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Interprète de poche

Posté par faguoren le 30 septembre 2010

Hé oui, on a beau étudier le chinois et être capable de s’exprimer relativement bien, quand on prépare un voyage en Chine, un petit guide de conversation usuelle peut s’avérer souvent utile, que ce soit dans la rue, les hotels, le restaurant ou encore les transports….Depuis mon premier voyage en Chine qui date de 1995, j’ai conservé le même car je n’en ai jamais trouvé de plus pratique. Non seulement, il aborde tous les sujets dont un voyageur puisse avoir besoin mais il dispose en plus d’une partie « dictionnaire » français/chinois et chinois/français de près de 1000 mots! Idéal pour réviser son vocabulaire sur place sans à avoir à se coltiner un pavé encombrant et lourd, car il porte réellement bien son nom d’interprète de poche! Il indique les caractères chinois ainsi que le pinyin aux côtés des traductions françaises. A ne pas oublier donc si vous prévoyez un séjour vers l’Empire du Milieu. Désavantage: il semble épuisé depuis un moment sur le marché….Avantage: on le trouve facilement sur les sites d’occasions pour seulement quelques euros!

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Festival du cinéma chinois de Paris: 5ème édition. (7)

Posté par faguoren le 28 septembre 2010

Ce soir se clôturait la première partie de ce savoureux Festival Du Cinéma Chinois de Paris avec une dernière session au cinéma Gaumont Opéra. Parce qu’il me faut quand même parfois penser à travailler… j’ai loupé « La Favorite De Mei Mei » programmé à 18h00 mais j’étais bel et bien dans la salle pour « Une Nuit Profonde » (夜深沉)de Zhang Shichuan (1941) mettant la scène la vedette de la partie rétro du festival; Zhou Xuan. (voir post du 26/09/2010)

La belle fille et les deux petites filles de l’actrice/chanteuse mythique ainsi qu’une sommité du cinéma chinois dont j’ai oublié et le nom et la qualité exacte étaient présents, le tout devant une audience assez clairsemée en ce mardi soir.

L’intérêt était une nouvelle fois de pouvoir visionner une véritable rareté, une chance peu souvent offerte aux spectateurs anonymes et sans relations particulières dont je fais partie. Découvrir ces scènes de vie d’une Chine à la fois très lointaine mais pas si ancienne finalement. Cette chance de pouvoir apercevoir cette Chine si souvent évoquée dans les livres. C’est la réflexion que je me suis fait en regardant à travers ce « Une Nuit Profonde »  ce Beijing qu’un Lao She a su si bien décrire dans « Quatre Générations Sous Un Même Toit ». J’avais parfois l’impression de me retrouver ‘Rue Du Petit Bercail » au milieu de ces petites gens du Pékin des petits métiers et de ce peuple à la gouaille joyeuse!

Le film était fort plaisant. Zhou Xuan interprétait une nouvelle fois une chanteuse, issue d’un milieu populaire, elle chante dans les rues et est sous le joug de parents brutaux et insensibles. Elle trouve refuge auprès d’un cocher plein d’amour pour elle et de la vieille maman de celui-ci. Son don pour le chant va se révèler aux yeux du public et la pousser peu à peu loin de sa famille d’accueil.Rivalité amoureuse et vilenies vont se succéder et , à mon étonnement, la conclusion du film est l’inverse du’une happy-end!

A partir de ce mercredi 29 septembre le festival va donc prendre ses quartiers au cinéma « La Pagode » 57 bis rue de Babylone 75007 Paris et cette deuxième semaine sera en partie consacrée à Zhou Xuan. Souhaitons un grand succés à cette initiative, pour que vive ce festival véritablement hors du commun pendant deux semaines chaque année. Vous pouvez voir ou revoir le programme complet en cliquant sur l’image ci-dessous. (Aie! je sais déjà que je vais louper cet immense classique qu’est « Les Anges Du Boulevard » vendredi à 18h30…)

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Festival du cinéma chinois de Paris: 5ème édition. (6)

Posté par faguoren le 28 septembre 2010

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Ce n’est rien moins que « Mei Lanfang » (梅兰芳)le dernier film du légendaire Chen Kaige que nous présentait hier soir le Festival du cinéma chinois de Paris! Chen Kaige, figure phare et emblématique du cinéma chinois de la 5ème génération, entre autres auteur des épiques « Adieu Ma Concubine » ou « L’Empereur Et L’Assassin », et dont cette dernière oeuvre datant de 2008 avait jusqu’alors été honteusement absente des écrans français…Un grand merci donc aux programmateurs de ce festival!

Mei Lanfang (1894-1961) fut l’un des plus populaire et prestigieux chanteur de l’opéra de Pékin (appelé en chinois « jingju » 京剧)du 20ème siècle, un sujet que Chen Kaige avait bien sur déjà abordé avec « Adieu Ma Concubine » , ce qui avait permis à bon nombre d’occidentaux de découvrir cet art quand même très hermétique pour les non-initiés. Ce nouveaux film s’intéresse à divers aspects de la vie de l’artiste; sa jeunesse et la révélation d’un talent unique, son âge d’or dans lequel vient aussi s’insérer une fervente histoire d’amour et enfin la période de l’occupation japonaise où le chanteur décida de ne plus se produire malgré les « pressions » insistantes de l’occupant qui aurait bien aimé voir Mei Lanfang tenir un rôle propagandiste auprès du peuple chinois….

Bien sur, ce court résumé est fort réducteur, et ces presque trois heures de film ne cessent de nous éblouir par sa force majestueuse, par ses cadrages lumineux et par la passion qu’il dégage.Il n’est bien sur pas nécessaire d’être érudit en « jinqju » pour apprécier ce film,cela appelle même à la découverte de cet art qu’est l’Opéra de Pékin. Et le film est servi par quelques uns des plus fameux actrices et acteurs chinois comme Sun Honglei ou la très connue par chez nous Zhang Ziyi. Je vous souhaite vraiment de pouvoir voir ce grand spectacle un jour…!

Notez que samedi prochain 2 octobre à 14h00, le festival proposera un documentaire sur Mei Lanfang au cinéma « La Pagode ». J’y reviendrai!

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梅兰芳

 

 

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Dictionnaire français-chinois en ligne

Posté par faguoren le 27 septembre 2010

Pour une recherche rapide d’un mot ou d’une expression, le web peut permettre de trouver en un simple clic la réponse à vos interrogations. Ce dictionnaire en ligne est en effet fort pratique et d’une utilisation très simple. Les entrées se font aussi bien en français qu’en pinyin ou en caractères chinois. En outre, il ne se contente pas d’une simple traduction mot à mot mais affiche toutes les expressions ainsi que les synonymes liés à votre requête. Du beau travail!

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(Cliquez sur l’image ci-dessus pour accéder au dictionnaire en ligne)

Ce dictionnaire est un complèment agréable, mais il ne remplacera jamais le plaisir de consulter et rechercher dans un « vrai » dictionnaire papier! Il existe aussi des dictionnaires électroniques gros comme un paquet de cigarette, c’est certainement très bien mais je ne sais pour quoi, je n’aime pas…..l’impression de tenir un simple gadget dans les mains…

 

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Festival du cinéma chinois de Paris: 5ème édition. (5)

Posté par faguoren le 26 septembre 2010

Un dimanche après-midi pluvieux et automnal, difficile dans ces conditions de résister à la tentation d’aller voir les deux films du jour dans le cadre de ce 5ème festival du cinéma chinois de Paris. Un programme qui débute avec des retrouvailles, celles avec la très jeune réalisatrice chinoise Chouchou dont un film ( « Anayi ») avait été présenté lors de l’édition 2007 du festival. Chouchou est une jeune femme de 27 ans  issue de la minorité Miao dans la superbe province du Guizhou. Elle aspire dans ses long-métrages à faire connaitre la vie et les coutumes de son peuple, des coutumes hautes en couleur et où le chant et la danse occupent une place essentielle. J’avais en 2007 apprécié l’aspect documentaire de »Anayi »  mais été un peu resté sur ma faim devant la minceur du scénario et la banalité de l’histoire. Chouchou revient donc cette année avec un nouveau film « Si près du soleil » qui cette fois-ci va savoir me faire succomber!

Si près du soleil (运上太阳- Yun Shang Tai Yang) 2010.

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Pauline, une jeune française atteinte d’une maladie inconnue mais sans espoir de guérison parcourt le monde à la recherche de son havre de paix. Son périple la mène en plein pays Miao dans la province montagneuse du Guizhou en Chine. Victime d’une crise qui la laisse inanimée, elle est tirée d’affaire par deux enfants et le père de ceux-ci.. Petit à petit, la jeune femme va découvrir et s’initier au mode de vie Miao. Dans ce cadre paradisiaque où le meilleur de l’esprit humain semble avoir pris racine, Pauline va retrouver une raison de vivre et un équilibre serein et apaisé. Elle décide alors de s’installer ici définitivement, mais la maladie elle suit son cours….

Dans des paysages qui sont probablement parmi les plus saisissants de la planète, Chouchou nous fait don d’une ôde à son peuple d’une grande beauté. Elle met en exergue les sentiments d’humanité et d’amour de l’autre du peuple Miao où tout événement se fête dans la musique et dans la danse, sous l’oeil bienveillant de Jinti, l’esprit des montagnes. Pauline (jouée par l’actrice française Line Nane),y trouve un paradis terrestre tel que chacun d’entre nous aimerait probablement en trouver un un jour. Chouchou réussit le parfait amalgame entre parcours initiatique au sein la communauté Miao et une belle histoire où une étrangère parachutée ici par le destin et deux enfants et leur père vont vivre une relation fraternelle faisant fi des dissensions culturelles.

Divine surprise, les organisateurs avaient invité Chouchou, Line Nane et les deux enfants Miao acteurs du film à venir présenter « Si Près Du Soleil » face à un public ravi et conquis. Un bel échange qui valait à coup sur le déplacement!

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(De gauche à droite: la présentatrice du festival dont le bras cache le jeune acteur, la jeune actrice, Chouchou et Line Nane)

Après ce beau moment, le nombreux public présent, dont de nombreux chinois, quittait la salle pour quelques minutes le temps de la préparation et de la mise en place de la salle pour le second film de l’après-midi.

Retour à Shangri La (上下翻 滚- Shang Xia Fan Gun) 2008.

Suite à la réussite artistique du premier film présenté, la barre était haute pour le film du réalisateur Shen Guoqing auquel j’ai personnellement eu du mal à adhérer complétement, ce qui n’a pas été forcément l’avis général du public puisque de chaleureux applaudissements ont ponctué le générique de fin. Serais je soumis à un phénomène de lassitude? J’espère bien que non!!

Ce film nous conte l’histoire de Nong Ba un jeune homme poursuivi en justice pour avoir chassé des espèces animales rares dans le Yunnan. Il est condamné à une peine de rééducation et doit prendre soin dans une masure délabrée des montagnes de deux bébés faucons jusquà que ceux-ci soient en âge de voler de leurs propres ailes. Le garçon est seulement accompagné de son chien. Il va être soutenu dans sa tâche par un jeune français de Médecins Sans Frontières. En parralléle à sa mission écologiste, Nong Ba va sauver la vie à une jeune femme-soldat en manoeuvre dans la région mais il s’attirera aussi les foudres des autochtones par un acte profanateur bien malgré lui.Peu importe, au final les deux jeunes faucons s’envoleront et Nong Ba aura réussit sa mission et retrouvera la liberté.

Un film plein de bonnes intentions donc, message écologiste et sauvegarde des espèces en danger d’extinction dans un Yunnan toujours aussi joli. Mais j’ai trouvé le scénario un peu confus et l’usage à tour de rôle du français, de l’anglais et du mandarin ne m’a pas convaincu. Je ne me permettrai pas de parler de fausse note dans la programmation haut de gamme du festival mais dans la masse de films vus jour après jour, ce n’est pas celui-ci qui restera le plus longtemps dans ma mémoire. Hé oui, je deviens exigeant!

La aussi, le réalisateur était présent et s’est prêté de bonne grace au petit jeu des questions/réponses. Je suis malheureusement bien trop timide pour participer à ce type de dialogue en public….emoticone

Voilà, ce long week-end festivalier s’achève, je ne vais à mon grand dépit ne pas pouvoir assister aux séances d’après-midi de la semaine qui arrive, mais je ne devrai guère louper de soirées, ceci dès demain avec le dernier film de Chen Kaige; Mei Lanfang.

 

 

 

 

 

 

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Festival du cinéma chinois de Paris: 5ème édition. (4)

Posté par faguoren le 26 septembre 2010

Les jours se suivent et se ressemblent, encore une somptueuse soirée de festival en ce samedi soir avec une affluence, week-end oblige, très fournie. Ce samedi proposait également le 1er film consacré à l’hommage/rétrospective que ce festival 2010 a décidé de rendre à Zhou Xuan. Mais qui est donc Zhou Xuan?

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Zhou Xuan (周旋)

Elle était une actrice/chanteuse à la carrière mythique.Née en 1918 semble t-il, elle fut élevée par des parents adoptifs, étudiant très jeune la danse et le chant, elle débute une carrière de chanteuse dans les années 30. Surnommée « La voix d’or », elle débute au cinéma dès 1935. Elle joua dans de nombreux films devenus désormais des classiques tel le célèbre « Les Anges Du Boulevard » (progammé dans le cadre du festival le vendredi 1er octobre à 18h30 au cinéma « La Pagode »). Sa vie personnelle ne connut, hélas, pas le même succés et Zhou Xuan connut de nombreux déboires affectifs et amoureux.Suite à une dépression, elle décéda à Shanghaï en 1957. Le cinéma chinois actuel se réfère encore souvent à elle, sa mémoire a d’ailleurs été honorée de l’Exposition Universelle de Shanghaï.

Dans L’Attente De Son Amour (長相思- Chang Xiang Si) 1947.

Dans ce film que l’on doit à Fan Yanqiao et à He Zhaozhang, Zhou Xuan tient l’un des deux roles principaux,celui de Li Xiangmei, une chanteuse que la guerre et l’invasion japonaise a fait retombé dans l’anonymat. Son mari, Hou Xinming, est parti rejoindre les rangs de l’armée de résistance et Xiangmei doit désormais s’occuper de la vieille mère aveugle de Xingming. En ces temps difficile, elle est soutenue par Gao Zhijian, meilleur ami de Hou Xinming mais qui entretient une relation ambigüe avec la jeune femme, une sorte d’amour platonique mais dans lequel Zhijian s’implique avec dévotion pour essayer de rendre la vie de Xiangmei et de sa belle-mère moins ardue.

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La relation entre Li Xiangmei et Gao Zhijian s’envenime quelque peu quand la chanteuse retrouve, Liu Qing, une vieille amie ayant peu de scrupules à se lier avec l’occupant et qui procure à Xiangmei un engagement pour chanter dans un cabaret fréquenté par de riches sympatisants aux « diables japonais ». Zhijian, fervent patriote, est alors arrêté par les japonais et ne doit son salut qu’à l’intervention de Liu Qing, mandatée par Xiangmei. Quand arrive l’heure de l’armistice, Hou Xingming que tout laissait à penser qu’il était mort, revient, amputé d’un bras, mais vivant. Gao Zhijian sait alors que son amour pour Li Xiangmei est désormais terminé. Désespéré, il s’en va jeter à la mer les disques jusqu’alors précieusement conservés de la chanteuse…

Ce film pourrait sembler gentiment désuet, si il n’y avait en toile de fond, le drame de l’occupation japonaise.Pour qui aime la découverte, il est en tout cas un formidable document sur ce cinéma chinois d’avant la prise au pouvoir des communistes, un cinéma où l’on retrouve légéreté insouciante et témoignage sur cette période où les troubles se succédaient. La rareté ajoute à l’événement une sensation de privilège à pouvoir visionner ces bobines d’une autre époque, et ça en devient merveilleux!  A en remercier vigoureusement les programmateurs de ce festival de nous faire partager émotions et rires (la scène où les japonais perquisitionnent dans l’appartement de Gao Zhijian est particulièrement hilarante, l’envahisseur y est dépeint de façon grotesque et joyeusement caricaturale). Autre moment émouvant, les deux petites-filles et la belle-fille de Zhou Xuan étaient présente dans la salle vêtues de la « Qipao », la robe traditionnelle chinoise, elles étaient à l’évidence ravies de nous présenter ce film!

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Après une vingtaine de minutes de pause permettant d’aller se dégourdir les jambes, arrivait l’heure d’enchainer avec cette fois, un film beaucoup plus actuel.

Juge (透析- Tou Xi) 2009.

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Si vous êtes un lecteur de ce blog, vous devez donc connaitre Liu Jie dont je vous ai présenté voici quelques temps « Le Dernier Voyage Du Juge Feng » , son oeuvre la plus connue à ce jour en France. Divine surprise, le réalisateur était présent pour nous parler de son film « Juge »  datant de 2009. Vous allez penser que cet homme a voué son art à l’unique domaine de la justice…! Certes, mais pas de rapport ici avec « Le Juge Feng » qui racontait la fin de carrière désabusée d’un vieux juge itinérant dans les villages du Yunnan. Dans « Juge », Liu Jie évoque un sujet évidemment fort délicat en Chine, celui de la peine de mort…Plus précisemment, sont mis en scène dans ce film trois rôles dont les destins réciproques vont se trouver intensément liés.

Il y a tout d’abord Qiu Wu, accusé d’avoir volé deux voitures et qui pour cela se voit condamné à mort.

Le juge Tian, qui a prononcé la peine capitale envers Qiu Wu et dont le destin personnel vient d’être bouleversé par la mort de sa fille dans un accident de voiture impliquant une voiture volée.Il est de surcroit soumis à une dégradation au sein de son couple.

Il y a enfin, un riche chinois dans l’attente d’un don de rein salvateur, ce rein devant lui être fourni par Qiu Wu une fois celui-ci exécuté…Il est soutenu par sa jeune fiancée et surtout par un avocat peu regardant sur les manières déontologiques à persuader le condamné à mort à faire don de son organe.

Tout serait d’une limpidité froide et rigoureuse si l’application stricte et procédurière des lois par ce juge traumatisé par un drame personnel n’allait peu à peu être contrariée par une prise de conscience humaniste qui va le pousser à l’ultime instant à sauver la tête de Qiu Wu, et donc de priver le malade du rein tant espéré….La scéne de l’exécution puis de la non-éxécution du condamné est appelé à devenir mythique, elle vaut à elle seule de voir le film! Important de préciser que l’action du film se passe en 1997, année où des réformes concernant les crimes soumis à la peine de mort ont été décidées, cela a d’ailleurs été également le cas ces dernières semaines mais ceci est une autre histoire. Si le sujet vous touche, il est facile d’en faire une recherche sur le net. C’est dans le cadre de ces réformes que le juge Tian va pouvoir revenir sur sa décision initiale et permettre à Qiu Wu d’échapper aux balles de fusil qui l’attendaient, pour un simple vol de voiture…..

Encore une fois, un bien beau film montrant certains aspects de la Chine actuelle parmi les plus contreversés dont bien sur la rigidité judiciaire mais aussi le pouvoir de l’argent face à la pauvreté. Ce dernier aspect est vous en conviendrez un sujet hélas bien plus universel…

Comme pour beaucoup de films que le festival nous offre, il ne reste qu’à souhaiter que ce film connaisse une « seconde vie » sur nos écrans, une vie non pas confinée le temps d’un festival de cinéma chinois mais une exposition dans le cadre habituel des distributions françaises (ah, que j’aimerai revoir ce fabuleux « Electric Shadows » présenté dans le cadre de ce même festival voici 3 ans il me semble…..), on peut toujours rêver….

Liu Jie était donc présent face au public, il a aimablement répondu aux questions posées dans le laps de temps qui lui était accordé, s’excusant pour un mot d’humour prononcé selon lui malencontreusement, ça m’a bien fait rire en tous cas!

Des soirées comme ça, on en redemande!! Ca tombe bien, on remet ça demain dès 15h30!

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Mandarin Chinese English Bilingual Dictionnary

Posté par faguoren le 25 septembre 2010

Découvert tout récemment grace à l’excellent blog « Vues de Chine » ( voir liens), un outil original et très ludique.

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Il s’agit d’un dictionnaire dont la particularité est d’être tout en images, ainsi à chaque photos sont rattachés les caractères chinois correspondants, le pinyin et le mot en anglais. Oui, petite précision, cet ouvrage est en anglais mais ce n’est pas vraiment un soucis, il permet même de réviser son british language! En 360 pages et 6000 mots et phrases, tous les sujets sont abordés: le corps humain, la santé, la maison, le travail, les loisirs…..etc, etc…. vraiment très complet! Le format du livre le rend pratique à transporter et agréable à consulter.

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Désolé pour la qualité médiocre des scans…

On peut facilement trouver ce dictionnaire sur le net pour une dizaine d’euros. Il parait qu’il existe une version trilingue incluant le français mais que celle-ci ne se trouve que en Chine. Devant m’y rendre en novembre, je tacherai de mettre la main dessus!

词典

 

 

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Reportage: pourquoi apprendre le chinois?

Posté par faguoren le 24 septembre 2010

Une expérience assez inattendue et franchement inhabituelle pour moi m’a donné envie de créer une nouvelle catégorie sur le blog, une catégorie dédiée à la langue chinoise, son apprentissage, etc, etc……A ma charge de savoir comment faire évoluer cette catégorie, je n’en sais encore fichtre rien! un mélange de coups de coeur et de partages j’imagine….Le futur le dira!

Cette expérience alors? Par le biais de l’association bellevilloise où je tente tant bien que mal de me parfaire dans cette apprentissage, (association à découvrir en détails dans les pages situées en haut du blog. Au fait, les cours reprennent en octobre, c’est sympa et pas cher, c’est donc le moment de vous lancer!! Sourire) j’ai participé aujourd’hui même au tournage de l’émission de M6 « 100% MAG » pour un reportage sur les français qui apprennent le chinois! Les motivations, les objectifs, les difficultés traversées…La gentille journaliste et son, non moins sympa, caméraman, voulaient tout savoir! Il parait que j’étais une sorte de profil idéal…..Ce n’est pas moi qui le dit, je vous jure!! Bref, pour un résultat final qui ne devrait pas dépasser les 4 minutes, le tournage a duré 3 heures! Hé oui, c’est éprouvant la télé! Nous avons d’abord tourné à l’association pour une sorte de cours fictif où étaient conviés d’autres élèves avant de terminer le reportage dans un resto chinois du quartier où une amie (chinoise, bien sur!)  m’accompagnait pour une ultime séquence d’interviews!  La diffusion devrait avoir lieu dans le courant du mois d’octobre, je vous en aviserai en temps voulu! Le plus étrange pour moi aura été d’être le personnage central du projet….Je ne me sentais finalement que moyennement à l’aise dans ce « role » qui m’était dévolu. D’autres l’auraient mérité tout autant que moi, sinon plus. J’espère néanmoins avoir été à la hauteur de cet initiative finalement plutôt amusante mais où être naturel et soi-même demande un certain talent que je ne suis pas sur de posséder! Si on m’avait dit qu’un jour je passerai à la télé parce que j’apprends le chinois….

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你呢,你会说中文吗?

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Festival du cinéma chinois de Paris: 5ème édition. (3)

Posté par faguoren le 24 septembre 2010

Le week-end s’annonce chargé puisque je prévois de voir 4 films, mais pour l’heure, retour sur un grand moment d’émotion vécu hier en fin d’après-midi avec la projection de « Un Pont Pour L’Ecole » (走路上学- zou lu shang xue) signé par Peng Cheng  en 2009.

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Dans la lointaine et montagneuse province du Yunnan vit l’ethnie « Lisu ». Pour cette Chine coupée du monde et peu rattrapée par le progrès, la vie est rude et le simple fait d’aller à l’école constitue pour les enfants un périlleux exercise. Dans un village traversé par un dangereux cours d’eau, se trouve sur une rive l’unique école du village, et pour s’y rendre, les enfants habitant sur la rive opposée doivent donc traverser la rivière. Il n’existe hélas pas de pont pour la franchir, et il faut donc emprunter un cable tendu entre les deux flans de montagne, avec tous les dangers que cela comporte…..

Le jeune Wawa n’a que sept ans et veut comme sa soeur ainée Naxiang aller à l’école. Mais sa mère qui elle-même se refuse à utiliser le cable, ne peut accepter de voir son si jeune fils traverser de la sorte  la rivière et Wawa voit donc chaque jour  Naxiang  partir à l’école sans lui. N’écoutant que son intrépidité, Wawa emprunte pourtant le cable et se rend en cachette explorer les alentours de l’école mais il y est surpris par  Nie, la toute nouvelle institutrice qui arrive tout droit de Shenzhen. La mère finit par apprendre la désobéïssance de Wawa qui aura droit à une sévère réprimande.

C’est alors qu’arrive le drame, Naxiang est victime d’un terrible accident,elle chute du cable et se noie…Wawa est traumatisé par cette tragédie, il refuse de s’exprimer et se morfond dans le mutisme et l’isolement, malgré les efforts de l’institutrice Nie pour tenter de l’extirper de sa léthargie. Quand le père, parti travailler en ville, revient au village et décide de lui faire traverser le fleuve avec lui, Wawa hanté par le souvenir de sa soeur, s’y refuse totalement. Il faudra attendre que, enfin, le pont tant espéré soit construit pour que Wawa puisse enfin se rendre à l’école à pied.

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Quant il s’agit de conter une histoire à la trame dramatique, les réalisateurs chinois sont souvent très forts pour nous tirer les larmes. « Un Pont Pour L’Ecole » n’échappe pas à la règle, et que des enfants soient les principaux protagonistes du film ne va pas, vous vous en doutez bien, inverser la tendance….Les images de flash-back ou/et au ralenti de Wawa se remémorant Naxiang nouent la gorge et poussent jusqu’aux soupirs attristés le spectacteur le plus endurci. Un film magnifique sur l’enfance, le désir d’apprendre envers et contre tout, la dureté de la vie qui touche encore tant de populations….et la superbe province du Yunnan en toile de fond. J’avoue ne pas être resorti intact de ce film,et replonger instantanément dans les méandres déshumanisées du métro parisien m’a paru fort étrange et fait ressentir un certain malaise. Je n’oublierai pas Wawa et Naxiang, personnages centraux d’une soirée où beaucoup de choses semblèrent au final insignifiantes face à cette tranche de vie qu’ils m’offrirent, une tranche de vie où l’authenticité est le lot quotidien, où aimer, partager et se vouer à autrui ne relève pas de l’exception.

Ce festival du cinéma chinois 2010 est vraiment un millésime qui fera date! Et ça continue dès demain donc!

 

 

 

 

 

 

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Festival du cinéma chinois de Paris: 5ème édition. (2)

Posté par faguoren le 23 septembre 2010

C’est parti pour cette 5ème édition du festival du cinéma chinois de Paris et j’y ai fait ma première sortie hier soir dans le cadre cossu du très beau Gaumont Opéra. Une séance à 18h30 et une seconde à 20h45 et une salle très bien remplie pour la séance nocturne. L’impatience à voir des films inédits allait crescendo au fur et à mesure que je m’approchais de la salle. Serai je déçu? enchanté? Quoiqu’il en soit, pas question de rayer de mon temps libre la possibilité de découvrir de nouvelles oeuvres venues de Chine! Bien calé dans un moelleux fauteuil, il était donc temps de découvrir:

L’examen de 1977 (高考1977 – Gao Kao 1977)

L’action de ce premier long-métrage se déroule donc en 1977 dans l’immédiat de la révolution culturelle, période connue sous le nom de « les quatres modernisations » , mise en place par Deng Xiao Ping. Depuis de nombreuses années, la jeunesse est envoyé en masse à la campagne et les universités ont fermé leurs portes depuis longtemps. C’est dans ce contexte que des jeunes gens vivent dans une ferme du Nord-Est du pays mais, un beau jour, l’annonce de la réouverture prochaine des universités se répand comme une trainée de poudre, redonnant espoir à toute cette génération sacrifiée, et ceci malgré la totale réprobation du chef du camp. La situation est particulièrement difficile pour la jeune Chen Qiong (Sun Haiying) dont le père a été étiquetté comme « contre-révolutionnaire » voilà bien longtemps certes, mais qui interdit ainsi l’accès à sa fille à l’examen d’entrée à l’université. Chen Qiong est amoureuse de Pan Zhiyou (Wang Xuebing) qui de son côté est le favori du chef, lequel n’envisage en aucun cas le voir partir de la ferme….Le parcours s’annonce donc semé d’embûches, mais la persévérance finira par venir à bout des obstacles idéologiques et humains.

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Réalisé en 2009 par Jiang Haiyang, « l’examen de 1977 « est un touchant portrait-robot de citoyens élevés dans le cadre rigoureux d’un système qui les guide envers et contre tout mais dont les perspectives d’un horizon nouveau les pousse à ouvrir des portes qui semblaient cloisonnées à jamais. L’expression des sentiments est comme dans tous les bons films chinois parfaitement exprimée et communicative pour le spectateur. Un très beau moment de cinéma donc pour débuter ce festival (du moins pour moi, un film ayant déjà été projeté la veille au soir) mais guère le temps de s’émouvoir sur cette belle histoire, un second film est au programme à peine 30 minutes après!

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La rumeur du vent (风声- Feng Sheng)

Total changement de cadre pour ce second film, réalisé par Chen Kuo Fu en 2009 est dont l’héroïne est celle qui reste mon actrice favorite, la superbe Zhou Xun en personne! A l’affiche également, Li Bingbing, très réputée en Chine et, pour les rôles masculins, Zhang Hanyu, Huang Xiaoming et Wang Zhiwen tous habitués du box-office chinois. Vous l’avez compris, on est donc très loin du film d’auteur.

Nanjing 1942, une sorte de gouvernement instable formé par les japonais et par des traites au pays tente de diriger une Chine rongée par le chaos. Mais une résistance face à l’oppresseur subsiste et une série d’attentats se déroule contre des officiels de ce gouvernement. Il apparait vite qu’une « taupe » s’est glissé dans les services de contre-espionnage japonais et il faut pour le chef de ce service, le colonel Takeda, la démasquer au plus vite. Cinq suspects possibles sont identifiés parmi les collaborateurs chinois de l’occupant, ils sont rassemblés dans un manoir sous un prétexte de déchiffrer un message codé de la plus haute importance. Il va falloir donc trouver qui est réellement cette « taupe ». Un huis-clos éprouvant s’installe entre tous les protagonistes.

 

Entre suspicion mutuelle et détermination obstinée à démasquer le « traitre », une tension s’installe vite dans le manoir isolé et pour Takeda, la mort d’innocents n’est rien face à l’obligation de trouver la taupe…..Le suspense s’installe donc et ne quittera plus le spectateur jusqu’à la fin du film pour en connaitre tous les aboutissants dans ce superbe film à la fois dramatique et éprouvant (les scénes de tortures sont particulièrement terrifiantes…). Ces êtres regroupés pour le pire apparaissent petit à petit sous leurs véritables personnalité, courageux et héroïques pour les uns, terrifiants pour les autres….Mais qui est qui dans ce cloisonnement diabolique ou seul importe la découverte de la taupe?

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Fort satisfait donc de cette première soirée de festival; deux films fort différents mais qui m’ont tous deux conquis. Et deux films qu’il aurait été bien difficile de voir sans l’existence de ce festival du cinéma chinois. Et ça ne fait que commencer, chouette! Un petit bémol; vendre le programme du festival au prix de 10 euros, c’est….comment dire…? scandaleux! mais le pire est qu’ils trouvent des imbéciles comme moi pour l’acheter! Sourire

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(Retrouvez le programme complet du festival en cliquant sur cette image de « La rumeur du vent »)

高考/风声

 

 

 

 

 

 

 

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