Projection du film « Si Près Du Soleil » le 2 Juin au Centre Culturel De Chine à Paris

Posté par faguoren le 31 mai 2012

J’ai déjà évoqué sur ce blog le très beau film « Si Près Du Soleil » (Close To The Sun- 云上太阳) de la réalisatrice chinoise Chou Chou. J’avais eu la chance de le découvrir lors du Festival du cinéma chinois de Paris en 2010. Depuis, le film poursuit son petit bonhomme de chemin, il est ainsi sorti en salle en Chine en avril dernier! Ce n’est hélas pas le cas en France, c’est pourquoi il faut surveiller les rares possibilités de pouvoir le voir ou le revoir…Belle opportunité, une projection est organisé le samedi 2 juin 2012 à 15h00 au Centre Culturel de Chine 1 Bd De La Tour Maubourg à Paris dans le 7ème arrondissement. Cette projection sera suivie d’une rencontre/débat avec l’actrice française Line Nane qui tient le rôle principal du film.

Projection du film

Pauline est une jeune artiste peintre française. Se sachant atteinte d’une maladie incurable, elle parcourt le monde à la recherche de l’endroit paisible où elle pourra sereinement attendre l’issue fatale. Son périple va la mener en plein coeur de la montagneuse province chinoise du Guizhou là où vit la minorité Miao. Dans cette univers inconnu mais qui va la fasciner, Pauline va trouver de nouvelles raisons d’espèrer, de se battre, de sourire de nouveau à la vie…!

Ce film est réellement très beau, très poignant et il bénéficie en plus des merveilles naturelles que sont les paysages du Guizhou, cette projection est donc un bel événement qu’il ne faut pas louper. La salle du Centre Culturel Chinois ayant une contenance de 160 personnes, il serait bon de ne pas arriver en retard!

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Présentation du film avec Chou Chou, Line Nane et deux jeunes acteurs du film, c’était en septembre 2010 à Paris.

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Festival du cinéma chinois en France: Du 14 Mai au 12 Juin 2012 (2)

Posté par faguoren le 30 mai 2012

 

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Voilà, cette seconde édition du festival du cinéma chinois est désormais close, dans sa configuration parisienne tout du moins car la province va prendre le relais dans quelques jours! Je vais tacher d’en rédiger mon petit bilan personnel, sachant que des problèmes de santé m’ont un peu freiné dans mon élan, deux jours avant l’ouverture du festival, j’étais sur un lit d’hopital!! Il va sans dire donc que j’ai zappé les premiers jours…..J’ai néanmoins pu assister à la projection de sept films sur un total de quatorze. Par gestion du temps et du fait de ma convalescence, je n’ai pu voir aucun des quatre films d’animation proposés…

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Mon Cher Ennemi

Un petit mot sur le cadre, ou plutôt les cadres, puisque deux salles se partageaient les projections. Une première semaine dans le luxueux Gaumont des Champs-Elysées, méga-complexe jouxtant la boutique du PSG! Exposition parfaite donc qui a probablement eu l’avantage d’attirer quelques curieux. L’affluence était au rendez-vous, certaines étaient même complète, le public chinois était souvent majoritaire, ce qui est toujours une bonne surprise car je suis souvent étonné du peu de chinois se rendant dans les salles lorsque sort un film dans le circuit normal. Ce festival privilégie les films « grand public », c’est probablement une cause essentielle…

Changement total de décor pour la seconde semaine à « L’Action Christine » , salle située dans une petite rue calme en plein coeur du quartier latin. Une ambiance beaucoup plus intime et où on fait la queue sur le trottoir pour acheter ses billets. Nettement moins de monde, du moins dans les projections auxquelles j’ai assisté, mais un petit côté familial qui rendait ces séances très agréables.

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L’amour n’est pas aveugle

Comme écrit plus haut, la programmation privilégie les films grand public, ce fut d’ailleurs le cas également lors de la première édition au printemps 2011 et c’est je pense, ce qui différencie le plus ce festival du « Festival de cinéma chinois de Paris » qui se déroule chaque année à l’automne, plus « pointu » et réservant une part de son programme aux rétrospectives. Je connais d’ailleurs des chinois qui avaient déjà vu la majorité de ces films sur le net, il semble d’ailleurs que ce soit l’un des grands soucis auquel est confronté l’industrie du cinéma chinois, mais c’est une autre histoire…..

Pas d’à priori négatif cependant quant au contenu de cette programmation. Certes, quand on a été comme je le suis par les films d’auteur de Zhang Yimou ou de Lou Ye, voir une sorte de super-production à l’américaine mérite une certaine adaptation. Je demande alors uniquement à passer un bon moment, même si certaines comédies romantiques présentées ne sont pas appelées à rester dans les mémoires. « Mon Cher Ennemi » par exemple, pâr la réalisatrice Xu Jinglei ( célèbre en Chine) qui joue également le rôle féminin principal, histoire sentimentale sur fond de rupture puis de réconciliation dans le cadre de leur profession qui les voient travailler dans deux banques concurrentes. C’est rythmé, on passe de Hong-Kong à Chengdu en effectuant un détour par Londres sans ennui. Une histoire qui aurait pu être tourné n’importe où sur la planète, un agréable produit de consommation qui réjouira la majorité du public, une oeuvre de la génération « smartphone » bien loin d’une immersion dans la Chine mystérieuse et secrète. Même constat pour « L’Amour N’est Pas Aveugle »  de Teng Huatao où une jeune planificatrice de mariage apprend que son petit ami la trahit avec sa meilleure amie….S’en suit alors une lutte acharnée pour surmonter cette déception où l’héroïne se charge d’organiser des cérémonies de mariages alors qu’elle même doit renoncer à sa propre cérémonie. Heureusement , elle va être dans cette épreuve soutenue par un collègue de travail loufoque et fantaisiste. Un film qui vaut des moments très droles sur un sujet pourtant douloureux: la séparation amoureuse non désirée, la trahison….Un sujet qui semble avoir suffisament inspiré l’auteur qui avant de tourner ce film a recueilli les témoignages de personnes ayant subit une séparation. Un sujet traité ici avec beaucoup d’humour, et l’audience à grande majorité chinoise a particulièrement apprécié la projection. Moi aussi au final….

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L’Amour Eternel

Changement de cap avec le drame de Gu Changwei, « L’amour Eternel ». Gu Changwei ne réalisa son premier long-métrage qu’en 2005, mais il fut auparavant collaborateur de Chen Kaige ou de Zhang Yimou, il mérite nécessairement le détour! Son film évoque l’un des plus douloureux drame de la société chinoise de ces vingt dernières années; la contamination du virus du sida dans certaines campagnes pauvres suite à la vente de sang pour améliorer l’existence. Un sujet déjà traité, que ce soit dans le cinéma ou la littérature, mais que le film de Gu Changwei propose de lier avec une belle histoire d’amour de deux êtres se sachant condamnés à court terme mais qui ne vont pas hésiter à pulvériser certains tabous, y compris l’adultère, pour vivre une ultime et intense histoire d’amour. Un beau moment de cinéma et le plaisir de retrouver Zhang Ziyi, toujours aussi belle et envoûtante. Le premier grand moment de ce festival pour moi.

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Kora

Le temps de prendre l’air quelques minutes, un peu bouleversé par l’émouvante saga sur fond d’épidémie de sida qu’il faut retourner dans la salle du Gaumont pour assister à la projection de Kora, un film tout à fait étonnant, sorte de quête initiatique vouée à un frère décédé. Zhang Shuhao vit à Taiwan, il perd subitement son frère ainé et découvre dans le carnet intime de celui-ci le fou projet qu’il ambitionnait: relier à vélo  Lijiang, dans la province chinoise du Yunnan, à Lhassa au Tibet, un périple de 1800 km parmi les plus hauts routes et chemins du monde. Zhang Shuhao décide alors lui-même de mener l’aventure. Bien qu’inexpérimenté, il est animé d’une farouche et indestructible volonté de réussir, pour son frère… Traversé de belles rencontres, le voyage sera aussi une douloureuse épreuve face à l’adversité, les éléments, la nature rebelle……Rien ne pourra contrecarrer les desseins du jeune homme…Le film est bien sur aussi l’occasion de traverser des paysages grandioses, superbement mis en valeur par le réalisateur.

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Hello! Monsieur Shu

Il est des livres, des films…..dans lesquels il est parfois difficile de rentrer, comme si l’ambition de l’auteur ne parvenait pas à s’incérer dans notre esprit. Et dans le cas de « Hello! Monsieur Shu » de Han Jie, celà s’est avéré particulièrement ardu, pour ne pas dire impossible!  Le héros vit dans le nord-est de la Chine, il est garagiste dans un petit village et souffre de soucis psychologiques…Il passe alors la majorité de son temps perché sur un arbre! On le suit alors dans ses hallucinations, ainsi que son amour naissant avec une jeune femme sourde et muette….Le film évoque également l’expropriation des populations. Le tout se veut surréaliste sans occulter l’humour. Il m’a surtout profondément ennuyé. J’en suis encore à essayer de décortiquer les tenants et les aboutissants de ce film, sans guère d’espoir d’en tirer une conclusion correcte….Tant pis…

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Sous L’Aubépine

Un film de Zhang Yimou ne peut, même en 2012, passer inaperçu. L’ayant relativement délaissé depuis une bonne dizaine d’années, je reste sur ces éternels souvenirs de chef-d’oeuvres immortels, avant qu’il ne se lance dans les « Wu Xia Pian » ( films de sabre) et qu’il ne soit le réalisateur de la , somptueuse il est vrai, cérémonie d’ouverture des J.O. de Pékin en 2008. Zhang Yimou était unique pour nous conter des histoires ,souvent simples, de la Chine profonde, réelle et traditionnelle. Des drames souvent douloureux, des films marquants pour très longtemps. Bonne surprise, avec « Sous l’Aubépine » réalisé en 2010 mais qui demeurait inédit en France, Zhang Yimou renonce à la grandiloquence qui l’a , à mon goût, trop souvent accompagné depuis 10 ans pour se concentrer sur la simple narration d’une émouvante relation entre deux jeunes gens en pleine période de la révolution culturelle. Une période où il était mal vu et antiu-révolutionnaire de s’aimer. Ce n’est pourtant pas le contexte pôlitique qui arrivera à bout de cet amour, mais la maladie incurable du jeune garçon…. Un film pas vraiment joyeux donc, à l’image des plus grands mélodrames de son auteur. La scène finale m’a même tiré les larmes…..Bon, cela fait plaisir de retrouver un Zhang Yimou conteur des sentiments et des brissures de l’âme humaine. Certes, on est loin de « Vivre » ou de « Epouses et Concubines » mais j’ai eu, en voyant ce film, la curieuse impression de rajeunir d’au moins 15 ans! En outre, le film est servi par le talent et le charme de ses deux formidables jeunes acteurs principaux, Zhou Dongyu et Dou Xiao, deux noms que je vais retenir à coup sur!

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Le Grand Magicien

Le festival s’est terminé pour moi avec « Le Grand Magicien » de Derek Yee, et ce fut une belle apothéose, du vrai cinéma de divertissement à l’usage de tous, où l’on rit de bon coeur, où les situations se succédent à un rythme infernal, etc etc……Le but n’est pas de se creuser la cervelle et l’intrigue est finalement secondaire, au bénéfice de quiproquos sémillants! L’action se déroule juste après la fin de l’empire, les seigneurs de guerre régnent sur la Chine et l’un d’eux , craint de tous, a un sérieux soucis avec sa septième concubine, qui se refuse à lui alors qu’il voudrait en faire sa favorite. La belle était promise à un maitre de la magie qui ne rêve que de remettre la main sur sa dulcinée. Par ailleurs, dans l’entourage des deux hommes , se trame un complot destiné à ramener au pouvoir la dynastie Qing. Voilà pour les bases du scénario, le tout est superbement réalisé, les effets spéciaux à la hauteur. Les acteurs semblent s’être bien amusé. J’en ai fait de même assis dans mon fauteuil de spectateur. Et, je l’avoue, c’est toujours un plaisir pour moi de retrouver Zhou Xun sur un écran, même si elle a bien changé depuis « Suzhou River » ou « Balzac et La Petite Tailleuse Chinois »! En tous cas, j’étais ravi de terminer sur cette note jouissive. Le cinéma, c’est bien aussi quand il donne le sourire et l’humeur joyeuse, non?

Voilà donc ce que fut pour moi ce festival, il ne va pas révolutionner ma perception du cinéma, chinois principalement. Il faut néanmoins chaleureusement remercier les organisateurs. En souhaitant encore de nombreuses éditions dans le futur!!! Et, ce festival n’est pas fini, puisque qu’après Paris, une sélection de ces films sera présenté à partir du 6 juin dans plusieurs villes de province mais aussi sur l’ile de la Réunion! 

Le programme est ici: http://www.festivalducinemachinois.com/

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11 Fleurs

Posté par faguoren le 9 mai 2012

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Sortie en France, en ce mercredi 9 mai, du dernier film de Wang Xiao Shuai; « 11 Fleurs ». Wang Xiao Shuai, pour qui s’intéresse au cinéma chinois est depuis une bonne dizaine d’années devenu incontournable. Cinéaste depuis près de 20 ans, il se révéla réellement en 2001 avec « Beijing Bicycle ». Il y eu ensuite « Shanghai Dreams » (que je n’ai pas vu…) ou encore « Une Famille Chinoise ». Quant à son film précédent cette nouvelle oeuvre, « Chongqing Blues », bien que présenté à Cannes, il n’est, à ma connaissance, jamais sorti en salle….

Et voici donc « 11 Fleurs » qui arrive dans nos salles!! Oeuvre dont le titre original (Wo 11, 我11), signifie – j’ai 11 ans-, soit l’âge du jeune personnage principal du film: Wang Han. Nous sommes en 1975 dans une bourgade du Guizhou, province du sud de la Chine. A cette période la révolution culturelle n’est pas encore terminé, il faudra attendre 1976 et les disparitions successives de Zhou Enlai puis de Mao Ze Dong pour cela….Le jeune garçon vit entouré de ses parents, un père comédien modeste mais que sa profession éloigne souvent du foyer familial, une mère ouvrière à l’usine locale, et une petite soeur, écolière comme lui. Jusqu’alors, Wang Han ne semble guère s’être soucié des tourments qui secouent la Chine, il est juste un enfant, préservé encore des aberrations du monde adulte, un enfant joueur et malicieux , ne rêvant juste que d’obtenir une chemise neuve, car il vient dêtre nommé chef de gymnastique de son école.

Mais des événements vont intervenir dans cette existence baignée par l’innoncence.Il y a d’abord l’étrange comportement de Jue Hong, la jeune et jolie fille du vieux Xie, intellectuel shanghaï envoyé ici pour être rééduquer dix ans auparavant. Un homme est ensuite retrouvé mort assassiné, et on apprend rapidement que le meurtrier présumé serait le frère ainé de Jue Hong, qui aurait ainsi voulu venger le viol de sa jeune soeur. Tout se complique pour Wang Han quand il est confronté directement au meurtrier et qu’il va devoir garder le secret de sa cachette. Et dans cette bourgade lointaine, les impitoyables gardes-rouges semblent vouloir lancer un ultime baroud « d’honneur », alors que dans la rue principale un gigantesque portrait de Mao parait épier chaque faits et gestes des habitants….

Sur ces événements tragiques, Wang Han ne peut conserver un regard d’enfant. Sa mère, aimante mais accaparée par la tenue du foyer, est bien loin de se rendre compte de ce qui se trâme dans la vie de son jeune fils. Quant à son père, il ne rêve que de voir son fils étudier la peinture, ce qui à cette époque pouvait aisément être considéré comme « contre-révolutionnaire »….

Wang Xiao Shuai a construit une belle chronique de l’enfance au milieu des années 70 en Chine, certains aspects du film sont d’ailleurs hautement autobiographiques, comme la transmission de l’art -la peinture- par le père. Pour une, voire deux, générations de cinéates, les évocations de la révolutions culturelles semblent être un passage obligé de leurs oeuvres, on ne compte plus les films basés sur ce sujet. Celui-ci , vu par les yeux d’un jeune garçon, même si le contexte politique n’apparait finalement qu’en toile de fond, est un touchant témoignage qui se laisse regarder sans contrainte, il est comme une tranche de vie éparpillée dans un monde où l’on doit grandir trop vite, même si on a que 11 ans….

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(bande-annonce du film)

 

 

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Taiwan CinéFest: 18 et 19 Mai 2012

Posté par faguoren le 8 mai 2012

 

Taiwan CinéFest: 18 et 19 Mai 2012 dans Films cinefest

 

Les évènements se bousculent et se superposent! Alors qu’aura commencé le second « Festival Du Cinéma Chinois En France » (voir ci-dessous) va se dérouler durant deux jours la première édition française du « Taiwan Cinefest »!  Celui-ci est organisé tous les ans à Londres depuis 2009 et va donc démarrer une carrière francaise bienvenue! Cette manifestation se déroulera les 18 et 19 Mai prochain au cinéma « La Clef » 34 rue Daubenton 75005 Paris (c’est pas très loin du Jardin des Plantes, pour situer…). Quatre films seront présentés donc je vous invite à voir les détails par le biais du lien ci-dessous:

http://www.filmfestivals.com/fr/blog/l_editeur/lancement_du_taiwan_cinefest_les_18_et_19_mai

Bonne chance et tous mes souhaits de plein succés pour ce festival!

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Festival Du Cinéma Chinois En France: Du 14 Mai Au 12 Juin 2012

Posté par faguoren le 8 mai 2012

 

Festival Du Cinéma Chinois En France: Du 14 Mai Au 12 Juin 2012 dans Films festchi-300x165

Un peu plus d’un an après la première édition, au premier trimestre 2011, voici donc le retour du « Festival De Cinéma Chinois En France »! Il va se dérouler conjointement dans plusieurs villes durant 1 mois donc. Un événement considérable donc qui devrait offrir de beaux moments! A noter que cette année les invités d’honneur du festival seront Gong Li (très beau coup réalisé par les organisateurs!) et….Alain Delon!  Je reviendrais bien évidemment sur cette manifestation, j’essayerai de voir le plus de film possible….Pour toutes les infos, je crois que le mieux est de vous rendre directement sur le site du festival!

http://www.festivalducinemachinois.com/

Au plaisir de vous y croiser !!!

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La Rizière

Posté par faguoren le 4 mai 2012

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Un bien beau film est sorti sur nos écrans cette semaine! Ceci-dit, je dois vous avouer que sur ce coup, il ne m’était pas difficile d’être conquis d’avance, l’action de « La Rizière » se déroulant dans les splendides paysages de rizières en terrasse dans le district de San Jiang au coeur de la province du Guangxi, là même où j’ai effectué un magnifique périple en septembre dernier!!  (voir rubrique « balade dans le Guangxi, septembre 2011″ du blog). En plein territoire de la minorité Dong, ce fut avec beaucoup d’émotion que ce film m’a replongé dans ces merveilles de la nature, retrouvant au fil des images des sensations qui de toute façon étaient restés intensément ancrées dans mes souvenirs de voyageurs en Chine…S’il est avant tout un film de fiction, « La Rizière » est aussi un magnifique documentaire sur cette région du Guangxi qui même en 2012 demeure fidèle à ses traditions, ses coutumes, ses chants. Mais pour combien de temps encore…? J’ai cru reconnaitre sur le lieu de tournage, le superbe village de Chengyang, et particulièrement son extraordinaire pont « du vent et de la pluie », symbole de l’architecture Dong, là même où je suis resté quelques jours à explorer les sentiers sinueux et vertigineux au milieu des rizières au vert si lumineux…

Passé ce captivant retour vers mon expérience personnelle, il y a aussi un film et il me faut donc vous inciter à le découvrir! Il est l’oeuvre d’une cinéaste chinoise installée en France depuis une vingtaine d’années mais originaire de cette province du Guangxi, Zhu Xiaoling, dont « La Rizière » est le prometteur premier long-métrage.

Le scénario tourne autour d’une jeune écolière de 12 ans, A Qiu, dont les parents sont partis travailler à la ville. Au village, la jeune fille est donc entourée de ses grands-parents et de son jeune frère A Bao, guère passionné par l’école et dont le seul désir dans cette profonde ruralité est d’avoir une console de jeu….A Qiu, brillante élève a tout autant le désir de rompre avec cette vie austère et difficile de paysanne. Elle n’a pour but que de pouvoir partir étudier à Pékin ou à Sanghaï et son rêve secret est de devenir écrivain, inffluencée par les aspirations d’émancipation de sa meilleure amie et ainée de 3 ans, Qiao Mi.

Mais soudainement, la grand-mère décède, obligeant les parents de Ai Qiu à revenir vivre au village. Il va falloir alors trouver les ressources pour subsister, l’unique récolte annuelle de riz ne permettant pas d’échapper aux difficultés du quotidien, surtout que si Ai Qiu réussit l’examen d’entrée au collège, elle n’obtient cependant pas une note suffisante pour obtenir une bourse d’étude. La famille va donc s’évertuer à trouver des moyens de revenus supplémentaires. Le grand-père n’a pas abandonné son savoir pour construire des pagodes. La mère écrit des chansons d’amours mélant sentiments et traditions Dong qu’elle chante dans les fêtes de village. Quant au père, il fait l’acquisition d’un solide buffle qu’il espère entrainer aux cruels mais traditionnels combats de buffles dans l’espoir de le revendre avec un fort bénéfice pour pouvoir s’acheter un camion. La vie s’écoule ainsi, parsemées de vicissitudes, qui au milieu d’images superbes, entrainent le spectateur dans la vie quotidienne d’un village de montagnes en Chine. A force de labeur, la petite famille entretient l’espoir de enfin pouvoir accéder à une existence meilleure et à pouvoir envoyer Ai Qiu au collège, mais le drame va alors survenir…..

Si vous désirez découvrir une Chine méconnue, où rien ne semble avoir bougé depuis des décennies, ce film rare et filmé avec maestro saura vous captiver par ses vues de cartes postales, par l’authenticité de ses acteurs tous non-professionnels. Zhu Xiaoling, c’est l’évidence, a voulu rendre un bel hommage à ce peuple Dong dont elle semble se sentir si proche. « La Rizière » est un film magnifique que tous les amoureux de la Chine doivent découvrir! Il est diffusé à Paris à « L’espace Saint Michel » au 7 de la place Saint Michel mais aussi, bonne surprise, dans de nombreuses villes de province.

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  (Bande-annonce du film)

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