/MonPetitAilleursChinois?ref=hl 

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Festival Du Cinéma Chinois De Paris: Du 19 Septembre au 4 Octobre 2012 (2)

Posté par faguoren le 22 septembre 2012

La 7ème édition du festival du cinéma chinois de Paris est partie! Il me faut donc vous le faire vivre vu de mon oeil, qui s’il n’est pas nécessairement expert, n’en ai pas moins passionné! Hé oui, c’est « MON » festival que je vais vous narrer et non pas « LE » festival. Je ne vous parlerais que de e que j’en ai vu, ressenti, aimé et aussi moins apprécié…

Commençons par un examen attentif de la programmation. Il laisse apparaitre que sur les films récents présentés, quatre l’ont déjà été lors du festival du cinéma chinois en Frane de mai dernier!! Plus génant, les titres français de ces oeuvres ne sont plus les mêmes…Bonjour le risque de redite si on n’y prête pas attention!! Voici donc les films concernés.

- « L’amour sous l’aubépine » de Zhang Yimou était présenté sous le titre « Sous l’aubépine » en Mai.

- « Monsieur Shu » était présenté sous le titre « Hello! monsieur » en Mai.

- »Concurrence intime » était présenté sous le titre « Cher ennemi » en Mai.

- « 33 jours sans amour » était présenté sous le titre « L’amour n’est pas aveugle » en Mai.

Ceci est particulièrement flagrant pour les deux derniers….Dommage, surtout que c’était également le cas en 2010.

Bon, oublions cet accroc et place à ce qui nous intéresse: les films! Première soirée mercredi 19 septembre. La soirée inaugurale a lieu au cinéma Publicis sur les Champs-Elysées avec la projection de « Les Treize Fleurs De Nankin » de Zhang Yimou en présence de Carole Bouquet, marraine du festival. A ce sujet, je n’arriverai jamais à comprendre la nécessité de faire parrainer ce type de festival par des sommités du cinéma français que l’on ne voit de toute façon que lors des cérémonies officielles….S’il y a un but où une raison particulière, il faut me l’expliquer….! A peu près à la même heure était projeté « L’Agneau Eternel » de Gao Chang dans ma salle fétiche de La Pagode dans le 7ème arrondissement. Guère enthousiasmé par la soirée « M’as tu vu » des Champs, c’est vers cette dernière que je me dirigeais. Je dois même dire « je courais », finissant mon boulot à 19h10 pour une séance fixée à 19h30. Quand on aime on galope!! Nous serons à tout casser une quinzaine dans la salle…

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L’Agneau Eternel - 永生羊

Le film se déroule dans le lointain Xingjiang au sein de la population Kazakhe, peuple vivant principalement de l’élevage au coeur de paysages somptueux. C’est d’ailleurs le grand intérêt de cette oeuvre de nous immiscer au coeur de cette population vraiment à mille lieux de la Chine telle que on la connait…Ses rites, ses traditions, ses sacrifices d’animaux, sa coutume d’associer un agneau sacré à chaque enfant….C’est un véritable documentaire auquel il nous est donné d’assister. On en oublierait presque le scénario! Le berger Kastel est très amoureux de la belle Wuku Bala. Mais celle-ci choisit de fuir avec Ahetai, surnommé « Le roi des chansons ». Devenu veuve, Wuku Bala revient au village cinq années plus tard avec ses deux enfants, Kastel peut enfin épouser sa bien-aimée, mais la tradition exige que dans ce cas, la veuve abandonne ses enfants au profit de la famille du défunt époux, ce que Wuku Bala ne supportera pas.

Sublimé par des images magnifiques et les chants et musiques du peuple kazakhe, « L’Agneau Eternel » est un merveilleux dépaysement sur fond d’histoire d’amour contrariée. Une belle entrée en matière dans un festival qui n’hésite jamais à montrer toute les facettes de l’immense réalité chinoise. Ce film tourné dans le profond Xingjiang en est la preuve. Il méritait bien plus que 15 spectateurs. Il est rediffusé le mardi 2 octobre à 14hoo au cinéma « Le Lincoln », souhaitons lui meilleur affluence…

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Mère Mongole – 额吉

Lendemain jeudi, même salle, même horaire de film et même heure de fin de service pour ma pomme! Courir, toujours courir…., mais je suis bien sur à l’heure! La confidentialité n’est que peu réprimée par rapport à la veille, je compte une quarantaine de personnes pour assister à la projection de « Mère Mongole » du réalisateur mongol Ning Cai. Les similitudes avec le film de la veille sont évidentes puisque ce soir encore nous allons à la rencontre d’une minorité vivant au milieu de steppes immenses et subsistant principalement de l’élevage. L’argument documentaire est donc identique mais le film est tout autre, retraçant des événements réels.

Au tout début des années 60, la Chine a subit à la fois des catastrophes naturelles et des famines provoqués par l’irresponsabilité du régime. Suite à ces drames, le gouvernement envoya 3000 orphelins ou enfants abandonnés de Shanghaï et de sa région en Mongolie intérieure afin d’être recueillis par des familles. Malgré l’avis contraire de son mari, Qiqigema est l’une de ces femmes mongoles qui va accueillir non pas un, mais deux très jeunes enfants de Shanghaï, alors que le couple possède déjà un fils. Yu Sheng le garçon et Zhen Zhen la fillette vont donc grandir dans l’amour de leur mère adoptive. Ils vont devenir de vrais mongols, éduqués selon les principes et traditions de ce peuple nomade. Mais bien des années plus tard, alors que Qiqigema est devenue veuve et que la situation en Chine s’est bien améliorée, de nombreux parents de sang de ces enfants jadis abandonnés vont être désireux de retrouver leurs enfants. C’est ainsi que la mère de Zhen Zhen débarque un jour au village mongol. La jeune fille ne désire pas renouer avec une mère dont elle ignore tout…Qigigema, en mère courage, provoquera la rencontre et incitera ,malgré sa douleur, Zhen Zhen à partir à Shanghaï pour y vivre une vie meilleure. Yu Sheng se rendra lui aussi à Shanghaï dans le cadre d’un séjour réunissant tous les enfants abandonnés, afin qu’ils rencontrent leurs vrais parents et qu’ils décident par eux-mêmes vers quel avenir ils désirent se tourner….S’il parvient à entamer un dialogue avec ses parents, Yu Sheng choisira pourtant de retourner dans la steppe et d’y être berger. Superbe et émouvante histoire portée par le magnifique personnage de Qiqigema, joué par Narenhua. Ce film à ne pas louper sera rejoué le mardi 2 octobre à 16h00 juste après la projection de « L’Agneau Eternel ». Vous savez ce qu’il vous reste à faire…

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La Reine Du Sport – 体t体育皇后

Pour le troisième jour du festival, les horaires me concernant de séance ne changent pas, par contre nous nous apprêtons à faire un saut en arrière de presque 80 ans! C’est en effet le début de la rétrospective consacré à Sun Yu , cinéaste des années 30, né en 1900 et décédé en 1990. Je reviendrai plus tard sur Sun Yu ainsi que sur son actrice fétiche Li Lili, héroïne de « La Reine du Sport » joué ce soir. Pour l’instant je préfère saluer la formidable idée qu’ont eu les organisateurs de nous présenter ces films muets sous la forme de ciné-concert. En effet, en plus des images accompagnés de textes (ici sous-titrés en anglais) d’origine. La diffusion de ces fabuleuses archives est accompagnée par une musique jouée en direct dans la salle de La Pagode! Ainsi, pour la reine du sport , la pianiste Zhang Xiaomo joue au piano une oeuvre spécialement écrite pour l’occasion par Gao Chunhe. Je trouve l’idée superbe!!

Si la salle n’est pas pleine en ce vendredi soir, l’affluence est néanmoins correcte. Rien à voir avec les deux soirées précédentes et le public est presque autant chinois que français. En plus des organisateurs du festival, est présente dans la salle Pan Jie, petite fille de Li Lili. Elle va prendre le micro et nous dire qu’elle est contente et émue d’être là. Et nous lui répondons par des applaudissements…Bref, la rétro Sun Yu est bien lancée. J’ai encore en mémoire l’extraordinaire rétrospective consarée à Zhou Xuan il y a deux ans. J’espère revivre de pareilles émotions!  Et nous assistons donc à la projection de « La Reine Du Sport » datant de 1934. L’histoire de Lin Ying,  pétillante jeune fille admise dans une école où l’on forme de futurs (res) champions (nes). Après un entrainement quotidien, Lin Ying va s’avérer être une sprinteuse imbattable et devenir une championne reconnue mais jalousée par ses rivales. Happée par la gloire naissante, Lin Ying va délaisser son entretien pour préférer les plaisirs plus furtifs, tel s’amouracher avec une star du football, dont elle va vite découvrir la superficialité, ainsi que celle de cette existence faussement excitante. C’est son entraineur qui la tirera définitivement des griffes de ce footballeur. Renouant avec la compétition, la championne continue de générer jalousie et complot derrière son dos. Elle perdra définitivement sa belle insouciance lorqu’une concurrente décédera lors d’une course à laquelle elle n’aurait pas du participé…

Sun Yu réalise donc un beau portrait de femme moderne. N’oublions pas que nous sommes en 1934 et le personnage de Lin Ying apparait comme étant particuilièrement émancipé. C’est aussi une réflexion sur la gloire naissante et ses travers et, c’est aussi une grande rareté que seul ce formidable festival peut nous offrir! Chouette, ça ne fait que commencer, nul doute que les réjouissances seront nombreuses!!

(A suivre)

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Festival Du Cinéma Chinois De Paris : Du 19 Septembre au 4 Octobre 2012

Posté par faguoren le 11 septembre 2012

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Tous les gens concernés le notent probablement sur leur agenda. Les premiers jours de l’automne riment depuis maintenant sept ans avec le « Festival Du Cinéma Chinois de Paris ». S’il ne devait en rester qu’un, ce serait pour ma part celui-ci que je choisirais. Septième édition déjà pour cette incontournable manifestation qui chaque année enchante les afficionados du cinéma chinois. Je ne compte plus les souvenirs émus qu’il me reste des éditions précédentes. L’hommage à la mythique Zhou Xuan, la découverte de petites merveilles inédites dans nos salles (« Electric Shadows », « Si près du soleil….), etc, etc….Autant dire que j’attends le 19 septembre avec une impatience de circonstance!

Comme il est de coutume dans ce festival, la programmation alternera films contemporains avec rétrospective dédiée à de véritables raretés! Ainsi, en cette année les organisateurs nous proposent un hommage à Sun Yu , réalisateur shanghaïen des années 30! Une rétrospective sera également consacré à Wang Xiao Shuai, rendu « célèbre » par chez nous il y a une dizaine d’années avec son « Beijing Bicycle » et qui a récemment sorti l’excellent « 11 Fleurs ».

Si mon souvenirs ne me trahissent pas, le festival se déroulait généralement dans deux salles parisiennes. Cette année, il investira carrément 5 lieux de la capitale, dont le très beau cinéma « La Pagode » dans le 7ème arrondissement dont le petit jardin jouxtant la salle vaut la découverte à lui seul!

Bref, ce festival s’annonce une fois encore comme étant « l’événement » de la rentrée! Je vous invite donc à prendre connaissance de la programmation complète et de tous les détails utiles en cliquant sur l’affiche ci-dessus. Et bien sur, grand succés et belle réussite à la 7ème édition du Festival du Cinéma Chinois de Paris!! J’essayerai bien sur d’assister à toutes les projections que mon temps libre me permettra d’assister. Les horaires de boulot ne sont pas toujours compatibles, mais tout ce que je verrai, je vous en parlerai évidemment ici!!

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Jiang Hu The Bride With White Air

Posté par faguoren le 22 août 2012

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Le cinéma de Hong-Kong, voilà bien un sujet sur lequel je suis très loin d’être un spécialiste. A vrai dire, je n’y connais même pas grand-chose….L’esprit accaparé par les merveilles du cinéma de Chine continentale, j’ai toujours regardé d’un oeil méfiant la production hong-kongaise, la suspectant de flirter abusivement avec celle de Hollywood….Au royaume de Jackie Chan, pas question de m’y voir m’y hasarder! Même si je suis (heureusement) conscient que ce cinéma ne s’arrête pas à la comédie kun-fu de bas étage…A tout celà s’ajoute le fait que ces films sont rarement tournés en mandarin. M’ayant lancé  dans l’apprentissage de cette langue, j’ai logiquement privilégié le cinéma qui pouvait devenir un support à la fois ludique et éducatif! Bref, vous l’avez compris, je ne me ridiculiserai pas à vouloir paraitre un érudit en la matière, j’essaye de l’être modestement en ce qui concerne le cinéma chinois, c’est déjà un bel et long objectif, une passion créée  par mes propres désirs!

Désirant évoluer, j’ai récemment décidé de prospecter un peu plus en direction des films de HK…Oh, loin de moi l’idée d’en décoder toutes les subtilités, pas à court terme du moins. Cependant, en parcourant le net, il est facile de voir que le cinéma made in HK possède de fervents adeptes, voire même des passionnés invétérés. Il doit bien y avoir de vraies bonnes raisons, non? Bien sur, je n’ai aucune idée par où commencer et/où poser obligatoirement son regard ou, au contraire, ce qu’il y a à éviter, même si en toute chose, je préfère me faire mon propre opinion. Il me reste donc à piocher au hasard, guettant néanmoins les pistes vers l’incontournable et me tournant vers le conséquent marché de l’occasion; les DVD neufs, on verra plus tard! Acsuisition toute récente, « Jiang Hu The Bride With White Hair » acheté pour quelques misérables euros chez Amazon par la foi de quelques commentaires dithyrambiques! Et au moins un nom pas inconnu, celui de Leslie Cheung, qui demeure pour tout fan de cinéma chinois demeure l’interpréte possédé de Cheng Dieyi dans le « Adieu Ma Concubine » de Cheng Kaige, mais aussi une immense star, à la fois du cinéma et de la chanson, dans toute l’Asie, principalement auprès du public féminin. Un statut accentué par sa tragique disparition en 2003.

Pour le reste, j’apprends que l’actrice principale du film, Brigitte Lin, est taiwanaise mais qu’elle est devenue une immense star grace au cinéma de Hong-Kong. Quant au réalisateur, Ronny Yu, je découvre qu’il est détenteur d’une filmographie impressionnante, principalement dans les années 80 et 90. .

Bon, l’un des genres favoris du cinéma de HK est indiscutablement le « wu xia pian », à savoir le film de sabre ainsi que les films dédiés au kung-fu et aux arts-martiaux. Là aussi, je n’y suis absolument pas réfractaires quand la qualité est présente. Et j’ai adoré « Tigre Et Dragon » de Ang Lee. J’ai par contre beaucoup moins appécié quand Zhang Yimou s’y est lancé (« Hero », « Le Secret Des Poignards Volants »…..), mais c’est une autre histoire…Mais c’est vers ce style que lorgne le film de Ronny Yu, qui semble être considéré comme l’un de ses meilleurs films, l’un des plus réputés en tout cas et bénéficiant , on l’a vu, d’un casting haut de gamme!

Tourné en 1993, il semble que ce soit l’adaptation d’un roman à succés des années 50. Il oppose , puis relie dans un coup de foudre fulgurant un beau jeune homme et une envoutante beauté qui ont le malheur d’être dans deux clans différents….L’essence du film est quasiment historique , puisqu’elle se déroule à la fin de la dynastie des Ming, à laquelle appartient le beau Yi Hang (Leslie Cheung) et qui sont opposés, si j’ai parfaitement compris, aux mandchous dont est bien sur issue la jolie Lien (Brigitte Lin). Néanmoins, quand on sait que Lien est une sorcière élevée par les loups et est membre d’un clan où tous les membres semblent être des démons (ah ah l’horrible personnage siamois!! ) , l’on comprendra que l’aspect historique de l’oeuvre laisse la part belle au fantastique! C’est enfant que Yi Hang aperçoit Lien pour la première fois. Poursuivi par des loups, il est sauvé par une mystérieuse petite fille semblant dompter les bêtes féroces. Bien des années plus tard, les deux clans vont s’opposer dans une lutte cruelle et sans merci, qui va mettre face à face nos deux héros devenus des experts en arts-matiaux. Mais le coeur a ses raisons que les joutes guerrières ignorent, et les deux jeunes ennemis vont devenir irrésistiblement amoureux l’un de l’autre. Mais dans un univers ne laissant pas la place aux sentiments, cette histoire d’amour va se révéler tragique.

Certes, certes, certes….l’histoire est une jolie allégorie d’une amour impossible et voué à la tragédie. Mais le tout est exagérement  de scénes de batailles, de combats impitoyables…..Le sang coule à flot, les têtes coupées tombent à répétition…..J’y ai pour ma part surtout vu un film de divertissement parfaitement réglé, aux effets spéciaux millimétrés, aux couleurs chatoyantes…..Bref, du grand spectacle digne d’Hollywood, et j’en reviens donc à mon fameux préjugé évoqué en début d’article!

Tout ça se regarde néanmoins sans déplaisir. J’ai cependant du mal à y déceler le chef-d’oeuvre qu’il est décrit ici et là. Il est cependant considéré comme un film purement de Hong-Kong, il ne va pas me détourner de cet intérêt nouveau pour moi. Beaucoup de découvertes m’attendent encore, c’est une évidence. Quant à savoir si je vais me passionner pour ce cinéma, il est bien trop tôt pour le dire. Il faudra néanmoins que je sois beaucoup plus accroché que par cette mariée aux cheveux blanc, au demeurant fort sympathique mais avec qui je ne souhaite pas m’amouracher outre mesure! Allez, je vous inviterai de temps en temps dans ma recherche du Graal dans le cinéma de HK, reste à savoir si je le trouverai!

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(Bande Annonce du film)

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Chanson du film chantée par Leslie Cheung, je sais que ça fera plaisir au moins à une personne, qui se reconnaitra…^^

 

 

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Millenium Mambo

Posté par faguoren le 22 juillet 2012

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L’imminence d’un prochain et premier voyage à Taïwan (dans quelques semaines en fait, ce sera à n’en pas douter le fil rouge du blog à l’automne 2012!) m’a donné envie de me replonger dans les classiques du cinéma de « l’autre Chine », du moins dans ceux que je posséde dans ma DVDthèque, moins bien nombreux que ceux de la Chine continentale! Est ce l’envoutant regard de Shu Qi sur la jaquette du DVD? Toujours est-il que je me suis laissé emporter à revoir « Millenium Mambo » du grand cinéaste taïwanais Hou Hsiao Hsien.

Sélectionné à Cannes en 2001, ce n’est pas avec ce film que je me ferai une idée bien précise de ce qui m’attend à Taïwan, du moins de ce que j’espère y trouver. L’histoire de « Millenium Mambo » aurait aussi bien pu se dérouler à Londres, Paris ou New-York…Elle est celle d’une certaine jeunesse désoeuvrée, ignorant l’avenir et vivant un présent rythmé par l’alcool, la dope, les sons electro, l’ennui et les magouilles minables, parsemant même ses histoires d’amour d’une violence jamais très éloignée d’un quotidien morne et oisif.

Partagée entre deux amants, Vickie travaille la nuit comme entraineuse pour subvenir au besoin de Hao Hao qui passe son temps à jouer aux jeux vidéos et à se doper tout en écoutant à longueur de journée de la techno (la B.O. du film est d’ailleurs excellente et existe en CD…). Possessif à l’extrème, Vickie finit par se réfugier chez Jack, bien plus protecteur mais mêlée à des affaires un peu louche….

Le sujet, en rien novateur, était néanmoins intéressant transposé à Taïwan. L’image , parsemée de flous, est souvent très belle. Il manque néanmoins à ces personnages une réelle profondeur pour s’y attacher de façon plus que superficielle.C’est du moins mon ressenti car les avis sur ce film sont fort divergents. On est néanmoins happé par la beauté mystérieuse de Shu Qi, qui se fit un nom en Occident grace à ce film. Si vous ne la connaissez pas, souvenez vous de la superbe pub « Flower by Kenzo », la fille c’est Shu Qi !  Parfois filmé comme un long clip-vidéo, « Millenium Mambo »  est en tous cas une oeuvre qui aura permis à beaucoup de découvrir le cinéma made in Taïwan. Je ne vous conseille ou ne vous déconseille pas de voir ce film, à chacun de se faire sa propre opinion. En guise de mise en bouche, je vous propose de voir la très belle scène qui ouvre le film. Certains diront que c’est le meilleur moment du film……

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Qiu Ju Une Femme Chinoise

Posté par faguoren le 25 juin 2012

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Enfin!! De toute la période que j’appellerai « historique »  de la filmographie de Zhang Yimou (en gros, de ses débuts à la fin du siècle dernier), seul « Qiu Ju Une Femme Chinoise » n’était pas disponible en DVD chez nous. Certes, cette édition (comme auparavant « Ju Dou » et « Le Sorgho Rouge ») n’a rien de luxueuse; aucun bonus, conditionnement austère, mais l’important n’est pas là. Il devenait urgent, vingt ans après sa sortie en salle, à remettre à la disposition du public l’un des films majeurs de la carrière de Zhang Yimou. Allez, petit rappel:

Qiu Ju, paysanne enceinte, est mariée à Wan Qinglai. Lors d’un différent futile, ce dernier est frappé séchement par Wang Tang, qui n’est autre que le chef du village. L’humiliation pour Qinglai est d’autant plus forte qu’il a été frappé « là où ça fait mal »…..Mais ce qui aurait pu être une simple querelle de voisinage va devenir une question d’honneur  pour Qiu Ju. Ainsi elle exige de la part de l’auteur du chef du village des excuses publiques. Celui-ci refuse, humiliant d’autant plus la victime…..La paysanne inculte et naÏve, mais profondément déterminée, va alors entamer un parcours sans relâche auprès des autorités pour obtenir réparation et surtout, laver l’honneur de sa famille. N’exigeant aucune compensation financière, mais simplement désireuse d’obtenir des excuses de la part du porteur des coups, elle ira jusqu’à ville porter son affaire devant les plus hautes instances possibles. En compagnie de Meizi, la soeur de Qinglai, elle découvre alors un univers dont elle ignore tous les rouages, simplement décidée à aller jusqu’au bout de sa requête….. Les semaines passent, et lorsque Qiu Ju est sur le point d’accoucher, de graves complications mettent en danger la vie de la jeune femme. C’est Wang Tang, le chef du village, qui lui portera secours et sauvera la vie de son enfant. Tout pourrait alors s’arranger entre les deux parties, et le village retrouver sa quiétude. Mais nonobstant ces évènements parralléles, la procédure judiciaire suivait son cours en amont…..

D’une histoire toute simple, Zhang Yimou nous livrait en 1992 l’un de ses plus beaux films. Il n’est évidemment pas trop tard pour le découvrir ou le revoir. Autour d’une Gong Li  presque méconnaissable, la majorité des acteurs sont non-professionnels et dans cette Chine du Nord au climat rude où se déroule le film, la caméra se promène dans ces quotidiens ordinaires soudain bafoués par le sentiment d’injustice. Le film met en exergue un point majeur de la mentalité chinoise, un point qui souvent nous exaspère nous occidentaux, à savoir le sentiment de « perdre la face » si omniprésent dans l’esprit chinois. Ainsi, pour les deux opposants, il apparait que la finalité est avant tout de ne pas perdre la face. Aucune concession de l’un des camps n’est possible, et l’engrenage devient alors inévitable, jusqu’à ce qu’un élément de la vie ne vienne bouleverser l’échelle des ressentiments…. »Qiu Ju Une Femme Chinoise » demeure l’un des principaux classiques de Zhang Yimou. Dans mon appréciation personnelle, il se place juste après « Epouses et Concubines » et « Vivre! » , ça situe le niveau….!!

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La Petite Venise

Posté par faguoren le 15 juin 2012

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Andrea Segre est un réalisateur italien né en 1976. Auteur de nombreux documentaires dans lesquels il s’intéresse à divers peuples de la planète, qu’ils soient tziganes, d’Afrique ou d’Albanie…Il sort en 2012 « La Petite Venise » dont l’histoire cette fois ci tourne autour des chinois émigrés en Europe, et principalement en Italie, mais cette histoire aurait pu aussi se dérouler en France. « La Petite Venise » sort cette semaine en France, et je ne peux que vous inciter à aller le voir. Cette histoire est simple, touchante et surtout très réaliste, dénonçant le sort peu enviable de nombreux chinois et chinoises s’exilant en Europe mais qui sont sous le joug de passeurs sans scrupules qui les tiennent financièrement mais aussi émotionnellement….

Shun Li est l’une de ces nombreuses chinoises ayant décidé de tenter sa chance sur le vieux continent. Ne bénéficiant que d’un statut illégal, elle est contrainte de se soumettre à la mafia chinoise à qui elle doit rembourser le prix de son exil; seule condition pour faire venir près d’elle son fils de 8 ans resté en Chine.

D’abord ouvrière à Rome, elle est expédiée en Vénétie, dans la petite ville de Chioggia où elle devient barmaid. Dans cette bourgade de pêcheurs où tout le monde se connait, elle va faire connaissance avec les habitués de ce bar, et principalement de Bepi, un vieux pêcheur d’origine slave que ses amis surnomment « Le poète » à cause de sa faculté à rédiger des vers. Quant à Shun Li, elle est de son côté fasciné par Qu Yuan, célèbre poète datant du lointain temps du royaume des Chu.

Entre Shun Li et Bepi va se nouer une attirance qui va se transformer en une profonde amitié. Entre cette femme chinoise déracinée et ce vieil homme dont la famille est partie vivre en ville. La rencontre de ces deux solitudes ne va pourtant pas plaire aux deux communautés, italienne et chinoise. Dans un contexte de crise où le chinois apparait pour beaucoup comme l’envahisseur, les relents racistes ne sont jamais bien loin. Quant aux tuteurs de la jeune femme, ils voient d’un mauvais oeil cette amitié qui selon eux met en péril la réputation de la communauté chinoise. Shun Li, se voit donc contrainte toute relation avec Bepi, sous peine de ne pas voir son fils la rejoindre…..Finalement, Shun Li va devoir partir travailler dans une autre ville. Et quand son fils la rejoint, elle apprend que la somme requise a été payé par une tierce personne. Elle décide de se rendre à Chioggia voir Bepi. Elle va y apprendre la mort du vieux pêcheur…..

Le réalisateur nous décrit une belle relation entre deux êtres, qui vont se créer leur petit monde de douceur, de sourires et de tendresse dans un environnement qui les isole et dans lequel ils trouvent enfin un échappatoire…Mais leurs origines respectives va les rattraper…Leur amitié candide va provoquer ragots, ressentiments et refus de celui qui ne vous ressemble pas…..Triste constat hélas conforme à ce qui grandit toujours plus dans nos sociétés actuelles… »La Petite Venise » nous invite à réfléchir sur l’intolérance et sur ce qui la provoque. Il en sort un joli film rempli de beaux sentiments et dans lequel on retrouve avec joie Zhao Tao, l’actrice fétiche de Jia Zhang Ke,et même si au final le propos est pessimiste, sans guère d’espoir……Un film à ,découvrir de toute façon!

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Bande-annonce du film.

 

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Projection de « MYSTERY » le nouveau film de Lou Ye

Posté par faguoren le 1 juin 2012

Il y a des périodes où l’on attend fébrilement qu’il se passe quelque chose et d’autres où tout se bouscule et où on a bien du mal à s’organiser cohérente….Prenons l’exemple de ce qui nous intéresse; le cinéma chinois!  Les sorties se succédent ( « La Rizière », « 11 Fleurs »…), alors qu’un festival bat son plein, un « Taiwan Cinéfest » vient insidieusement se glisser dans le planning que l’on pensait sans faille….Arrive ensuite le 2 juin, avec la jolie perspective de revoir le magnifique « Close To The Sun »  de Chou Chou avec en prime un débat autour de l’actrice Line Nane. Mais voilà que j’apprends que ce même jour à 13h40 sera projeté en exclusivité au « Reflet Médicis » rien moins que « Mystery » le dernier Lou Ye!!!   Film qui fut le seul long-métrage chinois présenté à Cannes cette année et qui, signalons le, a franchi la barrière de la censure chinoise  après5 années de films contreversés par les autorités chinoises. Alors que ferais je ce 2 juin? Je ne le sais pas encore. Je sais juste que je quitterai mon boulot vers 13h05 et qu’ensuite il me faudra choisir….Chou Chou/Line Nane ou Lou Ye, Lou Ye ou Chou Chou/Line Nane…..Oui, il y a des périodes comme ça….

Projection de

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Projection du film « Si Près Du Soleil » le 2 Juin au Centre Culturel De Chine à Paris

Posté par faguoren le 31 mai 2012

J’ai déjà évoqué sur ce blog le très beau film « Si Près Du Soleil » (Close To The Sun- 云上太阳) de la réalisatrice chinoise Chou Chou. J’avais eu la chance de le découvrir lors du Festival du cinéma chinois de Paris en 2010. Depuis, le film poursuit son petit bonhomme de chemin, il est ainsi sorti en salle en Chine en avril dernier! Ce n’est hélas pas le cas en France, c’est pourquoi il faut surveiller les rares possibilités de pouvoir le voir ou le revoir…Belle opportunité, une projection est organisé le samedi 2 juin 2012 à 15h00 au Centre Culturel de Chine 1 Bd De La Tour Maubourg à Paris dans le 7ème arrondissement. Cette projection sera suivie d’une rencontre/débat avec l’actrice française Line Nane qui tient le rôle principal du film.

Projection du film

Pauline est une jeune artiste peintre française. Se sachant atteinte d’une maladie incurable, elle parcourt le monde à la recherche de l’endroit paisible où elle pourra sereinement attendre l’issue fatale. Son périple va la mener en plein coeur de la montagneuse province chinoise du Guizhou là où vit la minorité Miao. Dans cette univers inconnu mais qui va la fasciner, Pauline va trouver de nouvelles raisons d’espèrer, de se battre, de sourire de nouveau à la vie…!

Ce film est réellement très beau, très poignant et il bénéficie en plus des merveilles naturelles que sont les paysages du Guizhou, cette projection est donc un bel événement qu’il ne faut pas louper. La salle du Centre Culturel Chinois ayant une contenance de 160 personnes, il serait bon de ne pas arriver en retard!

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Présentation du film avec Chou Chou, Line Nane et deux jeunes acteurs du film, c’était en septembre 2010 à Paris.

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Festival du cinéma chinois en France: Du 14 Mai au 12 Juin 2012 (2)

Posté par faguoren le 30 mai 2012

 

Festival du cinéma chinois en France: Du 14 Mai au 12 Juin 2012 (2) dans Films fest-212x300

Voilà, cette seconde édition du festival du cinéma chinois est désormais close, dans sa configuration parisienne tout du moins car la province va prendre le relais dans quelques jours! Je vais tacher d’en rédiger mon petit bilan personnel, sachant que des problèmes de santé m’ont un peu freiné dans mon élan, deux jours avant l’ouverture du festival, j’étais sur un lit d’hopital!! Il va sans dire donc que j’ai zappé les premiers jours…..J’ai néanmoins pu assister à la projection de sept films sur un total de quatorze. Par gestion du temps et du fait de ma convalescence, je n’ai pu voir aucun des quatre films d’animation proposés…

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Mon Cher Ennemi

Un petit mot sur le cadre, ou plutôt les cadres, puisque deux salles se partageaient les projections. Une première semaine dans le luxueux Gaumont des Champs-Elysées, méga-complexe jouxtant la boutique du PSG! Exposition parfaite donc qui a probablement eu l’avantage d’attirer quelques curieux. L’affluence était au rendez-vous, certaines étaient même complète, le public chinois était souvent majoritaire, ce qui est toujours une bonne surprise car je suis souvent étonné du peu de chinois se rendant dans les salles lorsque sort un film dans le circuit normal. Ce festival privilégie les films « grand public », c’est probablement une cause essentielle…

Changement total de décor pour la seconde semaine à « L’Action Christine » , salle située dans une petite rue calme en plein coeur du quartier latin. Une ambiance beaucoup plus intime et où on fait la queue sur le trottoir pour acheter ses billets. Nettement moins de monde, du moins dans les projections auxquelles j’ai assisté, mais un petit côté familial qui rendait ces séances très agréables.

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L’amour n’est pas aveugle

Comme écrit plus haut, la programmation privilégie les films grand public, ce fut d’ailleurs le cas également lors de la première édition au printemps 2011 et c’est je pense, ce qui différencie le plus ce festival du « Festival de cinéma chinois de Paris » qui se déroule chaque année à l’automne, plus « pointu » et réservant une part de son programme aux rétrospectives. Je connais d’ailleurs des chinois qui avaient déjà vu la majorité de ces films sur le net, il semble d’ailleurs que ce soit l’un des grands soucis auquel est confronté l’industrie du cinéma chinois, mais c’est une autre histoire…..

Pas d’à priori négatif cependant quant au contenu de cette programmation. Certes, quand on a été comme je le suis par les films d’auteur de Zhang Yimou ou de Lou Ye, voir une sorte de super-production à l’américaine mérite une certaine adaptation. Je demande alors uniquement à passer un bon moment, même si certaines comédies romantiques présentées ne sont pas appelées à rester dans les mémoires. « Mon Cher Ennemi » par exemple, pâr la réalisatrice Xu Jinglei ( célèbre en Chine) qui joue également le rôle féminin principal, histoire sentimentale sur fond de rupture puis de réconciliation dans le cadre de leur profession qui les voient travailler dans deux banques concurrentes. C’est rythmé, on passe de Hong-Kong à Chengdu en effectuant un détour par Londres sans ennui. Une histoire qui aurait pu être tourné n’importe où sur la planète, un agréable produit de consommation qui réjouira la majorité du public, une oeuvre de la génération « smartphone » bien loin d’une immersion dans la Chine mystérieuse et secrète. Même constat pour « L’Amour N’est Pas Aveugle »  de Teng Huatao où une jeune planificatrice de mariage apprend que son petit ami la trahit avec sa meilleure amie….S’en suit alors une lutte acharnée pour surmonter cette déception où l’héroïne se charge d’organiser des cérémonies de mariages alors qu’elle même doit renoncer à sa propre cérémonie. Heureusement , elle va être dans cette épreuve soutenue par un collègue de travail loufoque et fantaisiste. Un film qui vaut des moments très droles sur un sujet pourtant douloureux: la séparation amoureuse non désirée, la trahison….Un sujet qui semble avoir suffisament inspiré l’auteur qui avant de tourner ce film a recueilli les témoignages de personnes ayant subit une séparation. Un sujet traité ici avec beaucoup d’humour, et l’audience à grande majorité chinoise a particulièrement apprécié la projection. Moi aussi au final….

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L’Amour Eternel

Changement de cap avec le drame de Gu Changwei, « L’amour Eternel ». Gu Changwei ne réalisa son premier long-métrage qu’en 2005, mais il fut auparavant collaborateur de Chen Kaige ou de Zhang Yimou, il mérite nécessairement le détour! Son film évoque l’un des plus douloureux drame de la société chinoise de ces vingt dernières années; la contamination du virus du sida dans certaines campagnes pauvres suite à la vente de sang pour améliorer l’existence. Un sujet déjà traité, que ce soit dans le cinéma ou la littérature, mais que le film de Gu Changwei propose de lier avec une belle histoire d’amour de deux êtres se sachant condamnés à court terme mais qui ne vont pas hésiter à pulvériser certains tabous, y compris l’adultère, pour vivre une ultime et intense histoire d’amour. Un beau moment de cinéma et le plaisir de retrouver Zhang Ziyi, toujours aussi belle et envoûtante. Le premier grand moment de ce festival pour moi.

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Kora

Le temps de prendre l’air quelques minutes, un peu bouleversé par l’émouvante saga sur fond d’épidémie de sida qu’il faut retourner dans la salle du Gaumont pour assister à la projection de Kora, un film tout à fait étonnant, sorte de quête initiatique vouée à un frère décédé. Zhang Shuhao vit à Taiwan, il perd subitement son frère ainé et découvre dans le carnet intime de celui-ci le fou projet qu’il ambitionnait: relier à vélo  Lijiang, dans la province chinoise du Yunnan, à Lhassa au Tibet, un périple de 1800 km parmi les plus hauts routes et chemins du monde. Zhang Shuhao décide alors lui-même de mener l’aventure. Bien qu’inexpérimenté, il est animé d’une farouche et indestructible volonté de réussir, pour son frère… Traversé de belles rencontres, le voyage sera aussi une douloureuse épreuve face à l’adversité, les éléments, la nature rebelle……Rien ne pourra contrecarrer les desseins du jeune homme…Le film est bien sur aussi l’occasion de traverser des paysages grandioses, superbement mis en valeur par le réalisateur.

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Hello! Monsieur Shu

Il est des livres, des films…..dans lesquels il est parfois difficile de rentrer, comme si l’ambition de l’auteur ne parvenait pas à s’incérer dans notre esprit. Et dans le cas de « Hello! Monsieur Shu » de Han Jie, celà s’est avéré particulièrement ardu, pour ne pas dire impossible!  Le héros vit dans le nord-est de la Chine, il est garagiste dans un petit village et souffre de soucis psychologiques…Il passe alors la majorité de son temps perché sur un arbre! On le suit alors dans ses hallucinations, ainsi que son amour naissant avec une jeune femme sourde et muette….Le film évoque également l’expropriation des populations. Le tout se veut surréaliste sans occulter l’humour. Il m’a surtout profondément ennuyé. J’en suis encore à essayer de décortiquer les tenants et les aboutissants de ce film, sans guère d’espoir d’en tirer une conclusion correcte….Tant pis…

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Sous L’Aubépine

Un film de Zhang Yimou ne peut, même en 2012, passer inaperçu. L’ayant relativement délaissé depuis une bonne dizaine d’années, je reste sur ces éternels souvenirs de chef-d’oeuvres immortels, avant qu’il ne se lance dans les « Wu Xia Pian » ( films de sabre) et qu’il ne soit le réalisateur de la , somptueuse il est vrai, cérémonie d’ouverture des J.O. de Pékin en 2008. Zhang Yimou était unique pour nous conter des histoires ,souvent simples, de la Chine profonde, réelle et traditionnelle. Des drames souvent douloureux, des films marquants pour très longtemps. Bonne surprise, avec « Sous l’Aubépine » réalisé en 2010 mais qui demeurait inédit en France, Zhang Yimou renonce à la grandiloquence qui l’a , à mon goût, trop souvent accompagné depuis 10 ans pour se concentrer sur la simple narration d’une émouvante relation entre deux jeunes gens en pleine période de la révolution culturelle. Une période où il était mal vu et antiu-révolutionnaire de s’aimer. Ce n’est pourtant pas le contexte pôlitique qui arrivera à bout de cet amour, mais la maladie incurable du jeune garçon…. Un film pas vraiment joyeux donc, à l’image des plus grands mélodrames de son auteur. La scène finale m’a même tiré les larmes…..Bon, cela fait plaisir de retrouver un Zhang Yimou conteur des sentiments et des brissures de l’âme humaine. Certes, on est loin de « Vivre » ou de « Epouses et Concubines » mais j’ai eu, en voyant ce film, la curieuse impression de rajeunir d’au moins 15 ans! En outre, le film est servi par le talent et le charme de ses deux formidables jeunes acteurs principaux, Zhou Dongyu et Dou Xiao, deux noms que je vais retenir à coup sur!

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Le Grand Magicien

Le festival s’est terminé pour moi avec « Le Grand Magicien » de Derek Yee, et ce fut une belle apothéose, du vrai cinéma de divertissement à l’usage de tous, où l’on rit de bon coeur, où les situations se succédent à un rythme infernal, etc etc……Le but n’est pas de se creuser la cervelle et l’intrigue est finalement secondaire, au bénéfice de quiproquos sémillants! L’action se déroule juste après la fin de l’empire, les seigneurs de guerre régnent sur la Chine et l’un d’eux , craint de tous, a un sérieux soucis avec sa septième concubine, qui se refuse à lui alors qu’il voudrait en faire sa favorite. La belle était promise à un maitre de la magie qui ne rêve que de remettre la main sur sa dulcinée. Par ailleurs, dans l’entourage des deux hommes , se trame un complot destiné à ramener au pouvoir la dynastie Qing. Voilà pour les bases du scénario, le tout est superbement réalisé, les effets spéciaux à la hauteur. Les acteurs semblent s’être bien amusé. J’en ai fait de même assis dans mon fauteuil de spectateur. Et, je l’avoue, c’est toujours un plaisir pour moi de retrouver Zhou Xun sur un écran, même si elle a bien changé depuis « Suzhou River » ou « Balzac et La Petite Tailleuse Chinois »! En tous cas, j’étais ravi de terminer sur cette note jouissive. Le cinéma, c’est bien aussi quand il donne le sourire et l’humeur joyeuse, non?

Voilà donc ce que fut pour moi ce festival, il ne va pas révolutionner ma perception du cinéma, chinois principalement. Il faut néanmoins chaleureusement remercier les organisateurs. En souhaitant encore de nombreuses éditions dans le futur!!! Et, ce festival n’est pas fini, puisque qu’après Paris, une sélection de ces films sera présenté à partir du 6 juin dans plusieurs villes de province mais aussi sur l’ile de la Réunion! 

Le programme est ici: http://www.festivalducinemachinois.com/

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