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Le Palanquin des Larmes

Posté par faguoren le 5 décembre 2009

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Envie pour toi ô lecteur, d’évoquer un film trop peu connu à mon goût, à moins qu’il ne soit tout simplement un peu oublié? Il faut bien dire que la génèse de ce film est pour le moins inattendu puisqu’il s’agit d’une co-production franco-canado-chinoise, et qu’à l’époque où sortit en salle  ce long-métrage (1987), les collaborations chinoises avec le monde extérieur en matière de cinéma étaient exceptionnelles. C’est le producteur/réalisateur/scénariste et aussi acteur (ouf!) français Jacques Dorfmann qui réalisa « Le Palaquin des Larmes », tiré du roman autobiographique de Chow Ching Lie qui à force de persévérance devint une pianiste de renommée internationale.

Le film s’attarde d’ailleurs principalement sur l’enfance et l’adolescence de Chow Ching Lie à une époque où être femme en Chine équivalait souvent à se soumettre à un mari pas forcément désiré et à accepter un destin tout tracé. Le film débute donc durant l’occupation japonaise à Shanghaï dans les années 30 quand elle n’est encore qu’une petite fille de 7 ans issue d’une famille trés pauvre mais vouant à son père, et réciproquement, un fervent amour. Elle découvre le piano lors d’un spectacle donné à son école et réussit à convaincre son père de lui acheter un instrument et de lui offrir des cours malgré les difficultés familiales. Une voyante lui prédit pourtant un brillant avenir mais aussi qu’elle sera « mise en cage » par ses parents….Cette cage, ce sera un mariage forcé à l’age de 13 ans avec le fils, sérieusement malade,d’une riche famille shanghaienne. Mais arrive la prise du pouvoir par les communistes , son mari part avec sa famille s’exiler à Hong-Kong. Chow Ching Lie les rejoindra avec son fils lorsqu’elle apprendra que son mari est mourrant, un mari à qui elle parvint à s’attacher au fil du temps. Celui ci mort, elle s’exilera à Paris et dévouera alors une majeure partie de sa vie au piano.

Jacques Dorfmann eu l’autorisation de tourner son film en Chine même avec d’importants moyens mis à sa disposition; 20000 figurants, trois années de préparation….. même l’armée chinoise fut mise à contribution! Et le résultat est splendide, l’on assiste à une fresque grandiose sur fond de vicissitudes d’histoire chinoise du XXième siècle. Comment ne pas être ému et sensible face à la détermination forcenée de l’héroïne, confrontée aux traditions mais qui à force de courage et de volonté parviendra à forcer la forteresse d’un destin qu’elle refuse? L’on est aussi conquis par la performance de la jeune et belle Tu Huai Qing dans le rôle principal qui n’avait pourtant aucune expérience dans le cinéma mais qui avait l’avantage de parler parfaitement l’anglais. Dans le rôle du père, c’est le célèbre acteur et réalisateur chinois Jiang Wen (Les démons à ma porte…) qui donne une composition exemplaire. Les reconstitutions d’époque permettent de nous projeter instantanément dans ce Shanghaï vivant l’un des tournants de sa mouvementée histoire. Un bien beau film, comme je les aime, qu’il aurait vraiment été dommage de ne pas mettre en lumière: à découvrir ou à re-découvrir de toute urgence.

(Cliquer sur l’affiche du film vous permettra d’en découvrir la bande-annonce et notez que l’édition DVD offre de longs entretiens avec les principaux protagonistes ainsi qu’une superbe interview de la vraie Chow Ching Lie qui vous aidera à  comprendre l’oeuvre bien mieux que ma modeste prose…)

Bon film à toutes et tous!

钢琴

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Un peu de Chine pour les enfants

Posté par faguoren le 4 décembre 2009

Hé oui, Décembre est là, les fêtes approchent et les enfants sont rois. Alors offrez leurs un peu de Chine!

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Pour commencer, deux moyens- métrages  destinés aux tout petits (mais pas seulement, je compte y aller aussi emoticone), oeuvres des studios d’art de Shanghai, s’inspirant du théatre, du film d’animation et des ombres chinoises. Les deux films, projetés à la suite pour une durée totale de 1h30, présentent deux séries de trois scénettes dans lesquelles le panda puis le singe occupent une place essentielle, ces deux animaux tenant une place primordiale dans l’imaginaire chinois. Bon, n’ayant pas encore vu ces deux petits films, je ne vous en dirai pas plus pour l’instant,je tenais juste en vous en informer.J’espère qu’ils sont programmés dans le plus de villes possibles. A Paris, ils sont proposés au « Nouveau Latina » dans le 4ème, au « Lucernaire » dans le 6ème et au « Cinéma des cinéastes » dans le 17ème. Les critiques sont dithyrambiques, alors petits et grands, allez donc partager un peu de rêve et de candeur ensemble! Sourire S’adressant en premier lieu aux enfants, ils sont naturellement projetés en version française.

(Cliquez sur l’affiche de « La boutique des pandas » pour en voir la bande-annonce)

Par ailleurs, à l’occasion des vacances de Noël, le musée des arts asiatiques Cernuschi proposera des ateliers de création de dragons et d’ombres chinoises. Ces ateliers se dérouleront les samedis 19,26 Décembre et 2 Janvier à 15h. Il faut, parait-il, réserver, alors le mieux est de vous renseigner directement auprés d’eux.

Musée Cernuschi 7 Avenue Vélasquez 75008 Paris  tel: 01/53/96/21/50

孩子

 

 

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爱上一个不回家的人

Posté par faguoren le 2 décembre 2009

Un peu de musique avec Sandy Lam, chanteuse originaire de Hong Kong qui chante aussi bien en mandarin qu’en cantonais. La chanson que je vous propose est en mandarin, mais ce n’était pas la peine de le préciser, n’est ce pas? Sourire

Image de prévisualisation YouTube

歌曲

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Femmes d’une autre Chine

Posté par faguoren le 1 décembre 2009

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Une petite promenade en sortant du boulot m’a amené cet aprés-midi à me rendre à cette excellente librairie qu’est « Mona Lisait » située 7  Bd Bonne Nouvelle à Paris dans le 2ème arrondissement, librairie qui propose un large choix de beaux livres à prix soldés. Je suis rapidement tombé en extase devant un trés bel ouvrage consacré aux femmes des minorités chinoises intitulé « Femmes d’une autre Chine », oeuvre d’une archéologue, journaliste et photographe française nommée Marie-Paule Raibaud, passionnée de la Chine et particulièrement de ses minorités nationales (qui sont au nombre de 56 sur tout le territoire chinois).

Ce livre est consacré aux femmes des minorités du sud du pays, à savoir les provinces du Yunnan, du Guizhou, le Sichuan, le Guangxi, le Hunan, le Hebei, le Guandong et l’île de Hainan. Tout au long d’un texte où le vécu transpire entre chaque ligne, Marie-Paule Raibaud nous faire découvrir ces ethnies réparties en groupes et même en sous-groupes…A la fois témoignage et récit d’aventures, ce livre propose aussi 165 photos toutes plus superbes que les autres. L’auteur se refuse à photographier les gens sans avoir au préalable fait connaissance. Cela se ressent bien sur dans tous ces clichés de femmes miao, yi ou encore mosuo…Une véritable complicité s’est crée entre la photographe et ses sujets. Et la narratrice nous initie aux coutumes et aux légendes toujours trés anciennes de ces minorités, elle nous étonne, nous ravit et nous fait aimer ces peuples d’une Chine trés rurale et bien loin des grandes métropoles. Un bien beau livre donc, à offrir ou à s’offrir en cette proche période de fêtes.

(Le prix éditeur est de 38,50 euros, je l’ai acheté neuf à la librairie citée plus haut à 7,50 euros! Et il en reste encore.)

Ci-dessous, deux des trés belles photos de cet ouvrage.

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妇女

 

 

 

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