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Je Ne Peux Pas Vivre Sans Toi: 不能没有你

Posté par faguoren le 28 octobre 2010

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J’ai profité de ce jour de grève, non pas pour aller manifester, mais pour aller voir le film du réalisateur taïwanais Leon Dai, « Je Ne Peux Vivre Sans Toi », sorti dans les salles françaises hier.

Leon Dai , né à Taïwan en 1966, commença sa carrière comme acteur de théatre avant de se tourner en 1993 vers la télévision et le cinéma. Il devient alors un acteur très populaire à Taïwan et tourne dans une trentaine de films, alternant films « commerciaux » (Il joue dans le dernier John Woo « Reign Of Assasins ») et cinéma d’auteur.Il décide en 2001 de passer à la réalisation et signe l’année suivante son premier long-métrage: « Twenty Someting Taïpei ». « Je Ne Peux Pas Vivre Sans Toi » est son second long-métrage et est sorti à Taïwan en 2009.

Wu Hsiung, immigré chinois de l’ethnie Hakka, vit dans une extrème précarité dans les docks du port de Kaohsiung, la deuxième ville du pays. Il subsiste tant bien que mal en compagnie de Mei,  sa fille de sept ans, alors que la mère de l’enfant a depuis longtemps disparu sans laisser de trace. Le père et la fillette paraissent malgré tout se satisfaire de cette vie aux frontières de la pauvreté. Cependant, Hsiung n’a pas de droit légal sur son enfant et ne peux pour cela l’inscrire à l’école. Il lui faudrait obtenir l’accord de la mère. Quand les services sociaux prennent connaissance de l’existence de Mei, ceux-ci menacent de lui retirer Mei.S’engage alors un véritable parcours du combattant auprès des services sociaux et des autorités pour que Hsiung puisse obtenir la garde de sa fille. Mais, presque clandestin, il ne peut guère compter que sur son seul ami A-Tsai, lui aussi Hakka. Un autre de leur ancien camarade de classe, devenu haut parlementaire adressera au pauvre père désoeuvré une assistance tout d’abord polie puis inexistante.

Renvoyés par tous les services sociaux, poursuivis par la police, le père et l’enfant vont pour attirer l’attention s’accrocher à la rembarde d’un pont, menaçant de se jeter dans le vide, sous l’oeil des médias et des caméras de télévision avides de sensationnel…Finalement maitrisés, le père et sa fillette vont être séparé. Hsiung passe deux années en prison et Mei est trimballée de famille d’accueil en famille d’accueil.

Quand le père retrouve sa liberté, il n’a de cesse à retrouver sa fille. Ce sont finalement les services sociaux qui le ramèneront à Mei, car depuis la séparation, la fillette n’a pas prononcé une seule parole….

Inspiré d’un fait réel datant de 2006, ce film, tourné caméra à l’épaule et en noir et blanc pour plus de réalisme, montre la noirceur de l’existence des laisser-pour-comptes de la réussite économique asiatique, L’absurdité des systèmes bureaucratiques, qui va séparer l’amour filial d’un père et de sa fille, est ressenti au plus près, à travers les petits bonheurs simples qui lient Hsiung et Mei au quotidien malgré les difficultés de la vie. La réciprocité du « Je Ne Pas Vivre Sans Toi » ménera les deux protagonistes tout proche de l’auto-destruction dans une indifférence faussement génée.

Le film a suscité de nombreux remous et prises de conscience à Taïwan, jusqu’aux plus hautes sphères de l’état, « invitées » à humaniser ses procédures face aux plus démunis de ses habitants. Comme quoi, le bon cinéma peut encore faire agir dans le bon sens nos sociétés, parfois…..

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(Bande-Annonce du film en V.O)

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