Li Wei s’expose au Parc De La Villette.

Posté par faguoren le 28 mars 2012

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Artiste contemporain et photographe, Li Wei est né en 1970 dans une famille de paysans de la  province du Hubei. Il est mondialement connu pour ses clichés défiant toutes les régles de l’apesanteur, et réalisés sans trucages. Seuls des cables et des échafaudages, qui sont supprimés sur les photos finales, sont la base de ces incroyables mises en scène, reflets des fantasmes de l’artiste et de son imaginaire vertigineux . Dans un réel pas toujours souriant, la dose d’irréel imaginée par Li Wei est une grande bouffée d’oxygène, elle nous invite à la rêverie et aux sensations les plus inventives.

C’est dans le cadre du très beau Parc de la Villette, le long du canal de l’Ourcq que sont exposées jusqu’au 19 août en format géant quelques unes des créations les plus célèbres de Li Wei. Une exposition en plein air qui transforme pour quelques mois la quiétude nonchalante de ces lieux en un espace féérique où l’on peut paisiblement méditer sur l’avénement bouillonnant de l’art contemporain en provenance de Chine.

Deux photos sont d’abord montrées sur l’immense parvis de la grande Halle. Mais pour admirer le reste des oeuvres, il faut marcher à travers le parc jusqu’au canal. Le mieux alors, est d’emprunter la passerelle pour avoir une vision haute de l’exposition puis de redescendre sur les vastes pelouses pour se rapprocher des immenses panneaux sur lesquelles sont fixées les photos. Deux aspects qui permettent de totalement s’imprégner de la substance à la fois burlesque et gigantesque de ces créations. Le tout est bien sur totalement gratuit, il est par contre possible d’acheter le catalogue de l’exposition mais pour ma part, j’ai trouvé les 19 euros demandés exagérés par rapport au contenu. Une fort réjouissante promenade donc, je n’ai pas louper l’occasion de prendre quelques photos qui, je l’espère, vous inciteront à vous rendre porte de Pantin (métro ligne 5)! Cliquez sur les photos pour les aggrandir.

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La majorité de ces photos ont été prises à Pékin, mais aussi en Mongolie intérieure.

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Voilà, libre à vous d’essayer de faire pareil, à vos risques et périls!!

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Ripoux à Zhengzhou

Posté par faguoren le 18 mars 2012

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Best-seller en Chine, ce roman de Zhang Yu datant d’une dizaine d’années a tout d’un polar; le titre tout d’abord et encore plus ses deux héros: deux policiers incorruptibles sévissant dans Zhengzhou, l’immense capitale de la province du Henan où pullulent pickpockets et autres escrocs du coin. Certes, le prétexte policier est la base du récit mais l’oeuvre de Zhang Yu apparait avant tout comme une formidable échographie de la société chinoise à la croisée des deux siécles, avec en toile de fond l’attrait toujours plus fort du désir de richesse et la corruption qui inexorablement gangrène toutes les couches de la société et du pouvoir…

Yu Fugui a la quarantaine. Marié et père d’une adolescente, il est policier par vocation et est devenu maitre dans l’art de répérer et d’arrêter les pickpockets, ce qui en fait une célébrité locale mais aussi nationale dans le giron de la police mais aussi de celui des truands, au point qu’une sorte de respect réciproque s’est créé entre ces deux mondes antagonistes. Il est associé à Wang Hai, de dix ans plus jeune que lui. Tout aussi émérite que son compère, Wang Hai, à cause d’une « erreur » politique du tant où il était étudiant se sait condamné à ne recevoir aucune promotion au sein de la police.Quant à Yu Fugui, c’est son intégrité professionnelle qui lui fait fuir tout honneur et récompense, la limite entre corruption et élévation de grade étant pour lui bien trop floue…Malgré leur statut de policier d’élite, nos deux héros semblent donc promis  à demeurer toute leur vie de simples policiers , devant se contenter de leur maigre salaire et de se nourrir chaque jour du même bol de nouilles bon marché; même s’il est le meilleur, un bon policier chinois reste tout en bas de l’échelle sociale et ne semble vouer qu’à recevoir mépris et inconsidération de sa hiérarchie, un phénomène semblable à celui décrit par Lao She dans « Histoire De Ma Vie » qui relatait l’existence misérable d’un policier dans les années 30. Il semble qu’il y ait des choses immuables en Chine!!

La comparaison avec Lao She ne s’arrête, à mon sens, pas à cet exemple. Zhang Yu, plus que de s’appesantir sur de solides intrigues policières, préfère nous dépeindre le quotidien souvent croustillant de ses deux personnages. La psychologie de Yu Fugui et de Wang Hai confrontée à la montée en puissance de l’économie chinoise et des inégalités qu’elle engendre donne à ce roman un sens de la réalité des plus crédibles, même si certaines situations paraissent légèrement invraisemblables, surtout quand elles concernent la vie amoureuses des deux policiers qui tient un rôle important dans le récit, le rendant plus léger qu’une continuelle critique des aberrations du système, et rendant donc la lecture tout à fait divertissante. Un formidable roman donc, écrit par un auteur de grand talent et qui mérite lecture et re-lecture.Nul doute que vous découvrirez de nouveaux aspects de la Chine, des aspects certes pas toujours recommandables, mais l’étonnement et la jubilation sont aux détours de chaques pages!

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Le Fossé

Posté par faguoren le 17 mars 2012

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Sortie cette semaine sur les écrans français de « Le Fossé » de Wang Bing. Né en 1967 dans le Shaanxi, Wang Bing a réalisé avec ce film son premier film de fiction. Il était auparavant connu pour avoir tourné de nombreux documentaires, dont « Fengming, chronique d’une femme chinoise », sorti lui aussi récemment en France mais que je n’ai pas encore pu voir….Tourné en 2010, « Le Fossé » a également été diffusé sur Arte 2011.

S’il s’agit effectivement d’un film de fiction, « Le Fossé » pourrait tout autant s’apparenter à un documentaire historique puisqu’il s’intéresse à l’une des périodes les plus sombres de l’histoire de son pays; à savoir le destin des « Laogai », qui était à la Chine de Mao ce qu’était les goulags aux pires moments du régime soviétique. Y étaient internés afin d »y être « rééduqués » tous les opposants du régime, réels ou imaginaires, comme les contre-révolutionnaires où ceux que l’on nommait les droitiers où encore les intellectuels…. Comme dans n’importe quel régime totalitaire à tendance paranoïaque, n’importe qui risquait de se voir de toute façon déporté dans un Laogai…D’après les autorités de l’époque, les Laogai avaient trois fonctions précises: punir et surveiller les criminels, les réhabiliter et les faire participer à la production du pays par le travail forcé. Nombre de chinois interné dans ces camps y périrent…

« Le Fossé » se déroule en 1960 dans un de ces camps, perdu dans le lointain désert de Gobi, à une période où la Chine était en proie à une effroyable famine. Les prisonniers furent bien sur parmi ceux qui souffrirent le plus de cette famine. Dans ce décor d’une effroyable austérité, des hommes essayent de survivre, semblant oubliés de tous et qui cherchent un improbable salut en se remémorant un passé enfoui et en se nourrissant de ce qu’ils peuvent trouver, certains allant même se procurer de la chair humaine dans ce qui est appelé cimetière mais qui est en fait un enchevêtrement de tombes sans nom éparpillées dans le désert; ultime lieu de repos de victimes de conditions de détention inhumaine…Les fossés, ce sont ces sortes de trous à rats creusés pour loger les prisonniers.

Au coeur de ce naufrage de la dignité humaine, une femme arrive de Shanghaï afin de visiter son mari. Mais celui-ci est mort 8 jours auparavant. Elle va alors tout mettre en oeuvre pour essayer de retrouver la tombe de mari. Une tâche à priori impossible au milieu de ces centaines de sépultures anonymes.

Montrant une réalité tragique, le film de Wang Bing insiste sur le dénuement total de ces hommes tout en délaissant la partie purement politique de cette réalité. Ainsi, il ne montre rien de ces séances d’auto-critiques auxquelles devaient s’adonner toutes personnes « réhabilitées » dans un Laogai. Les raisons pour lesquelles ont été internés ces hommes sont à peine dévoilées. L’on apprend juste que l’un de ces prisonniers avant d’être lui-même victime, avait dénoncé de nombreux droitiers; comble de la stupidité de ce régime qui se mord la queue….C’est donc la dimension humaine de ces déportations qu’a voulu montrer le réalisateur. Il en sort un film bien sur éprouvant, rythmé d’une morbide lenteur qui nous plonge dans le quotidien sans espoir des pestiférés du régime de Mao…Glacial et impressionnant….

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Apart Together (2)

Posté par faguoren le 8 mars 2012

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Sortie cette semaine dans les salles françaises de « Apart Together » de l’excellent Wang Quan’An qui fut, rappelons le, le réalisateur du merveilleux « Le Mariage De Tuya » en 2006. Alors pourquoi , allez vous dire, ai je ajoutais ce petit (2) en titre de cette article? Tout d’abord, ce film date de 2010, et s’il sort seulement maintenant ce n’est pas réellement une nouveauté, d’autant plus qu’il a été projeté au « Festival du cinéma chinois en France » en février 2011. J’en avais bien évidemment fait état à l’époque dans l’historique de ce blog, vous retrouverez facilement l’article.

Qu’en dire de plus aujourd’hui? L’ayant de nouveau visionné en salle, il m’a de nouveau fortement ému. Cette histoire de retrouvailles après une séparation de quarante années due à la guerre civile en Chine est fort réussie et dotée en plus d’une dose d’humour pardfaitement disséminé ici et là au gré du scénario. C’est aussi une très belle chronique familiale qui nous plonge au sein d’une famille de Shanghaï dont la quiétude va être bouleversée par l’arrivée en provenance de Taïwan de celui qui fut il y a longtemps, le premier homme de la maitresse de maison. C’est aussi une profonde histoire d’amour, comme celle que chacun de nous aimerait vivre mais qui ne semble exister vraiment que dans les rêves, les films ou les romans…Enfin, « Apart Together » nous interroge sur la vieillesse, le temps qui passe, les regrets, les remords,la quête perpétuelle du bonheur et du sentiment d’avoir fait ce qu’il fallait faire, en dépit des contraintes de la vie….

Un bien beau film qu’il faut absolument découvrir ou redécouvrir, il est en salle, profitez en!

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Voiture De Luxe

Posté par faguoren le 4 mars 2012

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Regard sur Wang Chao, révélé avec « L’orphelin d’Anyang », il y a une dizaine d’année. Suivront « Jour Et Nuit » puis donc « Voiture De Luxe » en 2006. Ce dernier cloturera une trilogie voulue par le réalisateur comme étant une observation réaliste de la Chine comtemporaine, une sorte de constat fort amer du croisement des générations et d’un temps qui semble passer trop vite, laissant sur son passage les traces destructices d’une société où évolution rime avec désillusion….Wang Chao filme la Chine de l’épanouissement économique, mais il y met en exergue l’évidence d’une perte des valeurs que renforce les inégalités sociales. Il en tire un bilan fortement imprégné de pessimisme…

Li Qi Ming, instituteur des campagnes à l’approche de la retraite revient à Wuhan, quarante années après avoir quitté la ville, envoyé se faire rééduquer en tant que contre-révolutionnaire. Il y vient à la recherche de son fils, porté mystérieusement disparu mais que sa mère mourante désire revoir une ultime fois…Li Qi Ming est accueilli par sa fille, la belle Yanhong, elle aussi partie à la ville y trouver travail. Ce que le père ignore, c’est que sa fille travaille comme call-girl dans un bar à Karaoké luxueux tenu par un mafieux devenu l’amant de sa fille.

Grace à Yanhong, le vieil instituteur se fait aider dans sa recherche par un policier, lui aussi à l’aube de la retraite, qui va reconnaitre dans l’amant de Yanhong, un homme qu’il a fait mettre en prison dix années auparavant.

Dans cette ville qu’il ne peut reconnaitre ni comprendre, Li Qi Ming va promener sa mélancolie, en parralléle avec celle de sa fille. Ces deux êtres essayant d’attraper l’espoir, de renouer sans vraiment y croire avec des liens familiaux dilapidés par les aspirations divergeantes…Li Qi Ming ne trouvera réellement compassion qu’auprès du vieux policier. Quant à Yanhong, victime du pernicieux système de la loi du plus fort, elle ne peut que s’abandonner à la raison d’un homme dont le passé et le mode le vie en viendront à bout….C’est quand l’espoir de retrouver le fils vivant sera vain que Qi Li Ming et Yanhong parviendront enfin à réellement se retrouver.

Le film de Wang Chao, remarquablement mis en images et porté par l’actrice, mais aussi chanteuse et romancière, Tian Yuan , joue parfaitement sur les contrastes des personnages, sur leur fragilité. Les lumières de la ville cachent des réalités bien plus obscures. Le choix du cinéaste a été de montrer cette violence ambiante presque en filigrane, il en ressort une sombre beauté poétique faisant de « Voiture De Luxe » une oeuvre presque morbide mais forcément distinguée. Un film à découvrir si vous l’ignorez. A noter qu’il a échappé à la censure chinoise, bénéficiant même d’une sortie DVD, mais pas sur que au pays où le DVD pirate est roi, cela ait pu réellement servir sa notoriété!

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(Bande-annonce du film)

 

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GEO Mars 2012: La Chine Eternelle

Posté par faguoren le 1 mars 2012

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Le numéro de mars 2012 du célèbre mensuel GEO a de quoi me (nous) ravir et nous enchanter. Titrant en couverture  » La Chine Eternelle », il propose une trentaine de pages dédiées à la Chine rurale. A l’heure où pour la première fois de son histoire, la population des villes en Chine dépasse en nombre celle des campagnes, GEO part à la découverte de cette Chine méconnue et souvent oubliée. Cette Chine « Feng Shui » comme la décrivent les auteurs se révèle hors du temps, hors des bouleversements qui secouent pour le meilleur, et parfois aussi pour le pire, l’Empire du milieu. Oui, cette Chine est éternelle, car trop ancrée dans une histoire millénaire que ne pourront jamais annihiler les buildings de Shanghaï  et les boites à la mode occidentale de Pékin!

Les reporters du magazine ont parcouru certains des coins les plus reculés et les plus authentiques du vaste territoire chinois. Ils nous emmènent ainsi dans les magiques Montagnes Jaunes, les rizières en terrasse du Guangxi, les extraordinaires maisons Tulou du Fujian, dans les hauts sommets du Yunnan ou du Qinghai…Moi qui ait eu la chance et le bonheur de parcourir pas mal de ces régions, feuilleter la revue me ramène à des souvenirs émerveillés et exacerbe ma démangeaison de repartir!

La signature « GEO » est depuis longtemps gage de qualité. Aussi bien dans le texte que dans les superbes photos, le travail des auteurs est remarquable. Saisissant tout à la fois rituels ancestraux que néo-modernisme de citadins aisés avides de retour à la campagne, ils ont su ouvrir les portes et décoder les réalités d’un pays dont on n’a pas assez d’une vie pour en découvrir et comprendre toutes les diversités. Un bien beau numéro donc, à acquérir et à conserver!

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Juge Bao: L’Auberge Maudite

Posté par faguoren le 1 mars 2012

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Le quatrième volume des aventures du juge Bao, aux excellentes éditions Fei, est enfin sorti voici quelques semaines! Enfin, car oui, il a fallu patienter une année depuis la parution du volume précédent. C’est vraiment l’unique « reproche » que l’on puisse faire, car quand on aime, l’impatience ne se maitrise pas toujours, n’est ce pas? La série devant au total comporter 9 volumes, espérons néanmoins pouvoir l’apprécier dans sa globalité avant 2017! Bon, pas de panique! il s’agissait juste pour moi de mettre un petit bémol à un plaisir qui demeure non contenu: La collection s’enrichit d’un nouvel opus, et c’est bien l’essentiel!!

Si vous connaissez les trois premières aventures du célèbre Juge (rappelons qu’il s’agit d’un personnage historique réel et fort réputé en Chine), vous demeurerez en terrain connu. Bao une nouvelle fois est confronté au machiavélisme ambiant, aux traquenards les plus sordides et aux intrigues les plus complexes à déficeler! Cette Chine de jadis ne manquait décidemment pas de sinistres sires, la lecture de cette bande-dessinée vous en fera découvrir une belle brochette!baoo2-300x148 dans Lectures

Le juge Bao et sa fine équipe oeuvrent cette fois ci dans la bourgade de He Zhong , son but premier est de permettre aux plus démunis d’échapper à la famine qui guette, mais l’initiative ne va pas plaire à tous le monde, et principalement à ceux qui tirent profit de la situation. Un maléfique complot va alors se mettre en place afin de le discréditer…Par ailleurs, l’on signale de bien mystérieuses disparitions de voyageurs…Que sont ils devenus? Tous ces événements auraient ils un lien parralléles? Bien difficile à mettre au clair…Mais notre juge en a vu d’autres! Maitre de la probité et de la justice, il va tout mettre en place pour ramener la paix dans la localité. Je vous laisse imaginer la suite et la fin de l’aventure, et de quelle façon le juge Bao réussira à construire la « happy end »! Ou plutôt, je vous invite lire cette nouvelle saga , oeuvre du dessinateur Chongrui Nie et du scénariste Patrick Marty.

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Les habitués de l’oeuvre ne seront ni surpris mais pas pour autant déçus. Le graphisme est toujours aussi somptueux. Le texte évite les boursouflures et l’emphase inutile et le suspens tient en haleine jusqu’aux ultimes pages. Le tout pour 8,50 euros. Les trois premiers volumes étant toujours disponibles, cette sortie peut être pour le novice l’occasion d’une jolie séance de rattrapage au sein des méandres de l’ancienne Chine impériale, et pour les autres, espérons une parution pas trop tardive du numéro 5!

A noter un avant-propos signicatif de Patrick Marty qui met les choses au claires quant à la relation entre le juge Bao et son homologue le juge Ti, qui s’il est fort sympathique, est un personnage tout autre. Le juge Bao a sa propre légitimité, sa propre histoire…..

PS: Non, non le blog n’était pas mort! il avait juste besoin de souffler un peu…comme moi, comme nous tous….les va-et-vient de l’existence en quelque sorte!

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