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Festival Du Cinéma Chinois De Paris: Du 19 Septembre au 4 octobre 2012 (6)

Posté par faguoren le 29 septembre 2012

Le temps passe vite…Vendredi arrive déjà, et cause de départ imminent en voyage, il s’agit de mon dernier jour de festival.Deux films à mon programme, j’aurai pu en ajouter un troisième avec « Les Treize Fleurs De Nankin » de Zhang Yimou, mais un peu coincé au niveau de la disponibilité, je laisse tomber . Tant pis, j’aurai bien l’occasion de le voir ultérieurement! Je me contenterai donc de « L’Usine Unisexe » et de « Le Petit Jouet ».

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L’Usine Unisexe -小镇大款 

Dernier jour donc, et l’heure de faire mon petit bilan perso. J’ai vu treize films en à peine dix jours, ce qui me semble fort respectable! Hormis le film de Zhang Yimou cité plus haut, j’ai à peu près vu tout ce que je voulais voir, sachant que j’avais déjà vu plusieurs films présentés. Oh, bien sur, j’aurai bien voulu avoir le temps de m’intéresser aux documentaires, aux films d’animation ou encore aux films pour enfants….Il a bien fallu faire un choix, une autre année j’espère!

Peu de déception dans les treize oeuvres visionnées. Mon coup de coeur va évidemment aux films de la rétrospective Sun Yu: A la fois de merveilleuses archives et de beaux moments d’émotion. Un grand bravo et un immense merci aux organisateurs, s’il ne devait rester qu’un seul festival de film chinois, ce serait sans contestation possible celui-ci! Puisque j’en suis aux remerciements, impossible de ne pas rendre hommage aux intervenants, éminents spécialistes du cinéma chinois, qui avant ou après chaque projection nous éclairaient de leur savoir, leur culture et leur passion. Je cite Mr Raymond Delambre et madame Mme Marie-Claire Kuo Quiquemelle pour qui Sun Yu ne semble avoir aucun secret.

Un mot sur les affluences. Elles m’ont semblé correctes les week-end et beaucoup plus confidentielles certains après-midi de semaine, et l’impression de toujours voir à peu-près les mêmes têtes! Souhaitons simplement que le festival retombe sur ses pattes financièrement. Et vivement l’édition 2013!

Allez, revenons sur ces deux films du vendredi. Une bonne nouvelle d’abord, comme promis la veille (voir épisode 5), les Pass UGC ou Gaumont sont désormais acceptés par le « Lincoln », et me voici en salle pour assister à « L’Usine Unisexe ». Le programme a pris pas mal de retard, cela me permet d’assister au débat ayant suivi la projection de « Les Treize Fleurs De Nankin ». Pour ma séance, la salle est assez remplie, on sent la fin de semaine qui arrive!

Le film présenté n’est pas tout récent, il date de 2000, cela ne va bien sur pas empêcher les personnes présentes de passer un bon moment de vraie détente, puisqu’il s’agit d’une pure comédie, souvent hilarante et où les quiproquos s’enchainent à un rythme jamais ralenti.

L’épouse d’un directeur d’usine exige que celui-ci n’embauchent que des hommes, ne suppportant pas que d’autres femmes côtoient son directeur de mari. Sous la coupe de cette femme autoritaire et jalouse, notre pauvre directeur s’exécute, espionné en plus par un homme de main de l’épouse. Même « sa » secrétaire est de sexe masculin; un quinquagénaire maladroit et penaud. Mais les résultas de l’usine ne sont guère brillants. Le directeur doit se mettre en quête d’un expert-technicien capable de faire remonter la production. Le candidat idéal est bientôt trouvé, possédant toutes les capacités nécessaires à remplir ce poste. Seul petit soucis, c’est une femme….et fort jolie en plus! Le directeur demande alors à sa nouvelle recrue de se déguiser en homme! C’est le départ de toute une série de situations burlesques, surtout quand le maire de la ville envisage de faire épouser sa fille par ce brillant nouveau technicien! Bref, tout ça se terminera bien sur de la meilleure façon, le pot-aux-roses finira par être découvert mais l’inflexible épouse du directeur  acceptera finalement que l’usine soit ouverte aux femmes. Comédie sans prétention donc mais qui parvint parfaitement à tenir le rôle qui lui était dévolu: divertir le spectateur.

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Le Petit Jouet – 小玩意-

Arrive ensuite « Le Petit Jouet » de Sun Yu datant de 1933. La salle est désormais fort bien remplie, certes on n’est pas à guichets fermés, mais c’est plaisant de voir que finalement, un événement tel qu’une projection d’un film de Sun Yu peut attirer du monde.

Tout comme lors de la diffusion de « La Reine Du Sport » la semaine précédente, nous allons assister à un ciné-concert. La musique originale du film étant introuvable, les organisateurs du festival ont pris la jolie initiative de confier à des musiciens la création d’une musique spécialement concue  pour l’occasion, cette oeuvre devant être jouée « live » durant la projection. C’est sur une musique de Wu Bing que nous allons voir le film de Sun Yu. La même Wu Bing se produisant à la cythare chinoise accompagnée de deux autres musiciens.

Ne reste plus qu’à apprécier l’oeuvre de Sun Yu, où outre Li Lili déjà aperçue lors des films précédents, figure une autre mythique actrice de cette période, Ruan Lingyu. « Le Petit Jouet » va s’avérer être dans la lignée des autres films de ce début des années 30, mélangeant tendresse, drôlerie mais aussi tragédie, et notifiant toujours la menace japonaise planant au dessus de la Chine, et appelant le peuple au patriotisme et à la lutte, ce dernier aspect étant particulièrement flagrant dans « Le Petit Jouet ».

Ye, est une jolie jeune femme qui fabrique des jouets manuellement. Des jouets que son mari se charge de vendre. Malheureusement, celui-ci meurt subitement. Les malheurs de la jeune femme ne vont pas s’arrêter là. Son fils est enlevé et peu après le village est détruit suite à des combats entre ceux que l’on appelait « les seigneurs de guerre » et qui tenaient la Chine entre leurs mains en ce début des années 20.

Ye part se réfugier à Shanghaï en compagnie de sa fille, qui devient elle aussi experte en la fabrication de jouet. Le marché n’est pourtant pas aisé, envahi par les jouets fabriqués à la chaine en occident….(oui, oui…ça a bien changé, n’est ce pas…) et réduisant Ye et à fille à se contenter du minimum. Survient alors l’agression japonaise sur Shanghaï d 1932 au cours de laquelle la jeune fille est tuée.  Rongée par la tristesse et par la haine de l’ennemi, Ye mène alors une vie misérable, continuant à vendre des jouets dans la rue. Ces petits jouets principalement devenus de petits soldats, des chars ou des avions de combat: il faut sauver la Chine face au danger qui la menace. Un jour, Ye vend un jouet à un jeune garçon qui , sans qu’elle le sache, n’est autre que son fils enlevé des années auparavant par des trafiquants d’enfants à la solde de riches familles. Mais éclatent alors les pétards du nouvel-an, Ye devenue folle appelle alors le peuple à la résistance et la lutte face à l’ennemi….

Aussi touchant, aussi captivant que les autres films de Sun Yu présentés, « Le Petit Jouet » clôt à merveille « mon » festival. Il est tard lorsque je sors du cinéma et arpente les Champs-Elysées. En me dirigeant vers le métro, je mesure la chance d’avoir pu voir ces films rares. Les images et l’émotion du  » Petit Jouet » à l’esprit, je m’enfonce dans la nuit parisienne. Le spectacle a été beau, il reviendra, j’en suis persuadé…!

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Quelques minutes du « Petit Jouet » , avec une musique du groupe allemand Tangerine Dream, pourquoi pas après tout..?

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Festival Du Cinéma Chinois A Paris: Du 19 Septembre au 4 Octobre 2012 (5)

Posté par faguoren le 27 septembre 2012

En ce milieu de semaine, le festival quittait donc la belle salle de La Pagode, ses belles fresques et son verdoyant jardin pour prendre possession du « Lincoln » tout proche des Champs-Elysées. Je ne sais pas si ce déménagement est contraint ou voulu, mais je sais que beaucoup de fans du festival regrettent « La Pagode ». Ce festival me semble si bien lié à cette salle, il s’y crée un climat, une ambiance, qu’il est difficile de retrouver au 14 de la rue Lincoln, à proximité du brouhaha de la grande avenue parisienne (que personnellement, je déteste, mais c’est une autre histoire…!)

Arrivée au Lincoln donc pour assister à la projection de « La Chambre Condamnée » de Chen Jian. Mauvaise surprise, la personne vendant les tickets m’informe que les pass (UGC, Gaumont) ne sont pas admis pour les films du festival, il me faut donc sortir le billet de 10 euros. Le rendu de monnaie sur ce billet est tellement insignifiant que mon porte-monnaie me tire une tronche pas possible…! Cela me rend d’autant plus furax que à La Pagode, il acceptait mon pass, eux!! Il semblerait que la cause soit informatique et que à partir de vendredi (28/09), nous pourrons présenter nos pass. On verra bien….

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La Chambre Condamnée – 魅妆

Mais revenons à ce qui nous intéresse ; les films, et cette « Chambre condamnée » qui a la particularité d’être le film le plus récent présenté au cours de ce festival, il est en effet sorti sur les écrans chinois cet été. Ce film est en outre une des très bonnes surprises de la programmation festivalière, principalement parce que il touche un genre très rarement présent dans le cinéma chinois: le thriller, le vrai, celui issu de la tradition hitchcockienne et du film noir des années 50/60. Effectivement très loin d’une certaine tradition chinoise, il fallait donc voir ce que ça allait donner, et là, le choc! Cela faisait longtemps que je n’étais pas resté cloué dans mon fauteuil! Tout les poncifs du genre y sont, et ça n’a réellement rien de péjoratif tant le film de Chen Jian non seulement revisite le genre, mais rend également hommage à ses glorieux ainés, y compris le grand Alfred dont l’ombre semble planer au dessus des images. La première partie du film est particulièrement prenante. Chaque porte qui s’ouvre ou se ferme fait monter la tension du spectateur transi d’angoisse, chaque coin de pièce ou d’escalier semble recèler une fatale issue……Et la musique, signée Chen Chao, démultiplie la tension qui sort de l’écran…..Amateurs du genre, souhaitez une sortie officielle futur de ce film, car il ne sera pas rediffusé d’ici la fin du festival. C’est en tous cas un grand moment de thriller made in china, je vous le garantie. Bon, quelques mots quand même sur le scénario, particulièrement bien ficelé, ne négligeant aucun suspens et multipliant les surprises…

Ding Chaoyang vit dans un somptueux appartement dans une résidence de luxe. Sa petite amie, Li Wandou, auteur de romans à suspense emménage dans l’appartement avec l’interdiction cependant dans la chambre où est décédée quelques années auparavant, l’ex épouse de Chaoyang. Malgré ce drame, la cohésion du couple parait sans faille quand, la nuit venue, une femme vétue de blanc et aux ongles rouges sonne à la porte du couple avant de mystérieusement disparaitre….Dès lors, mille questions vont envahir l’esprit de la jeune romancière. Elle soupçonne la nouvelle et jolie voisine du dessus, d’autant que elle retrouve de faux ongles rouges dans la salle de bain. En outre, l’un des membres du service de sécurité tient des propos mystérieux à Wandou, semblant la mettre en garde contre une menace imminente….Bien vite, Li Wandou est convaincu qu’un mystère non-élucidé à l’époque tourne autour de la mort de l’ex épouse de Chaoyang, est-elle réellement morte d’ailleurs…? Wandou décide alors de pénétrer dans la chambre interdite. Cela va être le début d’une longue quête vers une vérité bien compliquée où les rebondissements tiennent en haleine tout le long de ce remarquable film de genre. Allez, je vous propose la bande-annonce (en chinois).

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Le lendemain s’annonçait bien différent, je faisais de nouveau le déplacement pour assister à la projection de deux nouveaux films du cycle Sun Yu. A la différence des trois déjà vus, ces deux films datent de 1957 et 1958, soit environ 25 ans après les films présentés auparavant. Le réalisateur est bien sur passé du film muet au parlé. Pas la peine de vous raconter qu’entre ces deux époques, la Chine a vécu de sérieux bouleversements…..Au début des années 50, Sun Yu sortait « La vie de Wu Xun » lequel allait être l’objet de sérieuses critiques du parti….au grand étonnement et surtout au grand désarroi du réalisateur qui décidait de prendre sa retraite intellectuelle et de vivre reclu en famille….Il allait finalement sortir de son isolement artistique pour  en 1957 et sortir   »Avec le vent en poupe » puis l’année suivante « La légende de Lu Ban ». Entre ces deux sorties, le parti déclenchera ce que l’on nomma « Les Cents Fleurs » où des milliers d’intellectuels, qualifiés de « droitiers » par le régime maoïste furent emprisonnés. Par bonheur pour lui, Sun Yu échappa à cette purge. En 1960, il tourna « Qing Nianmei », une oeuvre trop dans l’ère du temps, pour que ce soit réellement l’expression de Sun Yu. Ce fut son dernier film….

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Avec Le Vent En Poupe – 乘风破浪

Nous étions donc conviés aux projections successives  de « Avec Le Vent En Poupe » puis de « La Légende de Lu Ban ». Sur que l’après-midi allait être passionnant! Les festivités commence donc par « Avec Le Vent En Poupe » qui a la particularité d’être le seul film en couleur de Sun Yu.Et on est très loin des films volontiers militants et aux messages d’unité du peuple chinois des années 30. Sun Yu a choisi le ton de la comédie pour mettre à l’honneur les premières femmes  devenues pilotes de bateaux. En ces temps où le collectivisme allait devenir la règle et où la femme se devait d’être égale à l’homme dans le labeur quotidien, on peut néanmoins considérer cette comédie comme allant dans le sens du parti. Le contraire aurait été de toute façon impossible, surtout après l’épisode de « La Vie De Wu Xun »….Nous avons donc droit à une comédie alerte, pleine d’entrain, souvent drôle et remplie de gaité! Presque « La Croisière S’amuse » version Chine maoïste!!!! 

Trois jeunes filles à peine sorties de l’école de navigation embarquent comme apprentie-matelots sur le navire du commandant Zhao, qui ne voit pas d’un très bon oeil l’arrivée des trois insouciantes jeunes filles. Les trois amies poursuivent malgré tout leur formation , sous le commandement du second You et du quartier-maitre Ma Jun.

Bientôt, elles réussissent leur apprentissage. Deux des jeunes filles sont alors envoyées sur d’autres navires, laissant la seule Liang Ying effectuer son stage de pilotage sur le bateau du commandant Zhao. De découragement jusqu’au succés de son stage, Liang Ying va vivre des moments où elle sera coutisée par le second, dédaignée par le capitaine et par Ma Jun. Mais sa persévérance, sa joie de vivre et son charme auront raison de tous ces écueils. Ce sera également le cas des deux amies de Ying, laissant le film se terminer par des salves de rires et de bonne humeur! Cette balade sur le fleuve jaune est donc un gai divertissement. Il fallait montrer de jolies histoires à  la population en ces mi-50′s…Pour son retour derrière une caméra, Sun Yu avait parfaitement réussi cette entreprise….Le film sera rejoué dimanche 30 septembre à 18h00. Pour celles et ceux qui l’ont vu ou vont le voir, notez que le rôle du petit matelot effronté est tenu par le fils de Sun Yu.

Arrive ensuite un merveilleux « La Légende de Lu Ban » , qui à lui seul valait le déplacement! Quelques mots d’abord sur ce Lu Ban. Il est un personnage mythique de la légende chinoise qui aurait vécu à l’époque dite des « Royaumes Combattants ». Il était  maitre menuisier et charpentier et aurait été un précurseur et un maitre en matière de menuiserie et de charpente. Il était ainsi vénéré par les artisans et demeura un personnage légendaire. Il a existé pendant des siècles et jusqu’à un passé récent des Confréries Lu Ban, en hommage à ce personnage typique de la culture chinoise.

Sun Yu a donc voulu célébrer Lu Ban à travers un film présentant trois épisodes célèbres de ses exploits. Pour tenir le rôle de Lu Ban, il fait appel à Wei Heling, acteur à succés dans les années 40 (le célèbre « Les Anges Du Boulevard ») mais tombé dans l’oubli depuis. Wei Heling va donner une consistance et une poésie magique à son rôle, transformant Lu Ban en une sorte de vieux voyageur solitaire, volant au secours de ses collègues artisans partout où il passe.

Il va ainsi successivement aider Zhao à terminer un pont qui ne peut tenir debout, par la même occasion, cela va faire le bonheur d’une jeune fille pauvre. Puis dans le sud du pays, il va parvenir à faire terminer dans les temps une pagode à maitre Zhang grace à un procédé fabuleux auquel seul lui pouvait penser! Enfin, dans la capitale, l’ordonne ordonne la construction d’une tour aux spécifités bien précises. Elle doit comporter 9 poutres, 18 piliers et 72 poutres faîtières…Chose impossible, et sept architectes ont déjà été éxécutés faute d’avoir réussi le projet….Le pauvre maître Li qui se voit confier le chantier n’est pas plus avancé, il se voit déjà passer entre les mains du bourreau….Lu Ban, à l’aide d’une jeune fille va réaliser une maquette en bambou montrant comment réaliser l’édifice et la fait porter à maitre Li. Celui-ci est donc sauvé. Mais comme après chaque oeuvre de sa bienfaisance, Lu Ban est déjà reparti, impossible de le remercier…!

Ce film sera rejoué samedi 29 septembre à 18h00. Essayez vraiment de ne pas le louper. C’est un magnifique moment de pur bonheur, plein de sagesse, de mystère, de magie presque….Il donne envie d’en savoir plus sur ce Lu Ban, héros bienfaiteur de la Chine antique. Un film rare….Grand merci aux organisateurs du festival.

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En cliquant sur l’affiche du film, vous devriez pouvoir accéder (après la pub…) à un long extrait du film, non sous-titré….

Le Festival va se poursuivre jusqu’au 4 octobre, mais il est déjà presque fini pour moi. Deux films à voir, il faudra ensuite vite me préparer, car des aventures taiwanaises m’attendent presque tout ce mois d’octobre. Je vous livrerai bien sur mes impressions sur ces deux films, sur le festival en général aussi. Et bien sur, je vous encourage à vous rendre dans les salles!!

Rappel: Mon Petit Ailleurs Chinois a désormais sa page facebook https://www.facebook.com/MonPetitAilleursChinois?ref=hl Vous y trouverez, entre autres, les mises à jour du blog. Et un petit « j’aime » fera très plaisir! si, si!!!

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Sauna On Moon

Posté par faguoren le 26 septembre 2012

Sortie cette semaine en salle de « Sauna On Moon » , un film de Zou Peng dont c’est le second long-métrage. Ancien étudiant en peinture et également ancien styliste, Zou Peng a vu son film sélectionné à la Semaine De La Critique lors du festival de Cannes 2011. Ceci étant dit, sortir ce film en plein Festival Du Cinéma Chinois le soumet à une rude concurrence!! Attention à l’indigestion !! Pour ma part, il m’était difficile de ne pas céder à l’appel de ce nouveau film……

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A sa façon, le film est une critique désabusée de l’expansion économique en Chine déversant son lot de laissés-pour-compte. Et ici, les laissés-pour-compte sont des filles, jeunes et jolies principalement, qui rêvent de faire fortune en vivant de leurs charmes dans des sortes de maisons closes situées dans ces villes symbole de l’ouverture de la province de Canton. Un tel sujet ne pouvait évidemment pas échapper à la censure chinoise. L’industrie du sexe est un sujet tabou en Chine, malgré qu’elle prolifère, et le film est bien sur interdit en Chine. Comme le déclare le réalisateur: « Si j’avais voulu que le film soit visible en Chine, il aurait dû être différent. C’est donc une question de priorités ».

Nous sommes donc en 2009, et alors que l’on fête le 10ème anniversaire de la rétrocession de Macao à la Chine, le gérant du « Sauna On Moon » fait grise mine. Le commerce du sexe est difficile et les affaires ne marchent pas aussi bien qu’il le faudrait. En outre, les exigeances de la clientèle sont de plus en plus poussées, comment les satisfaire…?

Le film de Zou Peng a presque vocation de documentaire tant il s’évertue à nous faire découvrir ce monde si particulier au sein de la société chinoise.  Un monde particulier mais abject, on assiste ainsi pendant une partie importante du film à la recherche d’un homme de main à travers la ville afin de trouver une jeune fille vierge destinée à satisfaire un client….Un monde où la violence et la corruption ne sont jamais très loin, un monde où Zou Peng tente de nous montrer que les filles sont encore capable d’espoir et même de joie de vivre. Il faut dire que durant la période où il était styliste, le réalisateur a assidûment côtoyé ces filles.

En dépit de l’intérêt porté par le sujet plutôt inédit et sulfureux du film, celui-ci ne m’a que moyennement passionné. Tourné de façon trop « mode », trop « fashion », tel un  défilé nauséabond d’un marché où l’offre et la demande sont pourtant sujets à des situations bien plus inhumaines que ce qui est montré ici, hormis les scènes mettant en avant la jeune fille vierge, parfaitement réalisées. Dans la profusion actuelle (festival, festival….), ce film mériterait certainement une seconde vision, détachée des heures de film que j’ingurgite depuis une bonne semaine!! Il est de toute façon à voir, ne serait ce que pour saluer l’audace du réalisateur de nous proposer ses propres visions sur un sujet forcément pas facile à mettre en scène dans cette partie du monde.

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Bande-Annonce du film

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Festival Du Cinéma Chinois De Paris: Du 19 Septembre au 4 Octobre 2012 (4)

Posté par faguoren le 26 septembre 2012

Festival Du Cinéma Chinois De Paris: Du 19 Septembre au 4 Octobre 2012 (4)  dans Films parad-209x300

Deux films à mon programme en ce début de semaine. Le chemin de « La Pagode » m’est devenu un itinéraire quotidien, on s’habitue très vite à ces doux plaisirs! Ce lundi est en grande partie dédié à la rétro consacrée à Wang Xiaoshuai, cinéaste phare de ce début de XXIème siècle et de ce qu’on nomme parfois « la 6ème génération »et dont le dernier opus, 11 Fleurs, était sorti sur nos écrans en avril dernier. Ce qui ne l’empêche pas d’être reprogrammé dans le cadre du festival.

La séance qui m’intéresse propose « So Close To Paradise » qui, je le croyais, était le seul film de Wang Xiaoshuai que je ne connaissais pas. Lors de la projection, je me rendrais vite compte que je l’avais déjà vu….Où? quand ? Je ne m’en souviens absolument pas. Peu importe, il m’a été fort agréable de rappeler à ma mémoire les ténébreux personnages de ce fut, il me semble, le premier film de l’auteur à être distribué correctement. C’était en 1999, alors que le film fut tourné en 1995. Il fut soumis entre temps aux lourds examens des comissions de censure chinoise….

Ténébreux, disais je…Car oui, il s’agit d’un film terriblement noir, une sorte de polar obscur où les réglements de compte tiennent lieu de raison de vivre. Le seul regard parfaitement humain du film est un personnage naïf, voire simplet….Le film est tourné avec une caméra porté à l’épaule, cela contribue à nous rendre plus proches, presque intimes de ces êtres rongés par la vengeance…

Gao Ping et son jeune frère Dong Zi ont quitté leur campagne natale et ont atterri dans la grande ville de Wuhan. Si Dong Zi, gentil garçon un peu simplet, travaille sur le port, son frère ainé est devenu un petit escroc sans grand talent. Il se fait ainsi arnaqué par l’un des cracks de la mafia locale. Pour se venger, il décide de kidnapper, avec l’aide de son jeune frère, la maitresse du caïd, Ruan Hong, chanteuse/entraineuse dans un night-club local. Si le but de Gao Ping est de mettre la main sur celui qui l’a dupé. Malgré le viol qu’il lui fait subir, des sentiments amoureux vont peu à peu naitre entre Ruan Hong et son kidnappeur, sous l’oeil de Dong Zi qui lui aussi à sa façon, va s’attacher à la jeune chanteuse. Mais l’obsession de vengeance de Gao Ping ne le quitte néanmoins pas, il va le payer très cher….

Dans ces bas-fonds glauques d’une Chine qui ne sait que faire de ces masses campagnardes débarquant dans les grandes villes, Wang Xiaoshuai a tourné un film superbe, parfois éprouvant, et à chaque instant relié à un triste constat d’échec de ce qui fut les grandes réformes économiques des années 90. Ce fut une belle idée de nous le présenter, pour une seule et unique séance comme c’est le cas pour tout les films de Wang Xiaoshuai lors de cette rétrospective.

Changement de décor le lendemain avec sur mon agenda, la suite du cycle Sun Yu avec au programme « La Route », film de 1934 mettant de nouveau en scène l’égérie du réalisateur Li Lili. J’avais adoré et été charmé les jours précédents par « La Reine Du Sport » puis par « La Rose Sauvage ». Je vais encore passer de grands moments à apprécier comme il se doit cette merveille du temps passé.

« La route » raconte l’histoire de 6 garçons, tous amis, dont le métier est de faire des routes. Il faut dire qu’à cette époque, la construction de routes en Chine fait partie des grands travaux du Guomindang, alors au pouvoir, afin d’unifier par des voies terrestres praticables une Chine qui fut trop longtemps divisés par les seigneurs de guerre. Autre but aussi, se préparer à lutter contre l’ennemi japonais qui ambitionne de plus en plus de s’installer en Chine. Et si la guerre ne fut déclarée qu’en 1937, lors du tournage de « La Route », les japonais occupaient déjà la Mandchourie. Et dans cette Chine trop immense et qui se cherchait un avenir, Sun Yu, ainsi que d’autres, participèrent par le biais de l’art à faire prendre conscience au peuple chinois de la terrible menace non seulement à venir, mais déjà présente. La scène finale du film est à cet égard sans équivoque…. Mais pour l’heure, nos sympathiques et joyeux garçons n’ont à faire de ces considérations. Venant de perdre leur emploi du côté de Shanghaï, ils se dirigent d’un commun accord vers les campagnes pour travailler à la construction d’une route.

Dans le restaurant du chantier, ils vont faire connaissance de deux charmantes jeunes filles, Moli (Li Lili) ancienne chanteuse vagabonde embauché par le patron du restaurant et Dingxiang, fille de ce même patron. Les 6 garçons, sympathiques, courageux et fort honnête sont appréciés par tout le campement. Dingxiang a elle un faible pour le nommé Luo. Quand à Moli, elle les aime tous!

Mais un grave danger menace tout ce petit monde. Hou, le patron du chantier, est un espion à la solde des japonais. Ces mêmes japonais ne veulent pas voir ce projet de route aboutir. Il permettrait le passage de véhicules militaires. Et quand le traitre Hou propose aux 6 garçons une importante somme d’argent pour abandonner le chantier et que eux-ci refusent. Ils sont alors emprisonnés par Hou puis fouettés. Ils seront sauvés par grace à Moli et Dingxiang même si l’un des leurs, Zhang, est tué lors de l’opération menée pour les libérer. La construction de la route peut alors reprendre et arriver à son terme. Mais un terrible destin attend le groupe…

Léger par moment, d’une terrible gravité à d’autres instants, « La Route » est un immense film terriblement accroché à l’époque qu’il vivait. La comédie tourne au drame, comme pour mieux informer du danger des temps présents. Bien plus que des curiosités d’époque, les films de Sun Yu traversent le temps pour témoigner de cette Chine à la croisée de son histoire et au devenir inquiétant. « La Route » en est un formidable exemple. Il sera rejoué dimanche 30 septembre à 20h00. Ce serait vraiment dommage de ne pas profiter de cette chance! A noter que je qualifierai de semi-muet la route puisque on peut entendre les chansons du film!

Ainsi se terminait pour moi la semaine du festival au cinéma « La Pagode », mais celui continue et déménage au « Lincoln » 14 rue Lincoln tout prêt des Champs-Elysées. Je ne vous cache pas que je vais regretter cet endroit unique qu’est « La Pagode », une salle et un lieu ne ressemblant à aucune autre salle de ciné à Paris. On s’accomodera de ce changement, la qualité du festival n’étant, j’en suis sur, pas ébranlée par ce déménagement!

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En cliquant sur l’affichette du film ci-dessus, vous verrez un extrait du film dans lequel Li Lili chante. Le lien peut être un peu long à charger….

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Fête De La Lune 2012

Posté par faguoren le 25 septembre 2012

Presque aussi important dans l’esprit chinois que le nouvel an, la fête de la lune sera célébrée cette année le 30 septembre. Nul doute qu’un peu partout, des manifestations se dérouleront afin de fêter ce jour comme il se doit. Pour ma part, j’ai choisi de mettre en avant deux de ces manifestions. Elles ont l’avantage d’être ouverte à toutes et tous et  peuvent être appréhender comme une initiation aux coutumes, culture et mode de vie traditionnels chinois.

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Conjointement avec la mairie du XIème arrondissement, diverses associations de chinois de France organise un spectacle à l’occasion de la « Zhong Qiu Jie ». Celui-ci se déroulera salle Olympe de Couges 15 rue Merlin 75011 Paris, une petite rue pas bien loin de la mairie.

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Du côté de la mairie du XIIIème, les festivités s’étaleront du 29 septembre au 7 octobre et couvriront un panel d’activités où chacun devrait pouvoir y trouver un agréable moment de détente. Voici le lien avec le programme complet: http://www.mairie13.paris.fr/mairie13/jsp/site/Portal.jsp?document_id=16670&portlet_id=1164

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Et d’ore et déjà, je vous souhaite une excellente fête de la lune 2012!! Et retrouvez l’article du blog consacré à la fête de la lune daté de 2010 en cliquant sur l’image!

中秋节快乐!!

 

 

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Festival Du Cinéma Chinois De Paris: Du 19 Septembre au 4 Otobre 2012 (3)

Posté par faguoren le 24 septembre 2012

 

Ce qu’il y a de (parfois) barbant avec les films dit « d’auteur », c’est que les réalisateurs s’emploient à nous concocter des scénarios à un tel point tarabiscotés qu’ils semblent en oublier les vertus émotionnelles de la simplicité. Il leur faut souvent se vautrer dans une écriture emphatique et maniérée qui, avouons le, ennuie plus qu’elle ne fascine….Prenons « Ici, là bas » de Lu Sheng vu lors de la quatrième journée du festival, par un samedi après-midi alors qu’à l’extérieur un doux soleil adoucit les premiers jours d’automne…Ancien chef-opérateur, Lu Sheng réalise ici son premier long-métrage et il faut bien reconnaitre que les couleurs, la plasticité et les images sont très belles. Du très bel ouvrage cinématographique qui donne son intérêt au film. Le thème du film est une sorte de tableau en trois scènes différentes se déroulant conjointement à Shanghaï, à Paris et dans une campagne profonde du nord-est de la Chine. Des liens familiaux relient les personnages de ces trois endroits, et c’est bien la seule chose qui assurent un semblant de liaison dans le film!!

A Paris, Lu Hao est un jeune étudiant passionné de photographie.Dépouillé de ses papiers après une agression, il demande l’aide de son propriétaire, sorte de vieil ermite chinois aux desseins guère définis.

A Shanghaï, un patron de restaurant, père de Lu Hao a embauché Guo Guang, un jeune serveur, lequel renoue avec Xia, son ex petite amie originaire du Sichuan, désormais employée dans l’assurance. Xia va bientôt décéder, je n’en ai personnellement pas compris les causes…

Dans le froid et lointain nord-est , le frère ainé de Guo Guang élève les rennes, il vit en compagnie de son épouse et de leur jeune fils, mais le garconnet semble se désintéresser peu à peu de cette vie rude…

Si l’ésthétisme, je le répète, donne à ce film un ton franchement personnel et quelquefois intéressant, il m’a été bien difficile de me passionner pour ces histoires manquant singulièrement de texture et de profondeur. C’est d’autant plus dommage que, prise séparement, il y avait probablement de beaux thèmes à développer avec ces trois scènes….Bref, peut être que ce n’est tout simplement pas ma tasse de thé. Le public, relativement nombreux, ne m’a cependant pas paru plus enthousiasmé que moi…(Rediffusion le 27 septembre à 20h00)

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Ici, là-bas 这里,那里

Juste le temps de prendre l’air, et arrive « Sèche Tes Larmes » de Kong Lingchen. Le sous-titrage est en anglais. Chouette, en plus du chinois auditif, on va pouvoir réviser l’anglais écrit!! Le film est une plongée au sein des orphelinats en Chine, celui du film est situé à Nanning dans le Guangxi. Le directeur de l’établissement, contraint à l’hospitalisation, demande à sa fille Ting de le remplacer durant son absence. En compagnie de son collègue Meng Yan, la jeune femme va découvrir un monde nouveau, où l’enfance s’est trouvé fracassé par des drames familiaux qui ont laissés des traces indélébiles chez les jeunes enfants recueillis à l’orphelinat. De prime abord dérouté par ce qu’elle découvre et chahuté par les enfants, Ting va peu à peu gagner la confiance de ces enfants, malgré les conflits avec Yan, hostile aux méthodes éducatives de Ting. Et peu à peu, les orphelins vont sortir de leurs traumatismes psychologiques et retrouver la joie de vivre de l’enfance.

Ce mélo remplis de beaux sentiments a le mérite de nous montrer ce à quoi peut ressembler un orphelinat en Chine (Il y aurait 700000 orphelins dans tout le pays…). Romancée à l’extrème, l’histoire est bien sur émouvante et sait nous tirer quelques larmes ici et là. J’ai d’ailleurs toujours trouvé les réalisateurs chinois très forts pour ça!!! Bref, un joli moment jouant sur la corde sensible, interprété par des acteurs de qualité. Les enfants sont eux aussi formidables. Un beau moment de cinéma populaire qui plaira au plus grand nombre. On est loin du film précédent…Il n’est cependant pas rejoué dans le cadre du festival, dommage…

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Sèche tes larmes-  宝贝别哭

Un seul film à mon agenda en ce premier dimanche de festival, et la suite de la rétrospective du mythique réalisateur Sun Yu. Est joué « La Rose Sauvagre » qui date de 1932!! Superbe archive une nouvelle fois!! Si le premier film de cette rétro (La Reine Du Sport), avait mis en vedette Li Lili, c’est une autre grande star du cinéma muet de l’époque qui a cette fois les honneurs, à savoir Wang Renmei, qui fut d’abord danseuse avant de se tourner vers le septième art via Sun Yu. Elle partage l’affiche avec Jin Yan qui fut également son partenaire dans la vie réelle.

Comme beaucoup de spectateurs je suppose, je suis novice aux films de Sun Yu. Il faut bien dire que ce n’est pas tous les jours que l’occasion d’en visionner se présente. Le public était d’ailleurs au rendez-vous, et ce fut très plaisant de constater qu’un film chinois muet de 1932 peut attirer une belle audience!! Un bel encouragement pour les organisateurs en tous cas!! Quant au film, ce fut un vrai délice, une véritable petite merveille!! Quelle joie de voir ces images vieilles de 80 ans mais dont l’aspect intemporelle sauta aux yeux par la qualité d’acteurs et d’actrices aux prestations euphorisantes. Quel bonheur de voir ces scènes de vie d’un Shanghaï d’une époque qui fit sa gloire…! Vraiment superbe, ne ratez pas la seconde diffusion le samedi 29 septembre à 20h00!

Un mot sur l’histoire quand même. La jeune et belle Xiao Feng, fille de la campagne et Jiang Bo, peintre issu d’une famille bourgeoise de Shanghaï croisent leur chemin par le fruit d’un heureux hasard. Les coeurs des deux jeunes gens n’ont que faire des différences sociales, et ils deviennent rapidement d’inséparables tourtereaux. Mais la relation choque la famille de bonne société de Jiang Bo. Celui-ci préfère alors couper les ponts avec sa riche famille et part à la découverte de la pauvreté avec Xiao Feng. Déclaré coupable d’un vol, Jiang Bo est emprisonné. Xiao Feng va alors obtenir l’aide du père de son amoureux en échange de la promesse de ne plus jamais revoir son fils. Jiang Bo est libéré, mais il ne peut oublier Xiao Feng. Il décide alors de s’enroler dans l’armée nationaliste du Kuomintang qui recrute face à la menace japonaise qui se précise. L’engagement de Jiang Bo lui permettra enfin de retrouver Xiao Feng.

Tour à tour drole et dramatique, le film de Sun Yu prend une tournure finale franchement nationaliste et un véritable appel à combattre l’ennemi japonais qui peu à peu inquiète la Chine. Aux scènes burlesques, succédent des « Aime tu la Chine? » évocateurs. Ce cycle consacré à Sun Yu est en tout cas une grande réussite, et je suis certain que toutes les personnes présentes ont, comme moi, hâte de découvrir les oeuvres suivantes!!

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quelques minutes de « La Rose Sauvage »

(A Suivre)

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Et pour rappel, le blog a depuis cet été sa page Facebook. Les mises à jour y sont présentées ainsi que diverses infos et autres sucreries chinoises. Découvrez la et aimez la à l ‘adresse:  https://www.facebook.com/MonPetitAilleursChinois?ref=hl 

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Festival Du Cinéma Chinois De Paris: Du 19 Septembre au 4 Octobre 2012 (2)

Posté par faguoren le 22 septembre 2012

La 7ème édition du festival du cinéma chinois de Paris est partie! Il me faut donc vous le faire vivre vu de mon oeil, qui s’il n’est pas nécessairement expert, n’en ai pas moins passionné! Hé oui, c’est « MON » festival que je vais vous narrer et non pas « LE » festival. Je ne vous parlerais que de e que j’en ai vu, ressenti, aimé et aussi moins apprécié…

Commençons par un examen attentif de la programmation. Il laisse apparaitre que sur les films récents présentés, quatre l’ont déjà été lors du festival du cinéma chinois en Frane de mai dernier!! Plus génant, les titres français de ces oeuvres ne sont plus les mêmes…Bonjour le risque de redite si on n’y prête pas attention!! Voici donc les films concernés.

- « L’amour sous l’aubépine » de Zhang Yimou était présenté sous le titre « Sous l’aubépine » en Mai.

- « Monsieur Shu » était présenté sous le titre « Hello! monsieur » en Mai.

- »Concurrence intime » était présenté sous le titre « Cher ennemi » en Mai.

- « 33 jours sans amour » était présenté sous le titre « L’amour n’est pas aveugle » en Mai.

Ceci est particulièrement flagrant pour les deux derniers….Dommage, surtout que c’était également le cas en 2010.

Bon, oublions cet accroc et place à ce qui nous intéresse: les films! Première soirée mercredi 19 septembre. La soirée inaugurale a lieu au cinéma Publicis sur les Champs-Elysées avec la projection de « Les Treize Fleurs De Nankin » de Zhang Yimou en présence de Carole Bouquet, marraine du festival. A ce sujet, je n’arriverai jamais à comprendre la nécessité de faire parrainer ce type de festival par des sommités du cinéma français que l’on ne voit de toute façon que lors des cérémonies officielles….S’il y a un but où une raison particulière, il faut me l’expliquer….! A peu près à la même heure était projeté « L’Agneau Eternel » de Gao Chang dans ma salle fétiche de La Pagode dans le 7ème arrondissement. Guère enthousiasmé par la soirée « M’as tu vu » des Champs, c’est vers cette dernière que je me dirigeais. Je dois même dire « je courais », finissant mon boulot à 19h10 pour une séance fixée à 19h30. Quand on aime on galope!! Nous serons à tout casser une quinzaine dans la salle…

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L’Agneau Eternel - 永生羊

Le film se déroule dans le lointain Xingjiang au sein de la population Kazakhe, peuple vivant principalement de l’élevage au coeur de paysages somptueux. C’est d’ailleurs le grand intérêt de cette oeuvre de nous immiscer au coeur de cette population vraiment à mille lieux de la Chine telle que on la connait…Ses rites, ses traditions, ses sacrifices d’animaux, sa coutume d’associer un agneau sacré à chaque enfant….C’est un véritable documentaire auquel il nous est donné d’assister. On en oublierait presque le scénario! Le berger Kastel est très amoureux de la belle Wuku Bala. Mais celle-ci choisit de fuir avec Ahetai, surnommé « Le roi des chansons ». Devenu veuve, Wuku Bala revient au village cinq années plus tard avec ses deux enfants, Kastel peut enfin épouser sa bien-aimée, mais la tradition exige que dans ce cas, la veuve abandonne ses enfants au profit de la famille du défunt époux, ce que Wuku Bala ne supportera pas.

Sublimé par des images magnifiques et les chants et musiques du peuple kazakhe, « L’Agneau Eternel » est un merveilleux dépaysement sur fond d’histoire d’amour contrariée. Une belle entrée en matière dans un festival qui n’hésite jamais à montrer toute les facettes de l’immense réalité chinoise. Ce film tourné dans le profond Xingjiang en est la preuve. Il méritait bien plus que 15 spectateurs. Il est rediffusé le mardi 2 octobre à 14hoo au cinéma « Le Lincoln », souhaitons lui meilleur affluence…

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Mère Mongole – 额吉

Lendemain jeudi, même salle, même horaire de film et même heure de fin de service pour ma pomme! Courir, toujours courir…., mais je suis bien sur à l’heure! La confidentialité n’est que peu réprimée par rapport à la veille, je compte une quarantaine de personnes pour assister à la projection de « Mère Mongole » du réalisateur mongol Ning Cai. Les similitudes avec le film de la veille sont évidentes puisque ce soir encore nous allons à la rencontre d’une minorité vivant au milieu de steppes immenses et subsistant principalement de l’élevage. L’argument documentaire est donc identique mais le film est tout autre, retraçant des événements réels.

Au tout début des années 60, la Chine a subit à la fois des catastrophes naturelles et des famines provoqués par l’irresponsabilité du régime. Suite à ces drames, le gouvernement envoya 3000 orphelins ou enfants abandonnés de Shanghaï et de sa région en Mongolie intérieure afin d’être recueillis par des familles. Malgré l’avis contraire de son mari, Qiqigema est l’une de ces femmes mongoles qui va accueillir non pas un, mais deux très jeunes enfants de Shanghaï, alors que le couple possède déjà un fils. Yu Sheng le garçon et Zhen Zhen la fillette vont donc grandir dans l’amour de leur mère adoptive. Ils vont devenir de vrais mongols, éduqués selon les principes et traditions de ce peuple nomade. Mais bien des années plus tard, alors que Qiqigema est devenue veuve et que la situation en Chine s’est bien améliorée, de nombreux parents de sang de ces enfants jadis abandonnés vont être désireux de retrouver leurs enfants. C’est ainsi que la mère de Zhen Zhen débarque un jour au village mongol. La jeune fille ne désire pas renouer avec une mère dont elle ignore tout…Qigigema, en mère courage, provoquera la rencontre et incitera ,malgré sa douleur, Zhen Zhen à partir à Shanghaï pour y vivre une vie meilleure. Yu Sheng se rendra lui aussi à Shanghaï dans le cadre d’un séjour réunissant tous les enfants abandonnés, afin qu’ils rencontrent leurs vrais parents et qu’ils décident par eux-mêmes vers quel avenir ils désirent se tourner….S’il parvient à entamer un dialogue avec ses parents, Yu Sheng choisira pourtant de retourner dans la steppe et d’y être berger. Superbe et émouvante histoire portée par le magnifique personnage de Qiqigema, joué par Narenhua. Ce film à ne pas louper sera rejoué le mardi 2 octobre à 16h00 juste après la projection de « L’Agneau Eternel ». Vous savez ce qu’il vous reste à faire…

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La Reine Du Sport – 体t体育皇后

Pour le troisième jour du festival, les horaires me concernant de séance ne changent pas, par contre nous nous apprêtons à faire un saut en arrière de presque 80 ans! C’est en effet le début de la rétrospective consacré à Sun Yu , cinéaste des années 30, né en 1900 et décédé en 1990. Je reviendrai plus tard sur Sun Yu ainsi que sur son actrice fétiche Li Lili, héroïne de « La Reine du Sport » joué ce soir. Pour l’instant je préfère saluer la formidable idée qu’ont eu les organisateurs de nous présenter ces films muets sous la forme de ciné-concert. En effet, en plus des images accompagnés de textes (ici sous-titrés en anglais) d’origine. La diffusion de ces fabuleuses archives est accompagnée par une musique jouée en direct dans la salle de La Pagode! Ainsi, pour la reine du sport , la pianiste Zhang Xiaomo joue au piano une oeuvre spécialement écrite pour l’occasion par Gao Chunhe. Je trouve l’idée superbe!!

Si la salle n’est pas pleine en ce vendredi soir, l’affluence est néanmoins correcte. Rien à voir avec les deux soirées précédentes et le public est presque autant chinois que français. En plus des organisateurs du festival, est présente dans la salle Pan Jie, petite fille de Li Lili. Elle va prendre le micro et nous dire qu’elle est contente et émue d’être là. Et nous lui répondons par des applaudissements…Bref, la rétro Sun Yu est bien lancée. J’ai encore en mémoire l’extraordinaire rétrospective consarée à Zhou Xuan il y a deux ans. J’espère revivre de pareilles émotions!  Et nous assistons donc à la projection de « La Reine Du Sport » datant de 1934. L’histoire de Lin Ying,  pétillante jeune fille admise dans une école où l’on forme de futurs (res) champions (nes). Après un entrainement quotidien, Lin Ying va s’avérer être une sprinteuse imbattable et devenir une championne reconnue mais jalousée par ses rivales. Happée par la gloire naissante, Lin Ying va délaisser son entretien pour préférer les plaisirs plus furtifs, tel s’amouracher avec une star du football, dont elle va vite découvrir la superficialité, ainsi que celle de cette existence faussement excitante. C’est son entraineur qui la tirera définitivement des griffes de ce footballeur. Renouant avec la compétition, la championne continue de générer jalousie et complot derrière son dos. Elle perdra définitivement sa belle insouciance lorqu’une concurrente décédera lors d’une course à laquelle elle n’aurait pas du participé…

Sun Yu réalise donc un beau portrait de femme moderne. N’oublions pas que nous sommes en 1934 et le personnage de Lin Ying apparait comme étant particuilièrement émancipé. C’est aussi une réflexion sur la gloire naissante et ses travers et, c’est aussi une grande rareté que seul ce formidable festival peut nous offrir! Chouette, ça ne fait que commencer, nul doute que les réjouissances seront nombreuses!!

(A suivre)

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Délices De Shandong

Posté par faguoren le 17 septembre 2012

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Dans cette méandre des (bons) restaurants chinois parisiens , « Les Délices De Shandong » a une histoire assez singulière puisqu’il était à l’origine un traiteur chinois parmi tant d’autres à la simple différence qu’il proposait une cuisine nettement plus authentique et de qualité que la plupart de ses concurrents de la capitale. Sa réputation grandissante aidant, « Les Délices De Shandong » allait devenir un vrai restaurant, ce qu’il continue d’être pour ses nombreux habitués!

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Bien que situé dans le XIIIème, il est nettement à l’écart de ce que l’on nomme le « Chinatown » puisque situé BD de L’Hopital et , ça ne s’invente pas, au numéro 88! Quand on sait que le chiffre 8 est le chiffre porte-bonheur en Chine et qu’il s’achète parfois des fortunes pour figurer sur sa  plaque minéralogique ou dans son numéro de téléphone, on imagine la fierté de Mr Xue le propriétaire d’avoir pu s’installer à cette adresse!

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Déguster les plats à cette belle adresse vous offrira l’occasion de savourer une vraie et authentique cuisine chinoise, a la fois relevée et parfumée même si ce n’est pas , à l’image de celle du nord de la Chine, la plus raffinée. Ce n’en est pas moins un vrai régal d’autant que l’accueil est réellement fort sympathique. Le cadre est très simple, mais c’est fort bien ainsi d’autant qu’il est agencé avec goût. On s’y sent bien, presque chez soi et on n’a qu’une seule envie; y revenir! La carte est variée, chacun peut y trouver le bonheur de ses papilles et le mieux est encore de la découvrir par soi même, n’est ce pas? Une adresse que vous ne regretterez pas de découvrir même si, l’endroit étant petit, il se peut que vous deviez faire preuve de patience, principalement le week-end!

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Une clientèle chinoise est souvent l’assurance d’une bonne cuisine, c’est ici le cas. Remarquez en arrière-plan le caractère qui signifie « famille, maison… » Le climat de l’endroit est en effet très familial. Une des bonnes raisons d’y revenir!

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Jiang Qing L’Impératrice Rouge

Posté par faguoren le 17 septembre 2012

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Il existe des symboles parfois douloureux, irrémédiablement lié à une époque, une période, un événement….Plus encore peut être que son mari Mao Ze Dong, qui d’autre que Jiang Qing peut symboliser la folie qui s’empara de la Chine dans les années 60/70 à travers la sinistre révolution culturelle….?

En dépit de ce qu’il représente, le destin de cette femme est néanmoins extraordinaire. Pour le comprendre, il faut remonter jusqu’à l’enfance de la jeune Shumeng, née en 1914 à Zucheng, obscur bourg de la province du Shandong. D’origine fort modeste, Shumeng fut la fille d’un père brutal et souvent ivre et d’une mère qui n’était que la seconde épouse de son géniteur. Condamnée à une enfance tumultueuse et pauvre qui forgera pourtant son fort caractère et dessinera les contours de ses fortes ambitions futures, elle parvient à échapper à un quotidien désenchanté en se joignant à une troupe de théatre de Jinan. L’histoire est alors lancé, et c’est cette histoire que nous raconte Tang Qiao dans cet ouvrage passionnant- qu’est « Jiang Qing L’Impératrice Rouge ».JQ1 dans Lectures

(Jiang Qing dans les années 30 à Shanghaï, du temps de sa semi-gloire cinématographique)

Comment une anonyme fille du Shandong, de surcroit d’origine modeste, allait-elle devenir la détentrice d’un pouvoir à la fois si puissant et si démoniaque en quelques décennies? Echelon par échelon, Jiang Qing va affirmer une ambition toujours plus forte. Pour ce fait, elle ne reculera devant aucun vent contraire, jouera de son puissant pouvoir de séduction pour escalader les marches de la gloire, n’hésitant pas à répudier ce qui lui fut utile auparavant…Mangeuse d’homme (pour rester poli….) aux froids desseins calculateurs, Jiang Qing était aussi une femme rancunière qui n’hésitera pas à se venger lorsqu’elle fut au sommet du régime chinois de celles et ceux qui s’étaient opposés à elle, alors qu’elle n’était qu’une starlette de cinéma à l’avenir incertain. Alors que Mao Ze Dong était devenu un vieillard, elle fut tout prêt de détenir le pouvoir suprême…On en frisonne à l’idée de ce qu’elle aurait pu faire de la Chine…..

Tang Qiao nous fait donc partager ce destin hors-du-commun, du Shandong à Pékin en passant par Shanghaï et bien sur Yanan.On y retrouve aussi les principales figures de cette période de la vie politique chinoise, lesquelles pour la plupart vivaient des rapports épineux avec Jiang Qing, et certains allaient le payer très cher, tel Liu Shaoqi…. Le  récit  est rédigé à la façon d’un roman, ce qui en rend la lecture fort aisée, mais reconnaissons que l’héroïne a tout d’un pertsonnage romanesque, si terrible soit-elle…. On en ressort subjugué , abassourdi par le fait que Jiang Qing ait pu devenir cette égérie sanguinaire du maoïsme. Elle fut certes l’épouse de Mao, mais comme le raconte l’auteur, elle n’allait être bientôt plus qu’une redoutable alliée politique du timonier plutôt qu’une compagne amoureuse et aimante…..Mao/Jiang Qing, à la lecture de ce livre, on découvre à quel point autant le couple était uni par une obsession du pouvoir qui allait semer le chaos en Chine, autant il allait vite se désintégrer dans sa vie privée…Jiang Qing semblait devenir de plus en plus abjecte au fil des ans, et Mao paraissant s’y résigner naturellement.

Le livre de Tang Qiao est à lire absolument si l’histoire de la Chine au XXième siècle vous intéresse. Dans ce siècle où le pays subit tant de troubles, il n’avait vraiment pas besoin d’une Jiang Qing à son sommet. C’est pourtant ce qu’il advint….Tout ceci dit, je regrette que les pages annexes du livre n’en disent pas plus sur son auteur. A peine sait on qu’il est exilé à Paris mais sinon, qui est-il ? Quelles sont ses sources pour écrire cette biographie? Je n’en sais fichtre rien, mais ça ne m’a pas empêché de trouver fort instructive la lecture de son bouquin!

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(Jiang Qing & Mao Ze Dong)

 

 

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Festival Du Cinéma Chinois De Paris : Du 19 Septembre au 4 Octobre 2012

Posté par faguoren le 11 septembre 2012

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Tous les gens concernés le notent probablement sur leur agenda. Les premiers jours de l’automne riment depuis maintenant sept ans avec le « Festival Du Cinéma Chinois de Paris ». S’il ne devait en rester qu’un, ce serait pour ma part celui-ci que je choisirais. Septième édition déjà pour cette incontournable manifestation qui chaque année enchante les afficionados du cinéma chinois. Je ne compte plus les souvenirs émus qu’il me reste des éditions précédentes. L’hommage à la mythique Zhou Xuan, la découverte de petites merveilles inédites dans nos salles (« Electric Shadows », « Si près du soleil….), etc, etc….Autant dire que j’attends le 19 septembre avec une impatience de circonstance!

Comme il est de coutume dans ce festival, la programmation alternera films contemporains avec rétrospective dédiée à de véritables raretés! Ainsi, en cette année les organisateurs nous proposent un hommage à Sun Yu , réalisateur shanghaïen des années 30! Une rétrospective sera également consacré à Wang Xiao Shuai, rendu « célèbre » par chez nous il y a une dizaine d’années avec son « Beijing Bicycle » et qui a récemment sorti l’excellent « 11 Fleurs ».

Si mon souvenirs ne me trahissent pas, le festival se déroulait généralement dans deux salles parisiennes. Cette année, il investira carrément 5 lieux de la capitale, dont le très beau cinéma « La Pagode » dans le 7ème arrondissement dont le petit jardin jouxtant la salle vaut la découverte à lui seul!

Bref, ce festival s’annonce une fois encore comme étant « l’événement » de la rentrée! Je vous invite donc à prendre connaissance de la programmation complète et de tous les détails utiles en cliquant sur l’affiche ci-dessus. Et bien sur, grand succés et belle réussite à la 7ème édition du Festival du Cinéma Chinois de Paris!! J’essayerai bien sur d’assister à toutes les projections que mon temps libre me permettra d’assister. Les horaires de boulot ne sont pas toujours compatibles, mais tout ce que je verrai, je vous en parlerai évidemment ici!!

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