Du 26 janvier au 8 février: Festival du cinéma chinois en France (3)
Posté par faguoren le 31 janvier 2011

« Tremblement de terre à Tangshan » hier soir au programme, un film pour lequel un petit rappel historique s’impose. Tangshan est une ville de la province du Hebei qui connut un effroyable tremblement de terre le 28 juillet 1976, faisant officiellement plus de 240000 morts, ce qui en fait l’un des plus meurtriers jamais recensé. Alors que le pays sortait à peine de la révolution culturelle et que Mao Zedong allait disparaitre peu après, les autorités d’alors refusèrent l’aide internationale et minimiserent les conséquences du séisme au sein de la population. Voici donc le cadre du film de Feng Xiaogang, qui a remporté un immense succés en Chine en 2010. Feng Xiaogang est l’un des réalisateurs chinois ayant le plus de succés, je me souviens de son « Héros de Guerre » en 2008 (集结号)sorti en 2008 que j’avais trouvé insupportable, trop de sang, de morts, de scènes certes réalistes mais abominables….J’avais quitté la salle au bout de 45 minutes, pas pour moi ce genre de choses. Je me suis donc rendu à la séance d’hier avec en tête l’image d’un réalisateur adepte des scènes hyper-réalistes, et vu le thème du film, je m’attendais à souffrir…..

En cet été 1976, Fang Daqiang et Li Yuanni forment un couple paisible et épris l’un de l’autre. Lui conduit des camions et elle s’occupe des deux jeunes enfants du couple, les jumeaux Fangdeng la fillette et Fangda le garçonnet. Mais quand survient le terrible tremblement de terre qui va ensevelir toute la ville, le père trouve la mort en voulant sauver son épouse, sauvant ainsi la vie de celle-ci. Lors des secours, un terrible dilemne va secouer Li Yuanni, les sauveteurs ne peuvent sauver qu’un seul des deux enfants et exhorte la mère à choisir lequel des deux jumeaux doit vivre…C’est Fangda qui survivra… Fangdeng, qui sous les décombres, a tout entendu du drame qui se nouait, est laissé pour morte mais parvient finalement à survivre. Traumatisée, elle est reccueillie par un couple de militaire….
Chacun de leur côtés, les deux enfants vont grandir. L’un pensant l’autre disparue à jamais. Li Yuanni elle, ne peut vivre que dans le souvenir de son mari et de sa fille, elle est pourtant déterminée à se battre pour offrir le meilleur avenir possible à son fils, qui a perdu un bras lors du séisme.
Fangdeng, elle, réapprend à vivre aux côtés de parents adoptifs qui l’adore. Les années passent, et en dépit des difficultés familiales et du traumatisme jamais éteint, les deux enfants vont s’offrir de belles situations. Un tremblement de terre les avait séparer, c’est un autre qui va les faire se retrouver….Quand au printemps 2008, survient le terrible séisme au Sichuan, beaucoup de survivants de Tangshan se rendirent dans la province désastrée pour participer aux secours de ce nouveau fléau. C’est ainsi que, 32 années après Tangshan, Fangdeng et Fangda se retrouvent…
Pour revenir à ma crainte initiale, les scènes du séisme ne ménagent pas les coeurs sensibles, on se retrouve en plein coeur du cataclysme et de la souffrance humaine qui en découle; impressionnant! Le cinéma chinois, dans sa version la plus exhibitionniste, n’a décidement plus rien à envier aux plus grosses productions d’Hollywood. On le savait déjà, ce film en est une nouvelle confirmation! Histoire touchante donc, qui plaira au plus grand nombre (et encore plus aux marchands de mouchoir en papier!). Les acteurs sont tous excellents, la réalisation sans faille. Les cordes sensibles et émotionnelles sont mises à rude épreuve. Mais finalement, je dois aimer ça puisque je remets ça demain avec « Ocean Paradis » qui lui aussi ne devrait pas déclencher beaucoup de fou rire dans l’assistance…Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde durant ces 2h16 de « Tremblement de terre à Tangshan », c’est donc que ça doit être un bon film, non? Il vous reste la possibilité d’en juger par vous mêmes, le film étant reprogrammé d’ici la fin du festival.
(9,57 minutes du film)
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) dont la forme évoque des lingots qui représentaient l’ancienne monnaie « Yuanbao »(元宝). Le dessert traditionnel est le « niangao » (年糕), censé apporter la croissance, « gao » qui est le nom du gateau se prononce de manière identique au caractère signifiant grand (高). Dans la Chine du sud, on mange le « wan nian liang » (riz de dix mille ans) dans l’espoir d’avoir des récoltes toute l’année. Plus généralement, chaque région a ses propres coutumes; à Canton, on offre des boites de patisseries, dans le Jiangsu, la première chose que l’on doit boire est du thé aux graines de lotus………..






























































), encore un festival de cinéma chinois!! Celui-ci commence demain 26 janvier et prendra fin le 8 février. Il se déroulera conjointement à Paris au Gaumont Marignan des Champs-Elysés et au cinéma Action Christine dans le 6ème arrondissement, à Toulouse durant trois jours, à Versailles et à Lyon qui devra se contenter d’une seule séance….


















































































