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Affluence du blog

Posté par faguoren le 30 novembre 2013

Mon Petit Ailleurs Chinois existe depuis environ 4 ans et, en ce samedi 30 novembre 2013…..

foule

…..Le cap des 100000 visites a été atteint..!!

C’est pas rien non? 100000 fois merci !!!!!!!

Et retrouvez MPAC sur Facebook: https://www.facebook.com/MonPetitAilleursChinois?ref=hl

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Toutes Les Nuits Du Monde

Posté par faguoren le 28 novembre 2013

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Chi Zijian est une écrivain née en 1964 dans le Heilongjiang, province réputée pour le festival de statues de glace se déroulant chaque année à Harbin. Elle grandit dans un village perdu, où la neige sévit la moitié de l’année, un milieu où la famille dort sur le kang (lit de briques chauffées traditionnel , particulièrement dans le nord-est de la Chine). Très tôt, elle prendra conscience de la dureté de la vie en écoutant les paysans se plaindre des récoltes anéanties par les intempéries. Dans ce milieu austère elle fera de son chien son meilleur ami.

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Chi Zijian

 Appartenant, à l’instar de Chi Li, au courant néo réaliste, Chi Zijian commence à écrire en 1985. Son oeuvre a été couronné par trois fois par le prix Lu Xun, prestigieuse récompense en Chine. Ecrivain prolifique, elle a à ce jour publié une quarantaine de romans et/ou nouvelles. 

 « Toutes les nuits du monde », très récemment traduit et sorti en France , regroupe deux longues nouvelles où tour à tour une fillette et une jeune veuve tiennent la clef du récit. Une fillette « égarée » dans le grand-nord auprès de ses grands-parents, qui va être attirée par « la bolchévique », vieille femme semblant sortie de nulle part, isolée dans une maison proche. C’est ce monde qui va aider la petite fille à grandir, à découvrir la vie et la mort. La bolchévique sera « Nainai » (grand-mère en mandarin) alors que dans son cadre de vie normal, le seul ami de la fillette est son chien…Pas de doute que ce récit soit inspiré par les souvenirs d’enfance de l’auteur.

La jeune veuve vient de perdre son mari , magicien, renversé par une moto (Chi Zijian a perdu son mari lors d’un accident de voiture…), elle décide alors de se rendre au lac des Trois Monts pour y faire son deuil et où le couple avait envisagé de se rendre. A cause de pluies torrentielles, le train doit faire halte dans la ville minière de Wutang. Là, la jeune veuve va être hébergé dans une pension tenue par une femme énergique marié à un vendeur de tofu. Elle va profiter de ce contre-temps pour essayer de recueillir des chants traditionnels et populaires locaux. Sa résidence forcée à Wutang va alors être peuplée de personnages à la fois typiques et mystérieux, sur fond de drame minier permanent. Un milieu où en deçà de dix morts, les accidents ne sont pas déclarés…

« C’est dans les faits qu’on pourrait croire banals et anodins que résident le charme éternel de l’existence humaine et ses limites inéluctables » (Chi Zijian) 

Dans ces recueils où survivre paraît être la seule alternative à une existence en désordre, Chi Zijian nous livre deux récits poignants, habités par les démons de l’homme et de ses environnements naturels.Souhaitons un succès mérité à cette oeuvre, qui inciterait peut être les excellentes éditions Philippe Picquier à nous proposer une version française de « The Last Quarter Of The Moon » qui semble être l’oeuvre majeure de l’auteur, mais malheureusement uniquement traduit en anglais pour l’heure. Reste que « Toutes les nuits du monde » est une introduction splendide à l’univers de Chi Zijian! 

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Taiwan: Octobre 2012 (26)

Posté par faguoren le 26 novembre 2013

  Au départ de Taitung, il était plus que tentant d’aller « explorer » l’une des belles îles sises au large de la côte est de Taiwan. Le choix se résumait en fait à deux options: l’Île aux orchidés ou l’Île verte, il allait s’avérer que c’est sur la seconde qu’allait se porter notre choix, un peu moins loin donc plus facile à faire dans la journée!

L’embarquement, très tôt, se fait au départ du port de Fulong. Etant donné l’horaire, il est plus simple et plus rassurant de s’y rendre en taxi, lequel en une quinzaine de minutes sur une belle route déserte nous mènera sans encombres à Fulong, où se trouve l’embarcadère.

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Le Fa Lun Da Fa (ou Fa Lun Gong), s’il est sévérement réprimandé en Chine populaire, est librement pratiqué à Taiwan. Ici une pancarte aux abords du port de Fulong vantant ses bienfaits.

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Un jolie port de pêche jouxte le port de plaisance

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Et voici « L’Uranus » sur lequel nous allons effectuer la traversée d’une heure sur l’océan Pacifique jusqu’à l’île Verte. Et il faut quand même que je vous détaille la mémorable traversée que nous allions vivre, sur une mer il est vrai fort agitée…Notre ferry était plein comme un oeuf, soit plusieurs centaines de personnes dont une immense majorité de touristes chinois voyageant en groupe…N’importe qui ayant voyager en Chine a pu se rendre compte qu’un groupe de touristes chinois est souvent… disons, on va dire…bruyant! Et bien, sachez qu’un groupe de touristes chinois voyageant sur un ferry taiwanais à destination de l’Île Verte sur une mer tumultueuse est tout aussi bruyant sauf qu’il ne parle pas ou ne crie pas; il vomit….!!! A peine avions nous quitté le port que des dizaines de visages allaient subitement se crisper, devenir livides….Aie…J’avoue avoir été mort de rire durant quelques minutes mais cette symphonie d’atroces gargarismes non retenus allait vite devenir infernale, j’en avais  un spécimen sur le siège situé juste derrière le mien….Pas prêt d’oublier cette traversée!! Au retour, nous ne serons qu’une dizaine de personnes sur le bateau, et personne ne sera malade! Souvenir mémorable quoi qu’il en soit! 

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Le magnifique temps qu’il fait à notre arrivée contraste avec les grosses vagues endurées (avec le reste…) sur le bateau. A peine pied à terre, les loueurs de scooters sont légions mais, comme nous le faisons depuis le début du voyage, c’est le vélo que nous préférerons! Un vélo pliant qui sera sans pitié sur les redoutables montées de la partie est de l’île, provoquant de sérieux essoufflements ainsi que le rire et les encouragements bienveillants des groupes de jeunes taiwanais se déplaçant en scooter.

Le contour côtier de l’île va s’avérer être, temps splendide aidant, un enchantement. Relief accidenté surplombant l’océan aux teintes turquoises, plages de sable blanc et sources d’eau chaude se succèdent. Le côté ouest est bordé de villages aux basses maisons épousant avec gout le paysage. Tout y est paisible et verdoyant. Les 16km de pourtour devraient être une agréable randonnée, et tant pis pour les montées infernales, il y a toujours une descente derrière! 

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« The » vélo!! 

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Explicite! 

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Côte déchirée…

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Tout autour de l’île, nombreux sont les rochers portant un nom, celui-ci a adopté Confucius.

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La nature étant reine, les espèces animales le sont aussi! 

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L’île verte abrite dans une grotte une sorte de mini-temple dédié à Guanyin, déesse de la miséricorde. Elle accueille beaucoup de fidèles. On raconte qu’il y a une centaine d’années, un pêcheur égaré aurait aperçu une lueur venant de cette grotte et aurait ainsi pu regagner le rivage. Les villageois se sont alors rendus dans cette grotte et découvert la statue de la déesse.

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Image de prévisualisation YouTube

Courte vidéo de la grotte de Guanyin, made in MPAC! 

Si l’on met de côté son indéniable attrait, l’île verte possède en son histoire un passé nettement moins reluisant. Elle servit en effet, du temps de la loi martiale de prison pour les opposants au régime qui furent détenus dans des conditions particulièrement difficiles. Ainsi , pour beaucoup de taiwanais, l’île verte est avant tout un lieu de mémoire et de recueillement. Un mémorial est d’ailleurs érigé au village de Gongguan où sont inscrits les noms de chaque détenu…Par ailleurs, l’île accueille deux autres prisons toujours en activité. L’île verte, c’est aussi ça! 

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J’aime le pays, j’aime le drapeau national….à la vue de chaque détenu politique…

Ainsi se termine une formidable excursion à l’île verte. Le voyage va se poursuivre sur la côte ouest de Taiwan. Cela commencera par la découverte de Kaohsiung, deuxième ville du pays! 

                                                                   ( A suivre)

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Juge Bao et Les Larmes De Bouddha

Posté par faguoren le 25 novembre 2013

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Retour au tout début de l’année 2010, MPAC n’en ai alors qu’à ses balbutiements. Par ailleurs, arrive sur le marché de la bande-dessinée les éditions Fei, du nom de sa fondatrice venue de Mandchourie et installée à Paris; mademoiselle Xu Ge Fei. Les éditions Fei sont aujourd’hui reconnues et dépositaires d’un catalogue fort enviable et voué à dispenser la culture chinoise par le biais du 9éme art.

A l’époque, la première de ces parutions fut le premier volume d’une série consacrée au Juge Bao, indomptable héros de la mythologie chinoise qui vécut sous la lointaine dynastie des Song du Nord (960-1126). MPAC fut présent dès le début de cette aventure, présentant qu’elle était pleine d’avenir et de promesses, le juge Bao, malgré une certaine analogie avec son homologue Ti, donnant toutes les garanties d’un devenir flamboyant. 

Arrive donc en cet automne 2013, « Juge Bao & Les Larmes De Bouddha », 5ème tome de la série, toujours oeuvre commune de Patrick Marty et de Chongrui Nie. Presque quatre années se sont donc écoulées depuis la première aventure, l’inspiration n’est pas tarie et le trait toujours aussi puissant, quoique d’une noirceur fortement accrue. C’est flagrant à la comparaison entre ces volumes 1 et 5. L’image y gagne encore en mystère, en vérité….Reste donc à découvrir cette histoire! 

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En route vers Taiyuan, le juge Bao échappe de peu à un accident et , à cause d’une terrible tempête, doit se réfugier dans un monastère environnant. Là ou ne devrait que paraître recueillement et compassion, se déroule de bien curieux phénomènes flirtant avec le surnaturel. Une statue de Bouddha pleure et offre dans le creux de sa main de précieuses émeraudes. Par ailleurs une femme-fantôme terrorise les moines alors qu’un jeune novice et un abbé s’avèrent être bien mystérieux. Le juge Bao, ne croyant guère au paranormal, est bien décidé, une fois encore à dénouer les liens maléfiques qui viennent perturber ce bien étrange monastère, mais sait-il alors que sa vie ne tient qu’à un fil..?

Celles et ceux qui se sont passionnés pour le juge Bao ne seront pas déçus par ce nouvel opus. Ils le possèdent d’ailleurs probablement déjà. Cette chronique permettra donc, je l’espère, de faire connaitre davantage ce personnage essentiel de la Chine d’antan. Tout y est: un scénario solide et palpitant, un dessin très beau, fidèle à ce qu’était la Chine alors. L’avant-propos signé Patrick Marty est toujours empreint d’une vraie admiration pour son personnage, il introduit parfaitement à la lecture de l’aventure. Encore une fois excellent! 

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Guide de conversation chinois.

Posté par faguoren le 16 novembre 2013

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Dans la jungle multimédia, l’offre ne cesse de s’accentuer, et ceci dans tous les domaines. L’apprentissage du mandarin n’est bien sur pas oublié, et parmi le choix proposé, MPAC a testé et approuvé une nouvelle application oeuvre du site de référence « Chine Informations ». 

Cette application est divisée en 11 catégories principales ‘( salutations, voyages, santé, achats….) elles mêmes divisées en sous-catégories. On s’y retrouve assez facilement, tout l’essentiel y est mais pas que, vous pourrez apprendre à draguer en chinois!  Les transcriptions sont faites en caractères + en pinyin et bénéficient évidemment d’une transcription sonore.

Plus de 650 phrases au total et, cette application étant nouvelle, il est probable que des mises à jour viendront rapidement grossir l’ensemble. Très appréciable également, la possibilité d’envoyer par mail, sms…. toutes ces traductions.

Un petit outil très sympa au final. Il est bien sur avant tout destiné aux débutants mais il peut aussi convenir à qui désire revoir ses fondamentaux.

L’application est vendue au prix dérisoire de 0,80 euros, soit directement sur vos appareils ou alors à l’adresse suivante: 

https://play.google.com/store/apps/details?id=com.conversationenchinois

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8ème Edition Du Festival De Cinéma Chinois De Paris: Du 29/10/13 au 14/11/13 (3)

Posté par faguoren le 13 novembre 2013

Rideau! La 8ème édition du Festival de cinéma chinois de Paris est terminée! Un an à attendre, voire même deux se dit-on, se mettant à rêver d’une 10ème édition flambloyante! Allez, n’anticipons pas trop, le souvenir de cette cuvée 2013 encore vivace, l’heure est venue d’aborder le bilan, un bilan façon MPAC, donc sans prétention aucune. Juste tenter de  coucher sur l’écran quelques impressions et une flambée d’émotions, de joie mais aussi, pourquoi pas, de déception. Un reflet d’une vie donc, la vie d’un festival cher à nos sens visuel et auditif, mais pas seulement…!

8ème Edition Du Festival De Cinéma Chinois De Paris: Du 29/10/13 au 14/11/13 (3) dans Films hong

Nous nous étions séparés à « La Pagode », nous nous retrouvons au « 5 Caumartin », lieu inédit pour ce festival, situé à une rapide encablure de la gare St Lazare. L’endroit est ma foi, fort sympathique, pas au point de faire oublier « La Pagode », mais n’ayant pas le choix, on devra s’en accommoder! Dieu merci, la première de ces deux soirées va être l’un des grands moments de cette quinzaine. Nous est en effet proposé, sous forme de ciné-concert,  le plus vieux wuxiapian  (film d’arts martiaux) conservé! Un film muet de 1929, « Hong Xia la justicière errante », sacré opportunité! Bien sur, comme trop souvent, la pourtant petit salle sera loin d’être remplie….Plus que jamais les absents ont tort..

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« Hong Xia la justicière errante », quelle « gueule » incroyable!

Alors c’est comment un film chinois muet d’arts martiaux de 1929!? Tout bonnement incroyable, et ahurissant de voir que même à cette époque, l’héroïne pouvait voler dans le ciel, oui , oui..comme dans « Tigres et Dragons »!! Vous y ajoutez une galerie de personnages superbes, un ermite roi du kung-fu chevauchant un âne, un tyran adepte de jolies filles en tenue légère (quelle audace pour l’époque!), une vengeresse voguant dans les cieux sabre à la main…Que du lourd comme on dit maintenant!  Le scénario est classique, les gentils subissent la loi d’un méchant, mais au final et au terme d’aventures rondement menées, le bien l’emporte sur le mal. Nous avons surtout eu la chance de visionner un document réellement fantastique!

Un mot bien sur à propos des talentueux musiciens présents ce soir là, dont l’accompagnement sera à la hauteur des images offertes. Une joueuse de erhu, violon à deux cordes chinois. Une autre alternant le guzheng, cythare chinoise et pipa, instrument se rapprochant du luth et un flutiste. Le tout sous l’oeil du compositeur qui maniait de consort de sommaires percussions. Nous nous sentions vraiment en Chine en cette soirée!

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La justicière errante!

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Nous sommes en 1929, osé non?

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Lendemain soir, même heure et , presque, même lieu. En effet la projection de « Trois mamans pour un bébé » de Jiang Ping allait se dérouler dans une salle plus grande, présence de l’actrice vedette Che Yongli oblige! L’assistance ne sera pas pour autant hors norme, l’actrice fort sympathique répondra à toutes les questions avant de poser, sans signe d’impatience, avec les fans tout joyeux d’être immortalisé en compagnie d’une actrice star en Chine !

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« Trois mamans pour un bébé »

La comédie, enjouée et remplie de quiproquos, n’est certes pas inoubliable mais constitua un divertissement léger rythmé par des actrices et acteurs visiblement propices à prendre et à donner du bon temps. Le scénario tourne autour de trois femmes qui ne se connaissent pas mais dont le sort va être lié par un bébé de l’une d’elle, abandonné par le père, un de ces nouveaux riches collectionnant les « er nai » (maitresses). Abordant par le biais de la comédie, des thèmes finalement plus graves de la société chinoise, le film de Jiang Ping fut fort apprécié, oeuvre grand public reflet d’un cinéma chinois en rien novateur, juste celui de l’ère du temps, un produit de qualité certes, mais un produit péjorativement parlant, mais c’était agréable..!

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Madame Gao, directrice du festival, en compagnie de Che Yongli.

Après ce court intermède au « 5 Caumartin », le festival reprenait place au Lincoln, proche des Champs-Elysées, pour la seconde année consécutive il me semble. Rien à redire sur l’endroit, mais énervé par le refus de cette salle d’accepter la carte UGC pourle festival, alors qu’elle est sur les autres sites…Enervant, mais l’envie de voir les films prend le dessus, et ils le savent les bougres…Bref, passons…

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Depuis ses prémices, le festival x’est toujours attaché à montrer des films dit « ethnique », faisant donc découvrir les nombreuses minorités nationales recouvrant le territoire. Pour rappel la Chine est composée de 56 ethnies, dont l’ultra-majoritaire (plus de 90% de la population!) Han. On se souvient par exemple de « Si près du soleil »  de Chou Chou, filmé au sein de la population Miao. Il y en eut beaucoup d’autres. Cette première soirée au « Lincoln » nous offrait de découvrir l’une de ces minorités nationales, et certainement pas la plus connue: Les Hani, qui seraient proche de 1500000 en Chine et qui vivent principalement dans la province du Yunnan. Bien qu’il s’agisse d’une fiction, ce type de film est avant tout documentaire. L’immersion dans la vie quotidienne de ces populations est une formidable invitation à partir sur le champ à leur découverte. Les images sont souvent féeriques , comme ici les extraordinaires vues de rizières en terrasse. Pour ce film, entre drame, joie et découverte du cinéma dans les années 80, la tournure prise permet à d’attachants comédiens, le plus souvent amateurs, de nous offrir un joli spectacle loin, très loin de la Chine de Pékin ou de Shanghai. Si le but était de propager rêve, poésie et découverte, l’objectif est atteint. Puisse ce genre de film nous être proposé plus souvent, difficile de s’en lasser.

En clôture de la soirée, nous eûmes droit à une intervention tout en sourire, en délicatesse de Fu Shaojie, scénariste et actrice principale du film: une conclusion parfaite! 

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Fu Shaojie

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 « A la recherche d’un rêve » de Yang Hui Long fut tout autre. La découverte cette fois ci était celle de Tang Jia Ling , quartier périphérique de Pékin qui jusqu’à 2010 était la banlieue où venait se loger les « ming gong » , ces ouvriers venus des campagnes venus chercher un travail dans les grandes villes chinoises. Tenu par des marchands de sommeil, Tang Jia Long était une sorte de ghetto insalubre où les aspirants au rêve économique chinois venaient y trouver un toit sommaire, pour un prix souvent exorbitant…Le film nous entraîne à suivre les tribulations d’un jeune couple et d’un de leur camarade. La jeune fille, dont le rêve est de devenir styliste, est la seule à avoir un emploi. Modeste ouvrière dans la confection, elle doit en outre subir les assauts de son patron, qui ne pense que de la mettre dans son lit. Pour les deux garçons, les rares petits jobs n’apportent que désillusions…le miracle économique n’est définitivement pas pour tous. Lucide et pessimiste, ce drame social est le reflet d’un malaise trop souvent caché des métropoles chinoises, il nous en montre une partie à travers ces trois personnages phares pour qui, même l’avantage de la jeunesse n’est pas source d’espoir et d’ascension dans cette société impitoyable. Les dernières images du film esquissent une possible réussite de la fille, laissant entrevoir que toute fin heureuse peut s’offrir à force de persévérance. Tang Jia Ling fut entièrement détruit en 2010, laissant place semble t-il à des centres commerciaux… A noter que ce film est une co-production franco-chinoise.

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A la recherche d’un rêve

Pour terminer « son » festival, MPAC allait s’offrir une comédie adolescente, démonstration de l’incroyable diversité de la programmation de ce festival. Un final sans prétention, destiné au plus grand nombre. Les jeunes chinois étaient d’ailleurs nombreux pour voir ce « L’amour interdit » de Liu Jie, un réalisateur pourtant habitué à tourner des oeuvres  plus profondes. On lui doit notamment le très beau « Le dernier voyage du juge Feng » présenté au festival en 2007.

 Incursion dans le monde de la drague estudiantine à la chinoise, qui n’a rien à envier à son homologue occidental, blague potache, échec au pourtant essentiel Gao Kao, redoutable examen/droit d’entrée aux universités que redoutent tous les élèves et plus encore les parents, en cette ère de l’enfant unique… Ce film est avant tout là pour divertir et faire rire. Il révèle cependant une part de dimension sociale non négligeable, avec ce non-droit à l’échec scolaire en toile de fond. Le public, enfin au rendez-vous, ria de bon coeur. Nous pouvions tourner la page de ce festival de façon enjouée! 

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J’avais discuté avec une spectatrice à « La Pagode ». Un peu désenchantée, elle me confiait que cette 8ème édition du Festival du cinéma chinois de Paris, n’était pour elle pas le meilleur des millésimes. Je la rejoignis sur la désaffection globale du public, probablement une sérieuse déception pour les organisateurs, pas un coup d’arrêt, espérons le…

Comme dit plus haut, la diversité des oeuvres proposées demeure stupéfiante. Entre passé et présent, comédie et drame, tout le panel de la créativité chinoise en matière de 7 ème art est offerte. Et que dire de cette initiative formidable de proposer des ciné-concerts..? Certes, la rétro « Sun Ming Jing » ne fut pas aussi intense que celles passées, mais en 15jours de temps, il était possible à Paris de consacrer, pour qui le désire, tous ses loisirs à la gloire du cinéma chinois. Merci pour tout,et rendez-vous en 2014! 

MPAC a pu assister à une quinzaine de films. Bien mais très insuffisant à la fois. Ces comptes-rendus ne sont donc que très subjectifs…Peut être faudra t-il songer à s’adjoindre les services d’un ou plusieurs collaborateurs pour ce type d’événement, afin de en dire toujours plus!! Wait and see…

Et si le coeur vous en dit, cliquez sur l’affiche de « L’amour interdit », vous le verrez en version sous-titrée en anglais!

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Le Show De La Vie

Posté par faguoren le 11 novembre 2013

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Et revoici Chi Li sur MPAC! L’écrivain originaire de Wuhan est sans contexte en terre amie ici, et ce n’est pas « Le Show De La Vie » qui va inverser la tendance! Paru à l’origine en 2000 en Chine, ce roman a été traduit en français en 2011. Il nous entraine sur un de ces lieux qui font l’un des délices de tout voyageur occidental visitant l’Asie: le marché de nuit.

Sur ce marché de nuit, situé à Wuhuan rue du Bon-Augure, sévit Célébrité qui derrière son étal de cous de canard, a su imposé une personnalité faite de tendresse mais aussi de fort caractère quand le besoin s’en fait sentir. Il faut dire que pour cette femme déjà mure mais encore séduisante, rien n’est simple. Il lui faut , en plus de vendre chaque soir ses cous de canard, faire face à un entourage familial bien compliqué, et qui repose bien plus qu’il ne faudrait sur ses épaules, heureusement solides.

Certes, Célébrité vit seule, mais elle n’en est pas moins accaparée. Il y a son frère ainé, qui un beau jour vient s’inscruter avec son fils chez Célébrité, son épouse volage ayant d’autres préoccupations que le bien-être familial. Heureusement, Célébrité aime le garçonnet du couple comme son propre fils. Quant à Jade, la soeur cadette qui travaille dans les médias, elle ne semble avoir que pour seul combat que de faire interdire le marché de nuit de la rue du Bon-Augure. Celui-ci mettant, selon elle, la tranquilité des riverains. Quant au cadet, jeune et séduisant, il avait tout pour réussir, mais il a choisi la drogue et pourrit désormais en cure de désintoxication, au grand désespoir de « Neuvième Soeur » fille de la campagne, servant au restaurant de Célébrité, et entichée du jeune drogué.

Quant au partenel de cette famille, il y a bien longtemps qu’il n’a plus aucun contact avec ses progénitures, il a trouvé nouvelle chaussure à son pied. Célébrité aurait pourtant bien besoin de son appui pour régler un problème d’héritage familial.

Rien n’est simple dans la vie de Célébrité, toute la vie de la famille (surtout ses soucis) semble reposer sur elle. Elle n’a guère le temps de s’occuper d’elle. Pourtant il y a le riche Zhuo Xiongzhou,qui chaque soir depuis 2 ans vient lui acheter des cous de canard. Ils ne se sont pourtant jamais parlé…

Adepte du réalisme, Chi Li, un peu comme Lao She à une autre époque, décrit comme personne la vie des gens ordinaires pour qui la vie n’est pas facile. Ses personnages , qui sortent de ruelles serpentant le quotidien anonyme de villes surpeuplées, sont attachants, collés à la réalité de la société chinoise, mais celle que l’on ne montre pas dans les catalogues de voyage mais qu’il est savoureux de découvrir. « Le Show De La Vie » est donc un nouveau « indispensable » de Chili. Adapté au cinéma en 2002, le roman a aussi eu une conséquence imprévue. Il a fait de la rue du Bon-Augure à Wuhan une attraction touristique de la ville. Les cous de canard sont devenus une spécialité locale alors qu’il n’était initialement, que sortis de l’imagination de Chi Li!

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11 Novembre: Fête des Célibataires En Chine.

Posté par faguoren le 10 novembre 2013

Alors que chaque année nous nous appliquons le 11 novembre à commémorer le souvenir victorieux d’un sinistre conflit mondial, les chinois ont eux une toute autre approche de cette journée. En effet, ils fêtent le 11 novembre les célibataires!

11 Novembre: Fête des Célibataires En Chine. dans Divers guang1

Difficile néanmoins de voir en cette fête un véritable événement traditionnel, puisque ce « Guan Gun Jie » ne se célèbre que depuis une bonne vingtaine d’années et qu’il touche surtout les jeunes générations. Mais en ce jour, les parents se retrouvent également dans les endroits publics pour vanter, preuves à l’appui, les mérites de leur rejeton! C’est aussi l’une des conséquences de l’enfant unique.

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L’origine de ces réjouissances date donc du début des années 90 à l’université de Nankin où les étudiants choisirent la date du 11/11, le chiffre 1 étant censé représenter 4 personnes célibataires, pour célébrer la fête des célibataires! Cela allait donc prendre le nom de la fête de Guang Gun. Le caractère « gun » signifiant baton pour la similitude du 1 avec un baton, et « guang » signifiant « nu », « seul »…Ainsi naquit la fête des célibataires!  光棍节!

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Une source indique également que une origine de cette fête pourrait remonter très loin, au temps de l’empereur romain Claudius. Ce dernier aurait interdit les mariages afin de pouvoir envoyer plus d’hommes à la guerre. Mais un moine rebelle décida malgré tout de célébrer des unions à l’insu de l’empereur. Quand ce moine fut arrêté, on le tortura jusqu’à la mort. C’était un 11 novembre!

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En ce jour, les jeunes se retrouvent dans les bars et endroits publics pour prendre du bon temps. Mais c’est aussi devenu un jour bénéfique pour le commerce, puisque ces jeunes gens sont fortement encouragés à se faire des cadeaux. En 2012, on estimait que 3,8 milliards d’euros avait ainsi été dépensé pour la fête des célibataires en Chine! A ce petit jeu, c’est particulièrement une aubaine pour les sites de ventes en ligne. La fête des célibataires en Chine semble donc avoir un bel avenir, c’est beau l’amour!!

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8ème Edition Du Festival De Cinéma Chinois De Paris: Du 29/10/13 au 14/11/13 (2)

Posté par faguoren le 7 novembre 2013

Voilà, le festival tant attendu est maintenant plus que entré en plein régime. Les projections à La Pagode sont, hélas, désormais terminées. MPAC se propose donc de livrer ses impressions, forcément incomplêtes ; pas simple d’être toujours présent…MPAC était malgré tout sur place pour neuf projections, suffisant pour en retenir quelque chose!

8ème Edition Du Festival De Cinéma Chinois De Paris: Du 29/10/13 au 14/11/13 (2) dans Films fest1

Huitième édition donc de cet événement, reculé cette année dans le calendrier, le festival se déroulant généralement fin septembre/début octobre. Je me souviens néanmoins d’une édition s’étant déroulée en décembre, c’était en 2008 et ça ne durait qu’une semaine, un bail!

Je l’ai dit antérieurement, ce qui fait la force de ce festival c’est l’art qu’il a à dénicher d’incroyables raretés totalement inconnues de la très grande majorité. Ainsi la rétrospective Sun Ming Jing et quelques ciné-concerts remarquables prévus cette année. Nous passerons sur la soirée d’ouverture au Max Linder, MPAC n’étant définitivement pas fan de ces réunions « m’as tu vu? » où la plupart des gens présents ne se déplaceront pas dans les salles. J’ai ainsi zappé une invitation à une soirée organisé à la mairie de Paris dans le cadre de ce festival où j’avais pourtant une invitation. J’ai préféré aller voir un film…!

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Première séance donc et projection de « L’Attaque Du Convoi d’Or » de Ning Hao avec la jolie Tao Hong, présente dans la salle. Ah oui, plus que jamais le festival accueille pour des rencontres avec le public acteurs et/ou réalisateurs. Ce n’est certes pas la première année mais celà devient systématique. Bravo aux organisateurs et en premier lieu à madame Gao, bien connue des festivaliers, et qui année après année vient nous présenter le festival à presque chaque séance. Si ça c’est pas de la dévotion…!!

Bon, cette première séance alors? Tout d’abord surpris par l’affluence restreinte présente, et cela va, hélas , se renouveler à toutes les séances. Enorme déception sur ce plan, reste à en chercher les raisons. Cet événement semblait pourtant bien ancré dans le paysage culturel parisien et les éditions précédentes attiraient un public bien plus conséquent. Est ce le fait d’avoir décaler le festival d’un mois, au coeur des vacances de la Toussaint en outre? Est ce une publicité défaillante..? Et si c’était cette météo qui n’encourage guère à quitter son canapé? A moins que ce ne soit une certaine morosité ambiante qui semble de plus en plus recouvrir ce pays, mais ça c’est une autre histoire… Quant au film présenté ce soir là, ce fut un étrange et détonnant mélange de drame et de loufoquerie se passant à l’époque de l’occupation japonaise, . A la fois drôle et cruel que cette histoire se déroulant à Changchun dans le nord-est alors occupé par le diable japonais qui en avait fait ce qu’on appelle souvent l’état fantoche de Mandchoukouo. Divers clans cherchent à s’accaparer un précieux chargement d’or, ce qui va donner lieu à de farouches luttes où le combat face à l’envahisseur est toujours présent. A côté de Tao Hong, l’excellent Lei Jia Yin se taille la part du lion mais difficile de ne pas mettre en avant la superbe composition de Kelichi Yamazaki en capitaine japonais à la fois terrible et ridicule. Du bon divertissement finalement, et fort intelligent en plus!

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L’Attaque Du Convoi d’Or.

Il est, à ma connaissance, assez rare que Macao soit évoqué au cinéma. C’est le cas du très beau « Diago » de Zhang Chi qui met en scène la recherche identitaire de ces portugais nés à Macao et qui allaient devoir faire un choix de vie, un choix de société lors de la rétrocession de l’île à la Chine en 1999. Le sergent Diago, qui travaille à la police des frontières a un choix à faire. Pas simple, d’autant plus qu’à l’approche de la rétrocession, il se voit obligé d’apprendre le mandarin, perspective peu réjouissante pour lui malgré le charme de Li Nian, la professeur vouée à cette tâche. La quête identitaire de Diago est d’autant plus forte qu’il est parrallélement à la recherche de son père biologique…De Macao au Portugal, « Diago » est remarquablement prenant et déroule une trâme lancinante mais totalement humaine et de notre temps. Une oeuvre sensible qui aura vraiment retenu l’attention, malgré une salle au 3/4 vide…

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Voici le moment d’en venir à ce qui est traditionnellement , la cerise sur le gâteau de ces Festivals Du Cinéma Chinois De Paris, à savoir les rétrospectives de réalisateurs des années 30 ou 40 du cinéma chinois. Quiconque a assisté aux éditions passées garde un souvenir ému de ces moments où rareté et âge d’or donnent de merveilleux souvenirs d’oeuvres, certes attachantes mais aussi de grande qualité , témoins d’une Chine révolue. On va retrouver cette rareté en cette année, et le spectateur se demande alors: « Mais où vont-ils chercher tout ça…? ». Encore un fabuleux boulot des organisateurs!  C’est donc Sun Ming Jing qui est mis à l’honneur cette année. Pionnier du film documentaire en Chine, il tournera essentiellement dans les années 30/40. Il créera en 1952 l’Ecole Centrale de Cinéma qui deviendra la prestigieuse Académie du cinéma de Pékin d’où sortira bien plus tard les grands maitres de la « 5ème génération » tel Zhang Yimou. Condamné, comme beaucoup d’intellectuels, comme droitier en 1957 puis persécuté durant la révolution culturelle, il verra ses films confisqués. Il décédera dans l’absolu anonymat en 1992 avant qu’une partie de ses oeuvres soient retrouvées à l’Académie du cinéma de Pékin au début des années 2000.

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Sun Ming Jing

Il est évident que l’intérêt historique de ces oeuvres est sans égale. Sun Ming Jing est un pionnier, il a ouvert des portes et le cinéma chinois lui doit beaucoup. Mais l’intérêt des quatres séances proposées lors de ce festival s’arrête néanmoins souvent à cet aspect précurseur de l’homme. Sung Ming Jing filmant les bombardements japonais à Chongqing; oui! Mais Sun Ming Jing immortalisant sa bien-aimée en train de faire de la barque; guère envoûtant…. D’autant plus que d’une séance à l’autre, nombres de séquences reviennent. On gardera cependant une opinion positive de cette rétrospective qui a le mérite de mettre en avant un personnage incontournable qu’il aurait été bien difficile de découvrir sans ce festival. Disons que ce regard sur le passé était cette année intéressant alors qu’il était les autres années passionnant!

A propos d’archives, nous allions être gâtés avec la projection de chef-d’oeuvres des années 20, films muets accompagnés en live par des musiciens présents dans la salle, d’où le fabuleux concept de ciné-concert qui à eux seuls justifient la classification de ce festival au titre de manifestation de premier ordre!  Je vais vous parler dans ce chapitre, non pas d’un film chinois mais d’un film français!!  Rassurez vous, je parle toujours du même festival et l’oeuvre dont il s’agit me ramène à la réflexion déjà prononcée plus haut: « Mais où vont-ils chercher ça?!! ».

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Prenez un réalisateur français des années 20 totalement oublié dont la passion était l’Asie et qui le montra dans ses tournages. Cela donne « L’Epingle Rouge » et le réalisateur se nomme Edouard-Emile Violet. Avec son compère et assistant Donatien, ils tournèrent abondamment dans les années 10 et 20 avant de se retirer avec l’avénement du cinéma parlant. En ce dimanche après-midi nous étions encore une fois bien peu à profiter de l’aubaine, il y avait même le petit fils de E.M.Violet venu évoquer son grand-papa! Le film allait s’avérer être un somptueux moment, de surcroit parfaitement accompagné par le pianiste présent. Miracle du cinéma muet, qui sans artifice et avec l’inventivité de l’époque parvient à offrir des images si mémorables! L’histoire est celle d’un sinistre armateur qui après avoir fait fortune en Asie est revenu s’installer à Marseille. Naguère et à des fins profiteuses il tua un homme en Chine. Le fils de celui-ci a promis à sa mère mourante de venger ce meutre. Le hasard va mettre Tchang Keou sur la trace de l’assasin par le biais de la jeune et jolie Madeleine que l’armateur Forest aimerait épouser, mais celle ci préfère un certain Valmont, qui va bientôt prendre à son service Tchang Keou. Le méchant Forest va devenir très méchant mais tout se terminera bien, enfin presque….Le chinois, une fois sa vengeance accomplie, préfèrera rejoindre ses ancêtres… On reste subjugué devant ces antiquités du cinéma. C’est beau, c’est grand. Tout était encore à inventer.Il en reste de formidables documents!

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L’Epingle Rouge

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Noeud D’Amour

Ayant été éduqué au cinéma chinois par les grandes fresques des années 90 (« Epouses et Concubines », « Vivre », « Le Roi Des Masques », « Xiu Xiu »…..), j’ai été habitué à ressortir d’un film la gorge serrée et la larme à l’oeil. Les chinois sont très forts pour ça! Avec le siècle nouveau, cet aspect m’a semblait néanmoins moins présent, pour ne pas dire moins systématique. Probablement du au fait que les nouveaux réalisateurs se préoccupaient moins de revisiter la période maoïste, propice à évoquer des drames bouleversants..Bref, je ne m’attendais guère à ressortir les mouchoirs pour ce « Noeud D’amour » de toute évidence romantique mais qui allait aussi narrer la douleur d’un amour contrarié, voire interdit, sur fond de Roméo et Juliette revisité!  Qu Ran et Hou Jia sont deux adolescents vite épris l’un de l’autre. Mais les parents des deux jeunes amoureux ont un consencieux datant de la révolution culturelle. La mère de la jeune fille jugeant le père du garçon responsable du suicide de son mari à l’époque. Mais rien ne peut aller à l’encontre de l’amour, il est plus fort que tout, plus fort que le drame, plus fort que la rancoeur adulte, plus fort que le passé… Avec en vedette le couple Zhao Wei et Lu Yi, le réalisateur Huo Jianqi parvient à transmettre une émotion vraie sur un sujet 1000 fois traité. Ah la sensiblerie..elle aura toujours un public. Rien n’est plus fort que l’amour, croyez moi!

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Autre drame, autre genre avec « La Dette d’une vie » de Wang Yi. L’histoire d’un couple au destin brisé par la mort de leur enfant lors d’un banal accident de la route où le conducteur échappe à la mort. Le père du garçon va alors violer la femme du conducteur afin de l’engrosser, afin que un enfant lui soit rendu…L’épouse violée va accepter son rôle, plus ou moins séquestrée par le père du garçon. Une connivence se lie alors entre les deux êtres, sans que leurs conjoints respectifs connaissent ce qui se trâme. Très joli film, superbement mis en scène. Quand un malheur de la vie va unir deux êtres qui auraient pourtant dû se fuir….C’est dur, c’est âpre mais on adhère malgré un scénario malgré tout un peu invraisemblable. Les notes en fin de film laisse pourtant penser qu’il s’agit d’une histoire vraie…

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A Un Fil Près

Gao Qunshu est un réalisateur attitré dans le genre policier/suspense. « A un fil près » présenté durant ce festival date de 2008 et présente un scénario relativement original. Nous sommes dans la province du Heilongjiang, à l’extrème nord-est de la Chine, là où il fait très froid l’hiver. Dans cette région, on retrouve encore beaucoup d’obus datant de la guerre, et qu’il faut désamorcer. Le policier Lao Yu (« vieux poisson » surnom donné car il aime aller pêcher) est un spécialiste de ce type d’opération très risquée. Mais un jour c’est une vraie bombe à retardement qui est découverte dans une rue de Harbin. Les artificiers étant absent, on fait appel à Lao Yu pour tenter de mettre hors d’état de nuire l’engin qui n’a que peu à voir avec les obus du conflit mondial . Lao Yu va alors rentrer dans un engrenage, d’autant qu’il lui faut se montrer ccopératif s’il veut que ses supérieurs daignent octroyer un poste à son fils! Inspiré par un fait réel, le film met en vedette un anti-héros, un type ordinaire qui soudainement va devenir un homme d’une extrème importance. Il va tenir ce rôle avec ferveur et humilité, allant jusqu’au bout de sa transformation en héros indomptable. A noter que Lao Yu est joué par un acteur non professionnel, flic à Harbin pendant 10 ans.

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Pour clôre ce premier panorama, certainement le film le moins passionnant vu par MPAC durant ces quelques jours: « Oui je le veux » . Le cinéma chinois regorge désormais de ces comédies où de jeunes gens, beaux et très riches sont à la recherche de l’amour parfait après avoir rompu avec un(e) ex, tout aussi plein au as! « Oui je le veux » n’est ni plus moins bien, ni meilleur qu’un autre film du même style. Erzartz de comédie américaine, vite vue et vite oubliée et symptomatique d’un cinéma chinois dont on peut se demander quelle sera la mutation dans les années à venir….

Voila, les sessions à La Pagode sont ainsi finies, mais le festival lui continue. Il fut surtout espérer que le public se fera plus nombreux. Il y a encore de très belles choses à voir et je présume qu’il en va de l’avenir de cette manifestation…. On en reparle bientôt et allez vous faire vos propres opinions dans les salles!

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Bande-annonce de « L’attaque du convoi d’or »

Retrouvez MPAC sur Facebook: https://www.facebook.com/MonPetitAilleursChinois?ref=hl

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Jia Zhang Ke au Forum des Images 10/11/2013.

Posté par faguoren le 3 novembre 2013

Une fois encore le Forum des Images gâte les afficionados! En effet, c’est ni plus ni moins que Jia Zhang Ke qui sera l’invité d’une « master class » exceptionnelle le dimanche 10 novembre 2013 à 17h00.

Jia Zhang Ke au Forum des Images 10/11/2013. dans Films jia-zhangke-ad-vitam1-1024x683-300x200

Réalisateur phare de la « 6ème génération », l’auteur de « Still Life » ou de « Unknown Pleasures » sera reçu dans le cadre du festival « Un état du monde ». A noter que l’événement sera retransmis en direct puis en différé sur le site web de Arte. Et pour celles et ceux qui désirent assister à cette rencontre, il leur en coûtera 6 euros; pas sur qu’il y est de la place pour tout le monde, mais MPAC y sera!

Allez, on se met un extrait de « Platform »

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