• Accueil
  • > Archives pour janvier 2011

Du 26 janvier au 8 février: Festival du cinéma chinois en France (3)

Posté par faguoren le 31 janvier 2011

 after.jpg

« Tremblement de terre à Tangshan » hier soir au programme, un  film pour lequel un petit rappel historique s’impose. Tangshan est une ville de la province du Hebei qui connut un effroyable tremblement de terre le 28 juillet 1976, faisant officiellement plus de 240000 morts, ce qui en fait l’un des plus meurtriers jamais recensé. Alors que le pays sortait à peine de la révolution culturelle et que Mao Zedong allait disparaitre peu après, les autorités d’alors refusèrent l’aide internationale et minimiserent les conséquences du séisme au sein de la population. Voici donc le cadre du film de Feng Xiaogang, qui a remporté un immense succés en Chine en 2010. Feng Xiaogang est l’un des réalisateurs chinois ayant le plus de succés, je me souviens de son « Héros de Guerre » en 2008 (集结号)sorti en 2008 que j’avais trouvé insupportable, trop de sang, de morts, de scènes certes réalistes mais abominables….J’avais quitté la salle au bout de 45 minutes, pas pour moi ce genre de choses. Je me suis donc rendu à la séance d’hier avec en tête l’image d’un réalisateur adepte des scènes hyper-réalistes, et vu le thème du film, je m’attendais à souffrir…..

dz.jpg

En cet été 1976, Fang Daqiang et Li Yuanni forment un couple paisible et épris l’un de l’autre. Lui conduit des camions et elle s’occupe des deux jeunes enfants du couple, les jumeaux Fangdeng la fillette et Fangda le garçonnet. Mais quand survient le terrible tremblement de terre qui va ensevelir toute la ville, le père trouve la mort en voulant sauver son épouse, sauvant ainsi la vie de celle-ci. Lors des secours, un terrible dilemne va secouer Li Yuanni, les sauveteurs ne peuvent sauver qu’un seul des deux enfants et exhorte la mère à choisir lequel des deux jumeaux doit vivre…C’est Fangda qui survivra… Fangdeng, qui sous les décombres, a tout entendu du drame qui se nouait, est laissé pour morte mais parvient finalement à survivre. Traumatisée, elle est reccueillie par un couple de militaire….

Chacun de leur côtés, les deux enfants vont grandir. L’un pensant l’autre disparue à jamais. Li Yuanni elle, ne peut vivre que dans le souvenir de son mari et de sa fille, elle est pourtant déterminée à se battre pour offrir le meilleur avenir possible à son fils, qui a perdu un bras lors du séisme.

Fangdeng, elle, réapprend à vivre aux côtés de parents adoptifs qui l’adore. Les années passent, et en dépit des difficultés familiales et du traumatisme jamais éteint, les deux enfants vont s’offrir de belles situations. Un tremblement de terre les avait séparer, c’est un autre qui va les faire se retrouver….Quand au printemps 2008, survient le terrible séisme au Sichuan, beaucoup de survivants de Tangshan se rendirent dans la province désastrée pour participer aux secours de ce nouveau fléau. C’est ainsi que, 32 années après Tangshan, Fangdeng et Fangda se retrouvent…

Pour revenir à ma crainte initiale, les scènes du séisme ne ménagent pas les coeurs sensibles, on se retrouve en plein coeur du cataclysme et de la souffrance humaine qui en découle; impressionnant! Le cinéma chinois, dans sa version la plus exhibitionniste, n’a décidement plus rien à envier aux plus grosses productions d’Hollywood. On le savait déjà, ce film en est une nouvelle confirmation! Histoire touchante donc, qui plaira au plus grand nombre (et encore plus aux marchands de mouchoir en papier!). Les acteurs sont tous excellents, la réalisation sans faille. Les cordes sensibles et émotionnelles sont mises à rude épreuve. Mais finalement, je dois aimer ça puisque je remets ça demain avec « Ocean Paradis » qui lui aussi ne devrait pas déclencher beaucoup de fou rire dans l’assistance…Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde durant ces 2h16 de « Tremblement de terre à Tangshan », c’est donc que ça doit être un bon film, non?  Il vous reste la possibilité d’en juger par vous mêmes, le film étant reprogrammé d’ici la fin du festival.

Image de prévisualisation YouTube

(9,57 minutes du film)

Publié dans Films | Pas de Commentaire »

Le Nouvel An Chinois

Posté par faguoren le 30 janvier 2011

rrr.jpg

Voilà, dans quelques jours nous quitterons l’Année du Tigre pour rentrer dans l’Année du Lapin (ou du Lièvre, selon les sources). Mais qu’est réellement ce Nouvel An chinois, appelé aussi Fête du Printemps? Avec mes maigres connaissances (mais aussi à l’aide du web, je l’avoue!), je vais essayer de vous en faire une synthèse qui tienne à peu près debout….

Le nouvel an chinois, hormis « Fête du Printemps » ( Chun Jie 春节 ), se nomme en réalité « Nongli Xinnian » (农历新年) qui signifie  » nouvelle année du calendrier agricole ». Cette fête du calendrier lunaire est la plus importante des fêtes traditionnelles chinoises.

Autrefois, le jour de l’an était la fête où l’on faisait des voeux dans l’espoir d’une bonne récolte, d’où son appelation, il fut renommé « Fête du printemps » après la révolution de 1911, lorsque la Chine adopta également le calendrier grégorien solaire. Pour différencier les deux jours de l’an, le nouvel an lunaire prit le nom de « Fête du printemps » puisqu’il se place à peu près au début du printemps.

Les pétards, les talismans et les bandes de papiers rouges accrochés aux portes et fenêtres sont les traditions les plus répandues pour fêter le nouvel an. L’origine des pétards remonte à l’antiquité, ils étaient à l’origine en bambou, on y mettait le feu et l’air contenue à l’intérieur faisait gonfler puis éclater dans un grand bruit ces tubes. Plus tard, on y mit de la poudre ce qui donna lieu à l’invention réelle du pétard. Le bambou fut finalement remplacé par du papier. C’est à la fin de la dynastie des Qing (1644-1911) que se développa une véritable industrie pyrotechnique en Chine. A l’origine, ces pétards avaient pour mission de faire fuir les esprits malfaisants, de rejeter les malheurs et de dompter les démons.

A l’occasion de la Fête du Printemps » , les familles accrochent à leurs portes un talisman en bois de pêcher et collent les effigies des Dieux gardiens des portes. Les bandes rouges sont porteuses de bienfaits. Tout ceci apporte bien sur un aspect décoratif et festif magnifique. Ces coutumes remontent à des temps très anciens. On raconte qu’un jour, Li Shimin, empereur de la dynastie des Tang (618-907) tomba malade et entendit en rêve les cris du diable. Le lendemain, deux de ses généraux, Qin Qiong et Yuchi Gong, se mirent en garde devant la porte de l’empereur lequel cessa de rêver du diable. Il fit mettre alors, pour remplacer ses généraux, leurs deux portraits sur la porte du palais. Plus tard, Qin et Yuchi furent baptisés « Dieux gardiens des portes ». Petit à petit, cette habitude fut reprise par la population.

ddp.bmp

Dieux des gardiens de la porte

Les estampes du nouvel an ont des thèmes variées , elles représentent généralement les bonnes récoltes, l’abondance, des enfants dodus, des fleurs, des oiseaux….Autrefois, pour faire l’éloge des ateliers d’estampes, il était de coutume de dire: « Tout le monde excelle à dessiner, tous les foyers peuvent imprimer ». Chaque année, la Chine fabrique des millions d’exemplaires d’estampes du nouvel an chinois.

baby.jpg

Estampe du nouvel an.

Les bandes rouges, aussi appelées « bandes porteuses de sentences parralléles » sont des paroles de bon augure écrites sur papier. A l’origine, il s’agissait de talismans en bois de pêcher et aurait commencé à être accrochés aux portes à »L’époque des Printemps et des Automnes » (770-446 av. J.C.) puis à celle des « Royaumes Combattants » (476-221 av. J.C.). Ils étaient disposés aux deux battants de la porte dans l’espoir d’échapper aux malheurs et de dire adieu à l’année passée tout en accueillant la nouvelle. Meng Chang, empereur de la dynastie des Shu postérieurs (934-965) ordonna aux lettrés de composer à la veille du nouvel an des vers sur planchette pour les suspendre des deux côtés de la porte de sa chambre. Peu satisfait du résultat, il composa ces vers: « Les jouissances du nouvel an se multiplient tandis que la belle musique remplit le palais de l’éternel printemps ». Ce serait les premières sentences parralléles de Chine.

Sous la dynastie Song (960-1279), les planchettes furent remplacées par du papier. Ces sentences parralléles se répandirent dans toute la Chine à partie de la dynastie des Ming (1368-1644). Cette ancienne coutume survit encore aujourd’hui, on y exprime désormais le développement, la richesse, l’édification du pays, les beaux paysages, le bonheur….

sp.jpg

Sentences parralléles.

pmo.jpg

Le nouvel an chinois est l’occasion pour la population de faire en famille des banquets dans lesquels figurent des plats bien spécifiques. Traditionnellement, ces repas ont lieu chez les ainés de la famille. Le poisson doit figurer à ces repas car sa prononciation « Yu » (渔 )est identique à celle du caractère signifiant surplus, ainsi on se garantie qu’il y aura du surplus toute l’année. Dans le nord, on mange bien sur les traditionnels raviolis (jiaozi 饺子)(moi, j’aime en manger toute l’année!!  Rire) dont la forme évoque des lingots qui représentaient l’ancienne monnaie « Yuanbao »(元宝). Le dessert traditionnel est le « niangao » (年糕),  censé apporter la croissance, « gao » qui est le nom du gateau se prononce de manière identique au caractère signifiant grand (高). Dans la Chine du sud, on mange le « wan nian liang » (riz de dix mille ans) dans l’espoir d’avoir des récoltes toute l’année. Plus généralement, chaque région a ses propres coutumes; à Canton, on offre des boites de patisseries, dans le Jiangsu, la première chose que l’on doit boire est du thé aux graines de lotus………..

Traditionnellement, la nuit précedent le nouvel an, on veille jusqu’au jour. On éclaire la maison pour y chasser les mauvais esprits. Dans certaines régions, au lever du jour, on allume des flambeaux en rameaux de pin ou en cannes de bambou qui servent à éclairer l’extérieur et/ou l’intérieur des maisons. Quand les plus jeunes viennent souhaiter la bonne années aux plus anciens, ceux-ci leur donner des étrennes enveloppées dans du papier rouge. Et les enfants laissent libre cours à leur joie en faisant éclater des pétards.

tn.jpg

La danse du lion est incontournable dans tous défilés du nouvel an chinois, elle est généralement composée de 7 à 10 danseurs et en principe effectue sa « tournée »à partir du 4ème jour de la nouvelle lune jusqu’au 15ème jour. Les danseurs sont habillés de façon multicolore  et le lion à la tête de papier et au corps recouvert de tissus multicolore se dandine de manière spectaculaire. Deux danseurs déguisés en singe accompagnent le lion en effectuant diverses culbutes et en amusant l’assistance. Cette coutume remonte à l’antiquité. La danse du lion évolue au rythme des battements de gong et de tambour. Il s’agit d’un jeu d’équipe où figurent tambours, gongs et cymbales et où chaque orchestre doit essayer de prendre le pas sur les autres. Il y a encore bien d’autres activités festives telles que les échasses, la marche des lanternes-dragons……

Voilà, j’espère vous en savez maintenant un peu plus sur le nouvel an chinois. Bien sur, mon petit labeur n’a rien d’exhaustif. Le nouvel an chinois s’exprime de bien des manières et la Chine évolue, les célébrations aussi! Il serait prétentieux de ma part de vouloir tout vous dire en quelques lignes, j’ai juste voulu vous donner quelques repères liés aux traditions de cette belle fête. Et je n’attendrai pas le 3 février pour:

lapinn.jpg

(merci à mon adorable Ping Ping pour une partie de ces belles illustrations!)

Ah au fait, une tradition que tout le monde peut facilement respecter. En effet, il est de coutume dès le premier jour de la nouvelle année de porter une paire de chaussettes neuves, ceci afin démarrer l’année de bon pied. Enfin, si cette nouvelle année est celle de votre naissance, il serait bon toute l’année de porter une culotte rouge qui vous apportera protection!!

 

Publié dans Divers | 2 Commentaires »

Du 26 janvier au 8 février: Festival du cinéma chinois en France (2)

Posté par faguoren le 30 janvier 2011

selectionbienvenue20au20bourg20shama300.jpg

Quelques mots sur ma première sortie dans ce « Festival de cinéma chinois en France ». Un seul film pour l’instant car mes horaires de travail ne sont pas toujours compatibles avec ceux du festival mais cet après-midi, j’ai enfin pu me diriger en direction du Gaumont Champs-Elysées (très belle salle d’ailleurs…) pour la diffusion du film « Bienvenue à Shama City » de Li Weiran, sorti en 2010 et qui met en scène deux grandes stars du cinéma chinois, Sun Hong Lei, popularisé par ses rôles vedettes dans des feuilletons chinois qui ont fait de lui un acteur fétiche auprès du public féminin , il donne la réplique à la belle actrice taiwanaise Lin Zhiling, révélée au public dans « Les Trois Royaumes » et dont on dit qu’elle possède les plus belles jambes de Taiwan….

L’action du film se déroule dans un coin perdu, voire désertique, où naguère, Hu, un célèbre bandit dépouillait les riches pour donner aux pauvres, et la légende raconte que Hu aurait enfoui dans un endroit secret un fabuleux trésor…. De nos jours, le maire de la petite ville de Shama , Tang Gaopeng tente par divers moyens de promouvoir sa ville au point de vue touristique en s’appuyant sur cette légende du bandit Hu et de son butin enterré quelque part dans la petite localité…Il décide de se faire aider par un journaliste de télévision, espérant ainsi attirer les touristes en masse. Mais pas de chance, à la place des touristes espérés, c’est une bande de malfrats espèrant mettre la main sur le trésor qui débarque à Shama!

mm.jpg

Une comédie de pur divertissement donc, du cinéma commercial qui n’a d’autres ambitions que de faire passer un agréable moment. Et c’est plutôt réussi, c’est souvent très drôle et les situations loufoques se succédent à un rythme jamais démenti… Un aspect du cinéma chinois finalement peu diffusé par chez nous (vous l’avez compris, on est très loin de Jia Zhang Ke ou de Lou Ye….) qui en ce samedi en fin d’après midi avait attiré une affluence très honorable et majoritairement chinoise. Plusieurs rediffusion sont prévues (voir programme) comme c’est le cas pour tous les films du festival. Un festival qui semble avoir opté pour les grosses productions aux budgets conséquents. On aime ou on aime pas mais cette manifestation a au moins le mérite d’exister. On ne va pas se plaindre si le cinéma chinois s’expose de plus en plus sur nos écrans, dans toute sa diversité….

Image de prévisualisation YouTube

(Un long extrait de « Bienvenue à Shama City »)

Publié dans Films | Pas de Commentaire »

Le Totem Du Loup

Posté par faguoren le 29 janvier 2011

41xuimukialss500.jpg

Parvenu au bout d’un formidable roman, un récit où se d’aventure faisant office de superbe documentaire sur la vie des peuples nomades au coeur de la Mongolie intérieure, une vie aujourd’hui sédentarisée par la faute de l’homme et de ses aspirations à la surexploitation au détriment de l’écosystème et d’un mode de vie pourtant millénaire…

Nous sommes dans les années 60, le jeune Chen Zhen, étudiant pékinois, est envoyé en tant que jeune instruit dans la steppe Olon Bulag, au coeur de cette Mongolie intérieure, peuplée de nomades bergers héritiers de Gengis Khan. Avec ses camarades Yang Ke et Zhang Jiyuan, autres  jeunes instruits « déportés », ils vont s’imprégner du mode de vie des peuplades locales qui depuis toujours partagent cet immense territoire avec les terribles loups de la steppe. Chapeauté par le vieux Bilig, un sage respécté et écouté par tous, Chen Zhen va vite nourrir une véritable fascination envers les loups qui, tout autant que l’homme, sont les véritables maitres de la steppe. Et Tengger, le maitre du ciel et divinité des steppes mongoles, y régule l’existence des hommes et des animaux en une sorte de ballet cruel mais nécessaire et fascinant où chacun prend à l’autre de quoi subsiter et assurer l’harmonie écologique de ces vastes étendues pastorales dans lesquelles cohabitent nomades, loups, moutons, gazelles, rats, lièvres et aussi de redoutables chiens de berger….

Chen Zhen n’a bientôt plus qu’une obsession, recueillir et élever un jeune louveteau, au mépris des traditions séculaires. Aidé par Yang Ke, il va parvenir à ses fins et adopter un jeune louveteau, en dépit des mises en garde de Bilig et de l’hostilité des bergers de la steppe.

Mais en ces temps de révolution culturelle, les autorités chinoises ont d’autres projets pour la steppe Olon Bulag: en faire un vaste territoire agricole au mépris de l’écosystème en place.Et cela passe par l’extermination de tous les loups de la steppe, accusés de n’être que des égorgeurs de moutons. La sagesse du vieux Bilig qui n’a cesse de déployer ses visions d’un futur écologique catastrophique, n’a que peu de poids face à la détermination des autorités, dirigées par le directeur militaire Bao, un mongol en quête de pouvoir…Et quand débarquent des tireurs d’élites, armés de fusils de précision, c’est à la triste fin des hordes de loup en Mongolie intérieure que le récit nous invite…L’équilibre de la steppe est désormais à jamais rompu, l’on connait alors l’une des principales raisons des tempêtes de sable qui de nos jours vont jusqu’à atteindre Pékin. Et quand trente années plus tard, Chen Zhen et Yang Ke reviennent sur les lieux de leur campagne de rééducation, la steppe Olon Bulag a bien changé.

700 pages d’une extraordinaire lecture sur le choc de deux cultures, de deux visions de l’avenir où la raison du plus fort ménera hélas au désastre annoncé. Le roman de Jiang Rong, qui s’est vendu à plus de vingt millions d’exemplaires en Chine, est un formidable témoignage sur les méfaits de la politique face aux modes de vie jugés trop rétrogrades. C’est aussi une belle histoire d’amour entre un jeune étudiant venu de l’extérieur et un monde qu’il va découvrir et aimer, un monde symbolisé par la plus illustre de ses créatures: le loup. A lire absolument!

Publié dans Lectures | 2 Commentaires »

Chine: Novembre 2010 de Shanghaï à Hong Kong (Canton -2-)

Posté par faguoren le 28 janvier 2011

Allez, continuons cette balade cantonaise qui m’a tant séduite. Une balade principalement effectuée à pied, entrecoupée de quelques trajets en métro. Beaucoup de kilomètres à la force des jambes, des contours, des détours…jusqu’à perdre le chemin de l’hotel la nuit tombée! Voici 27 nouvelles photos, en attendant la suite! (Cliquez sur les photos pour les aggrandir)

chine20102215.jpg

Promenade de fin d’après-midi au parc Liuhuahu, pas le plus grand de la ville, mais à l’heure où le soleil décline, de bien belles couleurs!

chine20102216.jpg

chine20102222.jpg

chine20102225.jpg

Impressionnante maitrise des gestes et du regard…

chine20102227.jpg

chine20102228.jpg

chine20102229.jpg

chine20102240.jpg

Les chinois restent les maitres incontestés du tennis de table, on comprend mieux pourquoi en se promenant dans ces parcs

chine20102241.jpg

chine20102249.jpg

Amateurs de fruits de mer? Canton est fait pour vous!

chine20102253.jpg

chine20102254.jpg

La belle rivières des perles offre de sublimes jeux de lumières une fois la nuit tombée. Symbole du Canton moderne, la similitude avec le Bund de Shanghai vient bien sur tout de suite à l’esprit. L’endroit parfait pour une promenade nocturne , à pied ou en bateau.

chine20102255.jpg

chine20102259.jpg

chine20102261.jpg

chine20102262.jpg

chine20102266.jpg

Les photographes s’en donnent à coeur joie!

chine20102268.jpg

Au petit matin, dès le lever du jour, on se prépare en groupe à débuter une nouvelle journée de travail….

chine20102274.jpg

…ou d’école!

chine20102275.jpg

chine20102269.jpg

chine20102272.jpg

chine20102276.jpg

chine20102278.jpg

Bien sur, la gymnastique dans le moindre espace vert est incontournable!

chine20102281.jpg

chine20102284.jpg

chine20102282.jpg

Tout comme le mahjong, les dominos et autres jeux…

(A SUIVRE)

 

 

Publié dans Chine, novembre 2010, de Shanghai à Hong-Kong | Pas de Commentaire »

Chine: Novembre 2010 de Shanghaï à Hong Kong (Canton)

Posté par faguoren le 27 janvier 2011

Après cette merveilleuse escapade au sein de la minorité Hakka, retour rapide pour Xiamen pour y passer la nuit et réveil tôt le lendemain matin: direction l’aéroport pour s’envoler vers Canton. Hé oui, le grand luxe!! Un rapide mot sur les aéroports intérieurs chinois, ils me donnent à penser que notre Roissy national aurait bien besoin d’un bon coup de relifting!!! Bref, c’était juste histoire de dire….

Canton donc…J’étais très curieux de découvrir cette méga-cité dont le nom restait pour moi entouré de mystère et d’exotisme…Quelle Chine allais je y découvrir? Pas mal d’interrogations également au niveau de la langue. Ce voyage en Chine était aussi un moyen de tester mon niveau de mandarin, mais à Canton, ils parlent cantonais non….? Heureuse surprise, le mandarin s’y est avèré très usité, pas vraiment de problèmes de communication, pas plus que d’habitude du moins….

Le verdict est sans appel: j’adore Canton! Ville tentaculaire certes, mais à l’harmonie parfaitement ordonnée, d’immenses voies rapides empêchent l’engorgement automobile et exonèrent la ville d’un trafic par trop oppressant et l’on passe sans coup férir de quartiers hyper modernes à des reliquats de vieille ville aux ruelles étroites et aux boutiques d’un temps que l’on croyait passé…L’on chemine des fastueux bords de la rivières des perles aux allures de Bund Shanghaien jusqu’à de splendides parcs, îlots de verdure et de tranquillité au coeur de la cité. Oui, j’ai adoré Canton, j’y retournerai sans le moindre doute. Pour l’heure voici une première série de scènes de vie cantonaise, mais je ne m’arrêterai pas la…!!! (cliquez sur les photos pour les aggrandir)

chine20102159.jpg

Comme dans beaucoup de villes chinoises, on trouve à Canton de charmantes statues, souvent très originales. En voici une série.

chine20102155.jpg

 

chine20102158.jpg

chine20102157.jpg

chine20102179.jpg

chine20102181.jpg

chine20102185.jpg

chine20102153.jpg

L’île de Shamian, où se trouvait mon charmant hotel est situé tout proche de la majestueuse rivière des perles.Son cadre idyllique attire de nombreux jeunes mariés en quête de clichés romantiques, c’est beau l’amour…..

chine20102160.jpg

chine20102161.jpg

chine20102163.jpg

chine20102164.jpg

Bonjour madame!! excusez moi de vous déranger….!!

chine20102165.jpg

il y a de succulents plats cantonais qui se profilent!!

chine20102166.jpg

j’adore!!

chine20102167.jpg

chine20102187.jpg

 

chine20102173.jpg

Splendides petits passages d’un autre temps….

chine20102176.jpg

….et grandes artères vouées à la consommation à outrance, c’est ça Canton!

chine20102180.jpg

chine20102182.jpg

chine20102183.jpg

chine20102174.jpg

chine20102177.jpg

Un vélo tout confort!

chine20102188.jpg

chine20102191.jpg

….des modes de transport qui le sont beaucoup moins, mais tellement chinois

chine20102205.jpg

chine20102208.jpg

On répare les crevaisons sans démonter la roue, j’avais jamais vu ça…

chine20102211.jpg

Immeuble des classes populaires…

chine20102213.jpg

chine20102214.jpg

Jeune fille allouée au respect des passages piétons. Ceux-ci sont d’ailleurs fort respectés. Rien à voir avec Pékin ou Shanghai, on se sent beaucoup plus en sécurité à traverser une rue de Canton.

( A SUIVRE)

广州

 

 

Publié dans Chine, novembre 2010, de Shanghai à Hong-Kong | Pas de Commentaire »

Du 26 janvier au 8 février: Festival du cinéma chinois en France

Posté par faguoren le 25 janvier 2011

Youpi! (comme dirait quelqu’un que je connais bien…emoticone ), encore un festival de cinéma chinois!! Celui-ci commence demain 26 janvier et prendra fin le 8 février. Il se déroulera conjointement à Paris au Gaumont Marignan des Champs-Elysés et au cinéma Action Christine dans le 6ème arrondissement, à Toulouse durant trois jours, à Versailles et à Lyon qui devra se contenter d’une seule séance….

Pour ma part, j’essayerai selon mes possibilités de voir le maximum de films dans notre belle capitale et de vous en réserver mes impressions, un peu comme je l’avais fait lors du dernier Festival de cinéma chinois de Paris en septembre/octobre 2010.

Allez, pour tout savoir sur cette nouvelle fête du cinéma chinois, cliquez sur la bannière ci-dessous.

fccf.gif

Bons films à tous!!

Publié dans Films | Pas de Commentaire »

Chine: Novembre 2010 de Shanghaï à Hong Kong (Hukeng)

Posté par faguoren le 24 janvier 2011

Restons dans ce fameux district de Yongding, fief du pays Hakka pour visiter le magnifique village de Hukeng (湖坑).Bercé par les chauds rayons d’un soleil que l’automne chinois se refuse à repousser, Hukeng bénéficie pleinement du classement de la région au patrimoine mondial de l’Unesco et beaucoup de ses artères subissent de sérieuses rénovations…Doit-on y craindre la perte future d’une partie de son authenticité? Il y a hélas fort à parier…

L’arrivée s’est faite en fin d’après-midi pour y loger dans une vieille et grande maison traditionnelle au confort rustique mais aux murs chaleureux, la visite s’est poursuivi une partie du lendemain au rythme langoureux de la température estivale. Entourée de monts verdoyants, la cité s’est découverte au gré de ses charmes campagnards, de ses sentiers reflets d’une Chine que l’on ne se lasse pas de découvrir….(Cliquez sur les photos pour les aggrandir)

chine20102015.jpg

chine20102017.jpg

scènes campagnardes au pied de l’hotel

chine20102016.jpg

Dans un oasis de verdure et de vieilles maisons résistantes au temps qui passe…

chine20102020.jpg

chine20102021.jpg

chine20102053.jpg

Chacun semble y accepter son propre destin…

chine20102023.jpg

chine20102029.jpg

Tulous de Hukeng

chine20102033.jpg

chine20102034.jpg

chine20102064.jpg

chine20102067.jpg

chine20102070.jpg

Mais aussi maisons de tuiles noires à la structure plus classique.

chine20102027.jpg

chine20102031.jpg

chine20102039.jpg

chine20102056.jpg

chine20102058.jpg

chine20102059.jpg

chine20102116.jpg

Une bien jolie petite école!

chine20102026.jpg

Chacun vaque à ses occupations…

chine20102030.jpg

chine20102035.jpg

 

chine20102063.jpg

chine20102088.jpg

chine20102098.jpg

chine20102103.jpg

chine20102110.jpg

chine20102113.jpg

chine20102078.jpg

chine20102094.jpg

Et un magnifique moulin à eau!

chine20102080.jpg

Les Hakkas produisent une sorte de vin cuit entreposé dans ces jarres.

chine20102041.jpg

Très étonné de trouver en cette bourgade; un musée consacré à Mao Zedong…!

chine20102043.jpg

chine20102044.jpg

chine20102045.jpg

La terrible Jiang Qing…

chine20102047.jpg

chine20102051.jpg

(A SUIVRE)

 

 

Publié dans Chine, novembre 2010, de Shanghai à Hong-Kong | Pas de Commentaire »

Chine: Novembre 2010 de Shanghaï à Hong Kong (Voyage au pays des Hakkas)

Posté par faguoren le 23 janvier 2011

Je n’apprendrai rien à la majorité des lecteurs en disant que la Chine regroupe 56 ethnies, l’ethnie ultra-majoritaire (mais peut on encore parler d’ethnie…?) celle des Han  (汉)regroupant à elle seule 92% de la population, même si des différences culturelles et linguistiques existent au sein de cette masse hégémonique. Parmi les 55 minorités nationales restantes, existe celle des Hakka, loin d’être la plus connue mais qui possède néanmoins une identité très forte. Ayant eu la chance de me rendre en « territoire » Hakka, c’est donc de celle-ci que je vais vous parler.

A l’origine, les Hakkas formaient un peuple originaire du nord-ouest de la Chine, pour échapper aux famines et autres calamités diverses, ils émigrèrent progressivement vers le sud. On retrouve aujourd’hui des Hakkas jusqu’à Taiwan (le héros du film « Je ne peux vivre sans toi » sorti en 2010 est un Hakka), mais c’est surtout dans les provinces du Guangdong, du Jiangxi et du Fujian qu’ on les retrouve. Je vous emmène pour ma part dans le district de Yongding, situé dans le sud-ouest du Fujian et véritable épicentre de la culture Hakka ,et particulièrement de ses Tulou (土楼), sorte d’habitations/forteresses ,concues à l’origine pour échapper aux brigands et aux bêtes sauvages. Impressionnantes constructions circulaires pouvant abriter jusqu’à des centaines de familles et véritable lieu de vie communautaire, les Tulous sont l’identité même des Hakkas du Fujian. Ils demeurent habités tout en accueillant volontiers les visiteurs. Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2008, la fréquentation touristique devrait y croître lors de cette décennie… Promenade au coeur des villages Hakka.(Cliquez sur les photos pour les aggrandir)

 

 

 

chine20102152.jpg

Ce périple jusqu’au district de Yongding s’est effectué dans un joli petit bus revisitant le mythe de « La vie en rose »….

chine201011216.jpg

chine201011215.jpg

chine201011222.jpg

chine201011228.jpg

chine201011258.jpg

chine20102008.jpg

chine20102010.jpg

Bananes de toutes les couleurs (enfin presque….), thé, citrons….Les Hakkas vivent de la terre fertile du Fujian.

chine201011234.jpg

Les Tulous sont probablement parmi les plus fascinantes et impressionnantes habitations qu’il m’a été donné de voir…

chine201011237.jpg

De véritables petites cités à ciel ouvert…

chine201011239.jpg

chine201011243.jpg

chine201011245.jpg

aux intérieurs sans luxes tapageurs….

chine201011248.jpg

chine20102118.jpg

chine20102124.jpg

chine20102134.jpg

…et l’on y privilégie l’essentiel.

chine201011246.jpg

chine201011264.jpg

Forteresse de pierres et de bois….

chine201011273.jpg

au pieds des cultures garantes de l’économie locale.

chine201011284.jpg

chine201011293.jpg

chine201011297.jpg

chine201011298.jpg

chine201011301.jpg

La vie s’y organise, tel un microcosme de société humaine.

chine201011303.jpg

chine20102001.jpg

chine20102139.jpg

Fabuleuse vision évoquant les plus grands stades de football…

chine20102127.jpg

chine20102128.jpg

chine20102130.jpg

chine20102132.jpg

chine20102133.jpg

chine20102125.jpg

chine20102122.jpg

chine20102120.jpg

chine201011261.jpg

Et à l’orée des villages, on s’affaire sous le soleil radieux.

chine201011271.jpg

chine20102004.jpg

Il n’y a pas que les Tulou, certaines maisons sont plus anodines.

chine20102145.jpg

chine20102151.jpg

chine201011214.jpg

Prochaine étape, le superbe village Hakka de Hukeng…

( A SUIVRE)

客家人

Comme je l’ai signifié ce matin à une lectrice, je n’ai pas de raison particulière à empêcher la diffusion de mes photos sur d’autre blog. Le cas échéant, soyez simplement sympa de m’envoyer un petit mot, il y a peu de chance que je vous réponde par la négative. Pour rappel, on peut me contacter à faguoren@noos.fr 

Publié dans Chine, novembre 2010, de Shanghai à Hong-Kong | Pas de Commentaire »

I Wish I Knew Histoires De Shanghaï

Posté par faguoren le 20 janvier 2011

iwishiknewhistoiresdeshanghaihaishanchuanqi190120111g.jpg

Un nouveau film de Jia Zhang Ke, c’est désormais chaque fois un événement tant le cinéaste originaire de Fenyang dans le Shanxi semble être devenu une sorte de chef de file du cinéma chinois de ce début de millénaire. Le Festival Shadows ne s’y était d’ailleurs pas trompé puisqu’il lui avait consacré une grande part de sa programmation lors de sa récente édition de novembre 2010.

« I Wish I knew Histoires de Shanghaï » est donc arrivé sur nos écrans hier. Comme lors de son précédent opus, « 24 City » en 2008, qui témoignait par le biais d’ anciens ouvriers du lieu de la transformation  d’une vieille usine de Chengdu en résidence de luxe, cette nouvelle oeuvre est un documentaire, cette fois ci commandé à l’occasion de l’Exposition Universelle de Shanghaï. En une sorte de fil rouge,  seule Zhao Tao, l’actrice fétiche du réalisateur de « Still Life » , y promène sa silhouette silencieuse en quelques points emblématiques de la ville ( Le Bund, Les docks et évidemment l’Expo Universelle).Pour le reste, ce sont dix-huit personnes  ayant un passé fort et souvent douloureux avec Shanghaï qui nous racontent sous le cadrage averti de Jia Zhang Ke une partie de leur existence à travers leur relation avec la ville. Des témoins souvent agés, donc beaucoup de souvenirs liés aux années folles, à l’arrivée de l’armée populaire de libération ou à la révolution culturelle….Mais, plus que voir Shanghaï, ce film permet donc de « l’écouter », comme une sorte de chronique du XXème siècle de la grande métropole chinoise. Certainement ennuyeux pour certains, j’aime pour ma part beaucoup ces fictions du réel, filmées par une maitre du cinéma chinois moderne (les plans au ralenti dans les docks sont extraordinaires!) et, cerise sur le gâteau, parmi les intervenants, d’autres ténors du cinéma chinois actuel et passé tels que Fei Mu , Wong Kar Wai ou Lou Ye. Un document rare et passionnant qu’il serait bon de ne pas trop tarder à aller voir. Pour sa première semaine d’exploitation, il n’est joué que dans trois salles parisiennes. Amoureux de Shanghaï ou amateurs d’un « autre cinéma », je ne peux que vous conseiller « I Wish I Knew Histoires de Shanghaï ».

Image de prévisualisation YouTube

Bande-annonce du film

Image de prévisualisation YouTube

Entretien avec Jia Zhang Ke à propos de « I Wish I knew Histoires de Shanghaï

Publié dans Films | Pas de Commentaire »

123
 

jrny |
lacharbonnerie |
Le grand voyage |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | chrystineinaustralia
| Les locations de vacances e...
| marieblanche