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Winter Vacation

Posté par faguoren le 24 février 2011

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Sortie cette semaine en salle de « Winter Vacation » (Han Jia 寒假 ) de Li Hongqi dont c’est le troisième long métrage parait-il. Dans le nord de la Chine, au coeur d’une ville probablement déprimante à vivre tant le climat y semble rigoureux et l’atmosphère obscure et ténébreuse, les vacances d’hiver prennent fin. Mais quelle signification donner au mot vacances quand tout parait baigner dans l’ennui et la morosité? Quelques adolescents errent sans but dans un environnement dénué d’attractivité, l’un d’entre eux ne sait s’il doit ou non quitter une petite amie à l’image du monde qui l’entoure; sans grands attraits…Un garçonnet est sous le joug perpétuel d’un grand-père et d’un oncle prêts à lui botter les fesses sans raison particulière…des parents divorcent, usés plus par une vie morne  que par une crise de couple…Li Hongqi filme 1h30 sur l’ennui qui ronge des gens très ordinaires dans une Chine montrée en plans lents et souvent fixes, une Chine loin des clichés et où régne le désoeuvrement et l’absence d’espoir… Et quand l’école reprend, l’essentielle question est posé: « Comment se rendre utile à la société », aucune réponse n’étant apportée, les élèves semblant déconcertés par une question à laquelle ils n’ont jamais réfléchi…

Evidemment, il faut une certaine concentration pour rentrer dans cette oeuvre. Dès le début, l’on sait que l’on ne va pas franchement rigoler et la crainte de bailler lourdement vient vite hanter le spectateur. Il y a pourtant beaucoup à retenir dans cette désintégration cruelle de la perte des aspirations à un avenir simplement ouvert à des joies et plaisirs ordinaires de la vie. Un monde où même des adolescents ont perdu la faculté de rire et sourire est-il l’image d’une certaine société chinoise d’aujourd’hui que veut nous donner le réalisateur? La caméra de Li Hongqi réussit finalement à dépasser l’ennui de ses personnages pour nous montrer avec talent des attitudes humaines dans un monde où l’homme perd peu à peu ses facultés à vivre…

Un film à voir sans tarder, il n’est projeté à Paris que dans deux salles. Le « Reflet Médicis », excellente salle d’art et d’essai du 5ème arrondissement et le « Lincoln » dans le 8ème arrondissement.

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Cycle Shadows: Programme du 28 février 2011: Yasukuni

Posté par faguoren le 18 février 2011

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La fin de l’hiver pointe enfin le bout de son nez, l’association « Arsinica » tout comme l’an dernier nous propose un lundi par mois une séance de cinéma chinois dit « indépendant ». Cette première projection 2011 aura lieu le 28 février prochain à 20h30 à l’habituel studio des Ursulines à Paris -10 rue des Ursulines- tout proche du jardin du Luxembourg.

A l’affiche, un film-documentaire de 2007 de Li Ying intitulé « Yasukuni » . Il s’agit d’une production sino-japonaise (le réalisateur vit au Japon) dans laquelle Li Ying montre sa vision du sanctuaire de Yasukini où reposent les âmes de millions de japonais morts pour l’empereur….Nul doute que le douloureux passé entre Chine et Japon sera au coeur de ce long-métrage….A voir donc pour une projection unique en ce dernier jour de février!

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                      (bande-annonce)

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La Fête Des Lanternes

Posté par faguoren le 13 février 2011

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Dans quelques jours,le 17 février exactement, les chinois fêteront la « Fête Des Lanternes » (灯节- Deng Jie) que l’on appelle également « Yuanxiao Jie » (元宵节)et qui se fête traditionnellement 15 jours après le nouvel an, le 15 ème jour de la première lune plus exactement. En ce jour on accroche des lanternes aux monuments pour les contempler. Je vous invite à revenir sur les origines de cette fête ainsi que sur les coutumes qui l’accompagnent.

Les origines de cette fête remontent à la nuit des temps, à l’époque des « Royaumes combattants » (475-221 av. J.C.), on avait déjà pris l’habitude de contempler les lanternes, on offrait un sacrificice à l’empereur de l’est, le dieu du soleil. Sous la dynastie  des Han (206 av. J.C.- 220), elle devint fort populaire. C’est l’empereur Liu Heng , qui pour célébrait sa victoire contre des usurpateurs le 15ème jour de la première lune, se déguisait chaque année à cette date en simple quidam et passait la fête parmi la population, c’est lui qui décida que le 15ème jour de la première lune serait la fête de Yuanxiao (le premier mois de l’année et la nuit).

La contemplation des lanternes remonte à l’antiquité et continue de nos jours. Cette coutume est liée à l’ancienne pratique du couvre-feu datant de la dynastie des Zhou (ennviron 11 siècle- 770 av. J.C.) . Pour apaiser le mécontement du peuple, les autorités décidèrent de lever le couvre-feu pour les fêtes. Sous la dynastie Han, la cérémonie de sacrifice à l’empereur pouvait se dérouler jusqu’à l’aube, c’est de là que provient la fête des lanternes. Sous la dynastie du Sud et du Nord (420-589) , la coutume d’orner les monuments de lanternes se répandit dans le pays entier, on utilisait alors des lanternes à huile, des lanternes vernies, des lanternes aux encens ou encore des lanternes à la bougie.Le spectacle était souvent accompagné de représentations théatrales.

Sous la dynastie Tang  (618-907), l’état donna trois jours de congés: la veille de la fête, le jour même et le lendemain. Durant ces trois jours, les administrations étaient fermées et la nuit, quand le couvre-feu était levé, les gens se promenaient . Sous le règne de l’empereur Xuanzong, la nuit de la fête, la Cité impériale était ouverte au public. On dressait un portique de 60 mètres de hauteur orné de 50000 lanternes. Cette coutume du portique illuminé de lanternes perdura durant les dynasties successives pour montrer que l’empereur partageait la joie du peuple. Et dans les rues, petites ou grandes, des milliers de lanternes fleurissaient rendant la nuit claire comme en plein jour.

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Sous la dynastie des Song (960-1279), on prolongea les festivités durant 5 jours et cinq nuits. Les célébrations devenaient de plus en plus spectaculaires, des lanternes de toute sorte apparurent; lanternes à parois de verres coloré, paroi de jade, lanternes peintes représentant des paysages ou des personnages, lanternes en forme de bateau-dragon, de montagnes-tortues, ornées de pagodes……A l’endroit le plus fréquenté de la ville, se trouvait une lanterne appelée « lanterne indicatrice » sur laquelle flottait un ruban multicolore. Pour encourager le peuple à venir contempler les lanternes, l’empereur offrait une coupe de vin à chaque spectateur.

Il existe un célèbre poème intitulé « La nuit de la fête de Yuanxiao » écrit par Xin Qiji, grand poète de la dynastie des Song.

                                                                                                       Au Gré des vents de l’Est,

                                                                                                       Les feux d’artifices illuminent le ciel noir,

                                                                                                      Comme des milliers d’arbres en fleurs.

                                                                                                      On dirait une pluie d’étoiles,

                                                                                                      Quand ils tombent du ciel.

                                                                                                      Les quadruges embaument au passage,

                                                                                                      Au son de la flûte,

                                                                                                      On danse toute la nuit à la lumière des lanternes.

                                               

Sous le règne de Zhu Yuanzhang, fondateur de la dynastie des Ming, la fête se prolongea durant 10 jours puis commença à s’accompagner de pièces de théatre. De nos jours, la fête des Lanternes a continué à se développer. A la contemplation des lanternes s’ajoutent des jeux de balançoires, le jeu des dragons-lanternes, des feux d’artifices, des échasses….Les enfants, accompagnés de leurs parents se promènent lanterne à la main. Les motifs de dessins animés ont parfois remplacé les motifs traditionnels et certaines lanternes fonctionnent à pile! Un jeu consiste aussi à deviner les rébus écrits sur les parois des lanternes.

Qui dit fête chinoise, dit bien évidemment spécialité culinaire et au moment de la fête des lanternes, on mange des Yuanxiao qui sont une sorte de boulette de riz gluant fourrée, elle symbolise l’union et l’harmonie de la famille. Aujourd’hui on en trouve principalement fourrés de sucre, de cannelle, d’azerole, de jujube, de sésame, de prunes séchées,  de purée d’haricots rouges, de cacao….

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Voilà, c’était ma petite façon de vous fêter une belle fête des lanternes! J’espère vous avoir appris quelques petites choses…Bien sur, tout cela n’a rien d’exhaustif, il y a encore surement beaucoup à dire et à apprendre…. (et merci à mon adorable Ping Ping pour sa contribution aux illustrations!)

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La Véritable Histoire D’Ah Q

Posté par faguoren le 11 février 2011

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Enfin! J’ai enfin commencé à lire les écrits de Lu Xun, écrivain majeur du début du XXième siècle, dont j’avais jusqu’alors été impressionné par l’admiration qu’il suscite chez de nombreux sinologues (Simon Leys…), Lu Xun, dont j’avais visité le très beau parc qui porte son nom à Shanghai en novembre dernier (voir « Chine, novembre 2010, de Shanghai à Hong Kong), mais dont je n’avais pourtant jamais parcouru la moindre ligne, probablement par peur d’une oeuvre par trop hermétique…Quelle erreur de ma part! Ce « La Véritable Histoire D’Ah Q » est à la fois une oeuvre subtile, prodigieusement drôle et absolument accessible à chaque lecteur, sous réserves de connaitre quelques bribes de la situation de la Chine de l’époque (fin de l’empire, révolution de 1911, instabilité politique….).

Lu Xun est né en 1881 à Shaoxing dans la province du Zhejiang ,il est décédé le 19 octobre 1936 à Shanghai. Durant ses études, il s’intéresse à la littérature occidentale (Darwin, Jules Verne…). Il poursuit ses études au Japon où il participe à la création d’un mouvement révolutionnaire composé d’étudiants chinois; « La Ligue Pour La Rénovation De La Chine ». C’est à cette époque qu’il rédige ses premiers poèmes.

Composée d’essais, de poèmes et de romans, l’oeuvre de Lu Xun est une parabole de la société chinoise d’alors, et du peuple qui la compose. Ayant commencé des études médicales, il décide de les abandonner car pour lui il valait mieux  soigner les esprits de ses compatriotes plutôt que leurs corps… « La première chose à faire était de changer la mentalité des gens et comme j’estimais à l’époque que le meilleur moyen d’y parvenir était d’y parvenir, je décidai de créer un mouvement littéraire. » Après sa mort, l’oeuvre de Lu Xun fut récupéré par Mao Zedong et les communistes chinois qui en firent un modèle d’esprit révolutionnaire chinois… Lu  Xun est encore aujourd’hui considéré comme le véritable fondateur de la littérature chinoise contemporaine.

« La Véritable Histoire D’Ah Q » fut à l’origine publiée dans un journal sous forme de feuille à partir de juillet 1921. Ah Q est un pauvre ère qui vit misérablement dans le village de Weizhuang, personne ne connait véritablement d’où il vient ni sa véritable identité. Ah Q se contente de petits boulots et subit en permanence coups et railleries des autres habitants du village. Mais Ah Q a pourtant la plus haute estime pour lui même et finit toujours par transformer les brimades en victoire, persuadé que ceux qui le frappe doivent eux-mêmes se faire bien mal…Ah Q n’a pas d’amis, encore moins de femme, il est la négation complète du progrès de l’homme, des aspirations à construire un entourage qui le respecte. Ah Q est tellement persuadé de sa supériorité sur ses semblables qu’il méprise ceux et celles qu’il croise. Quant éclate en 1911 la révolution qui va faire éclater le pays, Ah Q décide alors de prendre part active à cette révolution qui pense t-il va lui permettre d’être reconnu à sa juste valeur. Mais la réalité sera bien différente…

Plus qu’un roman, « La Véritable Histoire D’Ah Q » est une fable savoureuse et inspirée des travers du peuple chinois. Elle est en outre émaillée de nombreuses références aux traditions chinoises séculaires, au confucianisme dont Lu Xun rejette les principes. Une oeuvre à lire d’un trait qui donne envie de découvrir la totalité des écrits de Lu Xun. Nul doute que j’y reviendrai dans le futur.

L’édition que je vous présente est à priori la seule en langue française. Elle est magnifiée par les nombreuses illustrations et photo-montages, oeuvre de Jean-Michel Charpentier qui sont toutes superbes et qui rendent cet ouvrage remarquable.

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Chine: Novembre 2010 de Shanghaï à Hong Kong (Hong Kong- île de Lamma)

Posté par faguoren le 5 février 2011

Le voyage est presque terminé, mais comment ne pas vous emmener pour un ultime dépaysement? Sur l’île de Lamma exactement où j’ai une amie hongkongaise qui y réside une partie de l’année…On y accède par ferry au départ de l’île de Hong Kong et,au bout de 30 minutes de traversée, le choc, le bonheur total! Plus l’impression d’être en Chine, ni même à Hong Kong, nous sommes sur l’île de Lamma, et nulle part ailleurs! Paradis verdoyant interdit à la circulation automobile, Lamma est un enchantement permanent…Ses petits sentiers escarpés, ses boutiques, restaurants et petits magasins chatoyants, ses petits immeubles dispersés au gré des collines en fleur, ses plages ensoleillées où respirent la nonchalence et la douceur de vivre….Que ce fut bon d’y arriver, que ce fut difficile d’en repartir…! Peu de touristes en cette toute fin du mois de novembre malgré la température parfaitement idéale, le ciel bleu et le sourire de ses résidents. Pas (pour l’instant) d’infrastructures touristiques démesurées, Lamma était bel et bien l’endroit rêvé pour un dernier aperçu de voyage….(Cliquez sur les photos pour les aggrandir)

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Ainsi prenait fin ce 3ème voyage dans cette Chine qui n’a pas fini de me fasciner….De Shanghai à Hong Kong, que de kilomètres, de rencontres, d’étonnements, de rires, de moments aussi à me dire que j’ai bien de la chance aussi à pouvoir voyager de la sorte…Beaucoup aimerait sans le pouvoir. J’espère que la balade vous aura plu (les commentaires étant très rares sur ce blog, je suis donc contraint à juste espérer….), ce ne fut pas toujours simple de choisir les photos dans les 2600 rapportées…J’ai juste essayer de vous apporter un peu de mes rêves de Chine, il y en aura forcément d’autres dans le futur, l’envie de voyager reste intacte!

(FIN…….)

 

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Chine: Novembre 2010 de Shanghaï à Hong Kong (Hong Kong- île de Hong Kong)

Posté par faguoren le 5 février 2011

Facilement accessible de Kowloon en quelques minutes de ferry où même en métro, l’île de Hong Kong impressionne par ses dénivelés vertigineux. Les gratte-ciels côtoient des collines verdoyantes où résident les milliardaires de Hong Kong. Principal centre économique du territoire, l’île est dominé par le Victoria Peak culminant à 554 mètres. Il est parait-il grisant d’y monter en empruntant le funiculaire, mais pas de chance, le jour où je m’y rendais, celui ci était hors service…La montée se fit donc en bus impérial où bien sur nous nous empressâmes de grimper dans la partie supérieure et de s’asseoir sur le siège de devant, ça ne valait peut être pas le funiculaire mais c’était fort saisissant malgré tout! Déception, une fois en haut, malgré le temps splendide, la brume quasi-permanente et/ou la pollution empêchait tout panorama subjugant….La descente à pied, dans des sentiers à la nature florissante, dénués de trafics routiers et longeant de somptueuses villas, est elle superbe, mais certaines fortes pentes ne ménagent pas les genoux…Let’s go!!! (cliquez sur les photos pour les aggrandir)

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Un petit air d’Oxford Street à Londres…

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Les tramways en plus!

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La descente à pied de Victoria Peak est certes éprouvante par endroit pour les articulations, mais elle offre de superbes points de vue!

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dans des chemins où la nature semble dominer le béton et les tours à perte de vue…

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Mais le vertige des gratte-ciels a vite fait de nous ramener au coeur de la ville…

(A SUIVRE)

 

 

 

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Chine: Novembre 2010 de Shanghaï à Hong Kong (Hong Kong- Kowloon)

Posté par faguoren le 4 février 2011

Ce mois de novembre 2010 est passé vite, très vite…Mais avant de retrouver le très précoce hiver parisien, reste une ultime étape: Hong Kong! Un nom magique, empreint de mystère, d’images d’Epinal et d’interrogations mais toujours cette envie de découvrir, de m’extasier, de m’étonner, de me soumettre aux règles du lieu, de m’incruster dans l’inconnu, d’avancer à tatons dans le labyrinthe secret des horizons lointains…dans l’espoir avoué d’en extirper de nouvelles forces, d’en puiser un savoir qui me donnera, bientôt, envie de repartir une fois prochaine! Voyage, voyage!! Chine, Chine…Le présent n’est là que pour attiser les feux de l’avenir!!!

Hong Kong alors? Je vais user d’une formule élimée jusqu’à la corde, mais je n’en connais pas de meilleure: « C’est bien d’y passer quelques jours mais je ne pourrais pas y vivre! » Rétrocédé à la Chine en 1997, le territoire bénéficie depuis lors d’un statut spécial qui le différencie de la Chine continentale. Même la monnaie est différente et surtout, il y a un petit quelque chose dans l’air, un esprit caché je ne sais où…qui rapidement m’ont fait sentir que je n’étais plus réellement en Chine. Serait ce les traces récurrentes du passé colonial britanniques ? A moins que ce ne soit le fait d’avoir du passer deux douanes? Ou alors est ce simplement dans ma petite tête…? Je n’étais plus en Chine mais à Hong Kong, et celà signifiait quelque part aussi l’épilogue du voyage…

 

Oppression des rues étroites d’où le ciel est invisible car obstrué par des buildings à l’alignement presque militaire, foule se pressant dans les artères d’une ville qui semble ne jamais vouloir reprendre son souffle…Découvrir Hong Kong est à la fois fascinant et éreintant. J’ai pu découvrir trois parties de ce territoire unique en son genre: Kowloon et ses boutiques où la nuit les néons illuminent l’obscurité, l’île de Hong Kong aux dénivelés vertigineux et pour finir, l’île de Lamma, extraordinaire petit paradis terrestre, à la fois si près et si loin des vertiges de la ville!

Petite balade à Kowloon: (Cliquez sur les photos pour les aggrandir)

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Ah la « Lee Garden Guest House »! Certainement l’un des endroits les plus incroyables où j’ai jamais dormi. Une chambre sans fenêtres de 6 mètres carrés pour deux! Deux lits très étroits où alignés où , sans plier les jambes, il est bien difficile de ne pas toucher les pieds de l’autre! Je conseille la « Lee Garden Guest House » à tous les couples en mal d’amour. La promiscuité y est de mise. Il parait qu’il y a beaucoup d’endroit de la sorte à Kowloon. Ceci dit, j’ai très bien dormi!

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Le genre de panorama qui frappe en arrivant sur place.

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Rues de Kowloon le jour….

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Rues de Kowloon la nuit….

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Ouf! on trouve aussi des fleurs et des sourires d’enfant à Hong Kong!

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Des cités sans tags!!

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Enfin, un peu le sentiment d’être en Chine!

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Même ici, Noël approche! Et il fait 28°…

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Comment peut on ne pas cirer ses chaussures soi-même…? La sauvegarde des petits métiers, oui je sais bien, mais quand même!

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Dans l’attente du prochain ferry.

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Grand plaisir, on mange délicieusement bien à Hong Kong!

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Le marché de nuit de Temple Street est une indispensable balade nocturne, on s’y promène, fait des achats ou s’y restaure dans un brouhaha coloré et bon enfant où l’on trouve à peu près tout ce qu’il est possible d’acheter!

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On vous y dévoile l’avenir pour quelques dollars!

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Quand je dis qu’on y trouve de tout…Et pas de portes à pousser ou de rideaux à tirer! Ma photo est un peu floue, ce n’est peut être pas plus mal….emoticone

(A SUIVRE)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Du 26 janvier au 8 février: Festival du cinéma chinois en France (6)

Posté par faguoren le 4 février 2011

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La semi-déception causée par « La Vengeance de Sophie » diffusé la veille n’avait en rien entamer ma détermination à continuer à suivre autant que je le peux cette première édition du festival, surtout que l’on nous proposait rien moins qu’un film de Wang Quan An de 2010 inédit en France! Wang Quan An, l’auteur entre autres du merveilleux « Le Mariage deTuya »  ou de l’excellent « La Tisseuse » (deux films déjà chroniqués sur ce modeste blog…), rien que pour ça, merci aux organisateurs du festival!

« Retrouvailles », puisque c’est de ce film qu’il s’agit, est une émouvante chronique familiale mettant en scène Ling Feng, célèbre acteur taiwanais et Lu Yan, actrice réputée en Chine. Evoquant, la longue séparation mettant à mal un amour de jeunesse, la difficulté à renouer avec le passé ou encore la fin inéluctable de certains vieux quartiers shanghaien.

Après 40 années d’exil à Taiwan où il a refait sa vie et épousé une femme désormais décédée, un ancien militaire du Kuomintang revient dans son Shanghai natal afin de retrouver celle qu’il a aimé jadis et dont il est le père de l’un des enfants, avec le secret espoir de la ramener à Taiwan pour y couler une fin de vie heureuse. Mais l’ancienne dulcinée a depuis longtemps refait sa vie, elle mène dans un vieux quartier de la ville voué à la démolition une vie simple mais sereine auprès d’un homme aimant et dévoué, entourée par enfants et petits-enfants. Aussi, la venue de l’intrus n’est pas perçue comme une réjouïssance par toute la famille, même si le mari de la vieille dame semble accepter la situation avec résignation. Une certaine complicité va se nouer entre les deux hommes jusqu’au jour où, ayant abusé de l’alcool, le maitre de maison va se livrer à un douloureux monologue devant les siens….

Une belle, simple et touchante histoire, le scénario est certes banal mais Wang Quan An réussit à sensibiliser le spectateur par la justesse des sentiments qu’il exprime, apportant ici et là des touches humoristiques qui nous font apprécier ses personnages. Le choix de filmer un Shanghai à la fois moderne et traditionnel est judicieux. Ce film est aussi une belle leçon de vie, les protagonistes appréhendent finalement la vieillesse avec lucidité et sérennité; il n’y a pas d âge limite pour aimer!! « Retrouvailles » est mon film préféré de ceux que j’ai pu voir depuis le début du festival. Un festival qui semble finalement prendre son rythme de croissière, les affluences sont correctes, le public semble apprécier les films…..Prochaine séance pour moi dans deux jours, puisque d’ici là j’ai déjà vu tous les films présentés hormis un « Gardes du corps et assassins » qui ne m’inspire pas du tout…

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(Voilà ce que j’ai pu trouvé sur le film de Wang Quan An)

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Une Vie Chinoise: Tome 3 « Le Temps de l’Argent »

Posté par faguoren le 3 février 2011

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Voici enfin le troisième et ultime tome de « Une Vie Chinoise » , co-production franco-chinoise dessinée par Li Kunwu et écrite par Philippe Ôtié d’après la vie du dessinateur chinois. Soixante années de vie chinoise depuis la fin des années 40 jusqu’à nos jours…Le volume I s’intitulait « Le Temps du Père », le second « Le Temps du Parti », suivant l’évolution de la société chinoise, ce troisième opus a pour nom « Le Temps de l’Argent ». Un résumé que certains jugeront probablement trop caricatural et trop rapide, il faut donc vous plonger dans la lecture de cette excellente série.

Nous retrouvons Xiao Li au tout début des années 80 , au temps des premières réformes qui vont changer la face du pays! Petit à petit, l’univers dans lequel évolue le dessinateur du « Yunnan Ribao » (云南日报)- Le Quotidien du Yunnan- va se métamorphoser sous ses yeux avec comme principal leimotiv: produire pour s’enrichir! Une évolution à vitesse grand V avec ses réussites, ses échecs et ses dérives (corruption….).

Il est bien sur primordial d’avoir lu les 2 premiers tomes avant de se lancer dans celui-ci; une somme de près de 700 pages de bande-dessinée qui sont tout autant un excellent travail du genre qu’un beau cours d’histoire et d’étude de la société chinoise. Et les annotations de bas de pages pour traduire les divers slogans qui émaillent le récit sont savoureuses! Un beau cadeau de Nouvel An Chinois!

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时间就是金钱

 

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Du 26 janvier au 8 février: Festival du cinéma chinois en France (5)

Posté par faguoren le 3 février 2011

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Première session du festival au cinéma  »Action Christine », tout près de St Michel, en ce mercredi 2 février, veille du nouvel an chinois. Au programme, « La Vengeance de Sophie » de Yi Meng (2009) avec une jolie brochettes de vedettes, à commencer par Zhang Ziyi et Fan Bingbing.

Cette comédie tout public et sans guère d’originalité me confirme ce que j’avais déjà soupesé depuis le début du festival. L’option choisie est clairement de montrer des films à fort potentiel commercial et le film de Yi Meng en est le parfait prototype: une petite comédie sympathique, bien dans l’air du temps et que l’on oublie aussi vite qu’il n’en faut pour changer le DVD de son lecteur portable!

Sophie est une dessinatrice de BD qui vient de se faire larguer sans détours par Jiefu, un brillant chirurgien qui lui préfère désormais Wang Jingjing, une célèbre actrice. Mais Sophie ne veut pas se laisser abattre, elle décide coûte que coûte à reconquérir le coeur de son amoureux. Mais la jolie écervelée doit également composer avec le frère de Wang Jingjing, photographe de son état, qui va bien sur tomber amoureux d’elle. Les deux rivales vont alors se livrer à une lutte effrontée où l’enjeu est le pauvre Jiefu qui a bien du mal à gérer la situation.

Mené tambour battant, ce vaudeville chinois qui aurait très bien pu être tourné à New-York, Londres ou Paris tant il est impersonnel et sans originalité, permet juste de passer un bon moment. Les acteurs s’en donnent à coeur joie et les situations cocasses et plus ou moins drôles s’enchainent sans discontinuer.Cette rubrique est sans but finalement, « La Vengeance De Sophie » ne mérite ni opprobres ni honneurs, juste l’impression de m’être rendu dans un Macdo ou un KFC à Pékin: où sont passées les belles saveurs et les doux relents de la créativité chinoise? Mon dieu, le monde changerait-il trop vite pour moi..

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(Les 10 premières minutes du film)

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