Hongfei cultures, la Chine pour les enfants !!

Posté par faguoren le 27 juin 2011

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J’ai reçu sur Facebook une fort jolie invitation! Invitation en provenance d’une maison d’éditions qui m’était jusqu’alors inconnue. Hongfei Cultures est établie en Seine et Marne et offre une multitude de collections ayant trait à la Chine et destinée aux enfants de 3 à 12 ans! Et à la vue du site internet, le travail est impressionnant et propose toutes sortes d’initiations à la culture chinoise. Le mieux est encore de découvrir par vous-mêmes cet éventail de richesse colorée et inventive en cliquant sur l’image ci-dessus. Bravo et voeux de réussite à Hongfei Cultures!

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Une Jeunesse Chinoise

Posté par faguoren le 27 juin 2011

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Le film-polémique qui occasionna à son auteur, Lou Ye, cinq années d’interdiction de tournage en Chine suite à la projection du film à Cannes en 2006, ceci malgré le veto imposé par les autorités de Pékin. Les raisons invoquées furent une une soi-disant copie de mauvaise qualité fournie par Lou Ye lui même, mais les véritables motifs étaient bien ailleurs. Une bonne partie de « Une Jeunesse Chinoise » se déroule avec en toile de fond les manifestations de Tian An Men en 1989. En outre, cette histoire d’amour (car ce film est avant tout une histoire d’amour…) est filmé avec une sensualité et un érotisme bien trop provocateurs pour les autorités chinoises. Lou Ye récidivera d’ailleurs plus tard en tournant « Nuit D’Ivresse Printaniére »  dans lequel il filmera de façon sans équivoque l’homosexualité…Voila donc ce qui fit essentiellement parlé du film, c’est à la fois instructif et restrictif. Si ces entraves à la liberté démontrent que l’expression artistique en Chine est encore bien cadenassée, elles ne doivent pour autant pas nous faire désintéresser du film et du talent de Lou Ye à filmer la passion amoureuse . C’est la meilleure contribution possible à tenter de briser les chaines…

Si vous êtes habitué à ce blog, vous connaissez certainement mon admiration pour Lou Ye ( « Suzhou River » restera probablement pour longtemps l’un de mes films de chevet) , aussi la censure qui le touche m’exaspére au plus haut point….Mais je vais donc m’attacher à vous parler de « Une Jeunesse Chinoise ».

Yu Hong , jeune étudiante du Dongbei, tout proche de la frontiére nord-coréenne, reçoit sa lettre d’admission pour aller étudier à Pékin. Elle quitte donc Tumen, sa famille et son petit ami et se retrouve au coeur d’un monde qu’elle ignorait jusqu’alors, fait d’indépendance, de liesse estudiantine et de frénésie des sentiments. Sa rencontre avec Zhou Wei va bouleverser son existence, les deux étudiants vont vivre un amour passionnel où les corps vont s’aimanter mais où les âmes iront jusqu’à se déchirer. Dans cet univers qui va bientôt vivre l’exaltation d’un révolte vouée à l’échec et tragiquement réprimée, les deux amants vont se séparer et prendre des chemins bien différents. Yu Hong quitte Pékin et part à l’autre bout de la Chine. Quant à Zhou Wei, il émigre en Allemagne avec Li Ti, la meilleure amie de Yu Hong. Les années passent, le monde évolue en ce début des années 90, la chute du mur de Berlin puis l’éclatement de l’URSS dévoilent des perspectives nouvelles un peu partout sur la planète.

Yu Hong va alors vivre de longues années d’indécision et de souvenirs malaisés, s’offrant à des hommes qu’elle ne peut aimer. Tourmentée et nostalgique de ses années de passion, elle traverse le temps qui passe en ressassant ses désirs à jamais disparus. Suite à la disparition tragique de Li Ti, Zhou Wei quitte Berlin et rentre en Chine. Plus de dix ans aprés la séparation, Yu Hong et Zhou Wei vont se retrouver mais la brisure reste sans espoir et inéluctable….

« Une Jeunesse Chinoise » est donc bien plus qu’un film politique, même si le contexte d’époque est omniprésent. On y voit d’aiileurs des images d’archives filmées aussi bien à Pékin que Moscou où Berlin. Mais tout ceci n’est prétexte qu’à présenter une nouvelle analyse de la passion amoureuse, passion complexe et non dénuée de risques vécue par une jeunesse en pleine ébullition qui, le temps d’un printemps, va croire que tout est possible. Encore un trés beau film de Lou Ye, cinéaste singulier d’un style qui n’appartient qu’à lui. Le rôle de Yu Hong est joué par Hao Lei, jeune actrice née dans la province du Jilin et dont c’était le premier grand rôle, ce qui rend sa performance d’autant plus remarquable dans ce drame qui révèle un sens de l’érotisme nouveau dans le cinéma chinois. Aux dernières nouvelles, Lou Ye prépareraient un nouveau film….

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(Un extrait du film, que l’on trouve par ailleurs trés facilement en DVD)

« Mon Petit Ailleurs Chinois » a passé voici 48 heures le cap des 30000 visites, ce qui en un peu plus d’un an et demi d’existence m’apparait fort honorable. Le blog apparait d’ailleurs en lien dans pas mal d’autres blogs. Ma seule déception réside en fait dans le nombre trés (trop) restreint de commentaires, mais ça je ne peux vraiment rien y faire….Mais bien sur, le blog va continuer. Parler de mes passions chinoises sera toujours pour moi un sujet inépuisable. Cap vers les 40000 donc!

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La Chine Impériale

Posté par faguoren le 21 juin 2011

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Passant cet aprés-midi devant cette excellente librairie qu’est « Monalisait » 7 Bd Bonne Nouvelle 75002 Paris, qui aime à solder de bien beaux bouquins, mon oeil averti a vite été attiré par un splendide et imposant livre « La Chine Impériale » paru aux éditions Piccolia, spécialisée dans les ouvrages pour la jeunesse. Feuilletant l’exemplaire de démonstration,j’ai découvert une splendide réalisation en 3D, mélangeant illustrations , maquettes se dépliant en tournant les pages, dragons multicolores et une pléiade d’autres surprises enchanteresses se dévoilant au fil des pages qui se tournent!

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De l’époque des « Royaumes combattants » jusqu’à Puyi en passant par les aspects traditionnels et millénaires de la Chine des empereurs, rien n’est occulté. Cela est bien sur destiné avant tout à un jeune public mais saura, j’en suis sur, ravir tous les passionnés de la Chine de 7 à 77 ans! On conserve tous quelque part une âme d’enfant, non?  Le soin apporté à la réalisation de ce beau livre, ses couleurs chatoyantes et l’originalité du concept 3D me ravissent et me font dire que le monde de l’édition a encore de beaux jours devant lui s’il est capable de nous offrir ce genre de petite merveille…Cerise sur le gâteau, il est soldé à « Monalisait » au prix de 12 euros! Alors dêpéchez vous d’aller en chercher un exemplaire pendant qu’il y en a encore, ça ne devrait pas durer bien longtemps. Que ce soit pour offrir ou vous faire un petit plaisir perso, vous ne le regretterez pas!

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Cri D’Appel

Posté par faguoren le 17 juin 2011

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Les « Editions en Langues étrangères » existent depuis 1952. Basée à Pékin cette maison d’édition a la riche idée de publier des livres présentant des textes originaux en chinois couplés avec la traduction, française en l’occurence. Vendus en format poche et à des prix restreints, on trouve facilement ces ouvrages dans les librairies chinoises (oui je sais, il faut habiter Paris….Mais la librairie Phénix posséde un site de vente par internet). En outre, il s’agit de belles opportunités de lire des oeuvres pas nécessairement faciles à dénicher en dehors de ces publications.

Voici quelques temps, à travers « La Véritable Histoire D’Ah Q », je vous avais fait part de mon enthousiasme pour Lu Xun, génial auteur  post révolution de 1911 et pére de la littérature chinoise contemporaine, véritable icône de la culture chinoise (ce terme me fait toujours rire, mais je n’en trouve pas d’autre…Je trouve pourtant « culture chinoise » trés peu suggestif et surtout trés fourre-tout…).

Il était donc logique de retrouver l’oeuvre de l’écrivain shanghaïen dans le catalogue des « Editions en Langues étrangères », je vous propose donc de vous intéresser à « Cris D’appel » qui regroupe 8 nouvelles écrites par Lu Xun entre 1918 et 1922, dont le célèbre « Journal d’un Fou »  qui est une parfaite introduction à l’écriture de Lu Xun. Suivent chronologiquement « Kong Yiji », « Le remède », « Demain », « Un Petit Incident », « Tempête Dans Une Tasse De Thé », « Mon Village Natal » et « Le Théatre Des Dieux ».

Dans la préface de l’ouvrage, Lu Xun explique ainsi le titre: « Il m’arrive encore de lancer quelques cris d’appel pour encourager le combattant qui galope dans la solitude, afin qu’il ne faiblisse pas. Peu m’importe que mon cri soit de bravoure ou de tristesse, repoussant ou dérisoire. »

Amateurs de drames épiques ou d’aventures extraordinaires, pas sur que Lu Xun soit fait pour vous. Ces nouvelles se concentrent sur l’ambiguité d’une société en plein renouvellement, l’auteur utilise des métaphores telles que le cannibalisme (!!!) pour décrypter souvent avec pessimisme l’identité du peuple, principalement rural,  qui l’entoure, souvent avec nostalgie et humour. J’ai terminé la lecture française de ce livre, j’espère un jour pouvoir lire correctement le texte chinois, trop compliqué pour moi pour l’instant mais je garde courage!!

« Chaque génération est pire que la précédente »

(Extrait de « Tempête Dans Une Tasse De Thé)

 呐喊

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Lu Xun

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Les Bonbons Chinois

Posté par faguoren le 13 juin 2011

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Ce qui fait rêver l’occidental amoureux de la Chine (quelqu’un comme moi en quelque sorte…) n’est pas dans ce roman coup de poignard à l’imagerie traditionnelle de l’empire du milieu. Il m’a plutôt fait penser à l’autobogriaphie de …..Dee Dee Ramone!!!! (« Mort aux Ramones » parue aux éditions « Au Diable Vauvert« ), j’exagère à peine…. Une Chine d’une jeunesse , plutôt dorée,mais désemparée qui découvre les excitations d’un mode de vie sur le fil du rasoir, une Chine éprise de rock et qui écoute les Doors où Joy Division….Une Chine où des jeunes filles devenues junkies se prostituent pour se payer leurs doses avant de sombrer dans des centres de désintoxication…Une Chine où aucune sexualité n’est tabou…Une Chine où rodent les spectres du sida, de la mort violente et des errances dans des nuits sans espoir….Une Chine où une frange de la population survit en milieu fermé mais dévastateur…

Xiao Hong, une jeune adolescente, est bouleversée par le suicide de sa meilleure amie de lycée et décide de tout quitter: Shanghaï, famille et études pour partir à Shenzhen où elle va faire la connaissance de Saining, un jeune guitariste issue d’une riche famille et qui a vécut une partie de sa vie en Angleterre. La jeune fille va alors rapidement glisser dans un univers inconnu, elle s’éprend du musicien, chante dans son groupe et découvre les affres de la passion et du sexe.Mais elle va trés vite , impuissante, découvrir l’addiction aux drogues dures de Saining,  puis tenter de le guérir avant de tomber elle-même sous le joug du fléau. Les deux amants choient alors dans la déchéance physique et intellectuelle, s’entre-déchirent , s’égarent et vont se perdre l’un pour l’autre. Xiao Hong échoue, presque logiquement hélas, sur de sordides trottoirs et de minables bouges où son corps devient son ultime recours pour subsister. Ses parents aisés parviendront à l’insérer dans un centre de désintoxication et la jeune fille parviendra à trouver un mince échappatoire dans l’écriture sans pour autant, entre Pékin et Shanghaî, sortir de son existence dissolue, entre amants douteux, soirées fiévreuses à la recherche d’illusions perdues et auto-destruction à la fulgurance poètique où plane l’ombre de son premier amour qu’elle retrouve mais ne peut plus aimer.

Le roman de Mian Mian, icône de l’écriture underground chinoise, a fait grand bruit en Chine lors de sa parution en 2000 (le roman se déroule dans les années 90) et est devenu un best-seller avant d’être officiellement interdit. Roman inspirée des propres expériences de l’auteur, il surprend par la violence du propos, le déchirement perpétuel et le jusqu’au-boutisme de ses anti-héros que l’on croirait issus de l’alternative punk-rock de Londres ou de New-york de la fin des années 70…Mais nous sommes bel et bien en Chine, au coeur d’une jeunesse pourtant pas la plus démunie, mais qui se détourne sans espoir de retour du miracle économique. L’écriture de Mian Mian est parfois déroutante, elle n’échappe pas à certaines longueurs et son style, à la fois moderne mais aussi imprégné de classicisme chinois, déroute par moment, voire même ennuye…Il n’en reste pas moins que cette « face cachée de la Chine » dont probablement la plupart d’entre nous ne soupconnions même pas la réalité est une oeuvre édifiante d’un malaise qui n’a pas de frontières ni même d’origines culturelle, elle est juste le reflet universel de la difficulté d’être et de s’épanouïr dans des mondes qui perdent leurs âmes…Dans le même registre, lire aussi « Shanghaï Baby » de  Wei Hui.

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Vivre! ( le film )

Posté par faguoren le 7 juin 2011

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Enfin!! L’un des plus grands chef-d’oeuvres de Zhang Yimou  va enfin paraitre en vidéo en France! La date de sortie annoncée est le 15 juin et il va sans dire que j’ai déjà passé commande! Tiré du roman éponyme de Yu Hua (voir rubrique « lectures ») « Vivre! » est pour moi, avec « Epouses Et Concubines »  le ‘masterpiece’ de celui qui fut dans les années 90 un fantastique génie de la caméra….Fresque grandiose magnifiée par une Gong Li au sommet de son art, ce film reprend relativement fidèlement la trame du roman à travers son personnage principal, Fugui, qui va mener sa riche famille à la ruine avant de vivre tous les drames de l’ére maoïste et aussi bien des malheurs personnels. Epique, tourmenté et passionnel, « Vivre! » est l’un de ces films qui voila une vingtaine d’années m’a rendu amoureux de ce cinéma chinois, et plus largement rendu amoureux de la Chine…La parution de ce DVD est donc un événement , il reste à souhaiter que celle-ci soit bientôt suivi par une sortie française de « Qiu Ju une femme chinoise », autre incontournable du Zhang Yimou de l’époque…Ah, j’oubliais, « Vivre! » est vendu chez un célèbre distributeur du net au prix de 11,49 euros! Vraiment pas à hésiter à ce tarif! Et pour vous faciliter la tache, je vous dirige directement sur le lien, vous n’avez qu’à cliquer sur l’affiche pour commander cette merveille intemporelle!

Image de prévisualisation YouTube

(Un extrait du film)

       活着

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真的好想你

Posté par faguoren le 1 juin 2011

Ni l’envie ni trop le coeur de m’occuper du blog actuellement…Ma maman est trés malade, mais elle est aussi fort courageuse…Espérons que le courage suffisse…Juste envie de lui dédier cette chanson, comme pour lui dire que je pense beaucoup à elle…Image de prévisualisation YouTube

妈妈我爱你。。。

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