• Accueil
  • > Archives pour décembre 2009

La Longue Marche

Posté par faguoren le 30 décembre 2009

lm.jpg

Les fêtes de Noël m’ont permis de prendre le temps de lire un livre que j’avais en stock depuis quelques temps sans avoir eu le temps de m’y consacrer pleinement. (J’ai par contre zappé le « Spécial Chine » du journal Le Point. Ce type de journaux proposent régulièrement des « Spécial Chine » annonçant l’imminence d’une domination économique chinoise sur le monde, analysant ce qu’il reste des années Mao…..tout en scrutant d’éventuels « progrés » sur le mode de nos « démocraties » occidentales. Ce genre de reportage me lasse et ne m’intéresse guère car tenant peu compte, à mon avis » des vraies réalités des traditions et pensées chinoises qui de toute façon ne pourront jamais s’accomoder totalement des notres. Alors, ce type d’information destinée aux masses, trés peu pour moi. Le Point avait d’ailleurs déjà sorti un numéro identique voilà exactement deux ans, il est étonnant de voir la similitude des couvertures -une jolie chinoise tout sourire- avec un « Spécial Chine » en grosses lettres. Trés racoleur non ?).

Je me suis donc intéressé à un ouvrage consacrée à la mythique Longue Marche qui reste l’un des épisodes les plus connus ayant trait avec le parti communiste chinois au milieu des années 30.

Un petit mot sur l’auteur tout d’abord. Sun Shuyun est une journaliste née à Pékin dans les années 60. Désormais journaliste pour la BBC, elle partage sa vie entre Pékin et Londres.

L’ouvrage de Sun Shuyun est particulièrement intéressant car il s’emploie à démystifier cet extraordinaire outil de propagande maoïste que fut pour le peuple chinois cette longue marche à travers tout le pays.En effet, de ce qui était à la base une retraite forcée pour les forces communistes installées dans le Jiangxi pour échapper à l’armée nationaliste du Kuomintang, fut transformé par la suite en un mythe exacerbé de la grande victoire de la Chine rouge et le plus grand symbole de sa puissance!

C’est oublier qu’au cours de ces presques deux années d’exode forcée, seul 10000 personnes sur 200000 en ressortiront saines et sauves, c’est oublier que beaucoup de ces marcheurs furent contraints et forcés de s’engager dans l’armée rouge sous peine de terribles sévices, c’est oublier les purges atroces faites au sein même de cette armée, c’est oublier les désertions en masse d’hommes et de femmes loin de partager l’idéal des dirigeants communistes, c’est oublier la mystification de certains événements mineurs qui devinrent par la grace de la propagande de formidables victoires de héros indomptables et invicibles car porteurs de l’uniforme de l’armée rouge…….

C’est tout cela que nous invite à lire Sun Shuyun.Rétablir certaines vérités sur ce qui reste malgré tout une épopée incroyable et unique dans l’histoire. Pour cela, elle a refait à son tour le parcours de la longue marche à la recherche de survivants anonymes, de ceux oubliés par l’histoire et dont les témoignages n’ont jamais figuré dans les livres et commémorations….Et ces rescapés de l’enfer, pourtant trés âgés aujourd’hui, n’ont rien effacé de leurs mémoires, ils racontent avec une parfaite authenticité leur « longue marche » à eux, ses drames et ses souffrances, sans oublier l’oubli où le rejet qu’ils ont dut enduré par la suite. Cette somme de récits passionnants forment un ouvrage à la fois historique et plein d’enseignements sur la volonté et la détresse humaine, bien loin des livres d’histoires officiels. Du trés bon travail donc qui en plus, se lit comme un roman, car on s’attache sans peine à ces destins bouleversés par la guerre civile chinoise, alors que l’envahisseur japonais était pourtant là, tout prêt, sur le point de bondir……

长征

Publié dans Histoire | Pas de Commentaire »

Le Mariage De Tuya 图雅的婚事

Posté par faguoren le 19 décembre 2009

lemariagedetuya.jpg

Dépaysement garanti avec ce magnifique film de Wang Quan An datant de 2006. Il nous fait découvrir le rude mode de vie des bergers au coeur de la Mongolie chinoise où se procurer de l’eau demande effort et long trajet si l’on ne possède pas son propre puit, où les enfants n’ont guère la possibilité de se rendre à l’école, où le labeur est quotidien pour pouvoir survivre, mais où le peuple est rivé à ses traditions ce qui nous le rend si attachant.

Tuya, depuis que Bater, son mari accidenté, a perdu l’usage de ses jambes, doit assumer la charge de son troupeau tout en devant subvenir à la bonne tenue du foyer: son mari et leurs deux enfants. Face aux difficultés insurmontables et à la fatigue mettant la  propre santé de Tuya en péril, le couple décide de divorcer afin que Tuya puisse trouver un nouveau mari, à la seule condition que celui-ci accepte de conserver Bater dans le giron familial. Tuya, malgré la rudesse de son existence qui ne lui ménage guère de temps libre, est une jolie femme. Les prétendants se succédent donc mais aucun n’accepte le marché, la loyauté de Tuya envers Bater demeurant inaltérable.

C’est un superbe portrait de femme que nous dresse Wang Quan An, incarnée par Yu Nan (probablement l’une des toutes meilleures actrices chinoises actuelles) formidable de bout en bout et qui dans ce rôle fait immanquablement penser à la Gong Li de « Qiu Ju une femme chinoise ». Elle est d’ailleurs la seule actrice professionnelle de ce film qui ,au delà de son histoire simple, belle et touchante, fait office de superbe documentaire sur la vie âpre de ces régions d’une Chine trés profonde. La bande-son, authentique et parfaitement placée dans le film, ajoute au sentiment d’authenticité et d’émotion qui traverse le spectateur. Ces grandes steppes mongoles resteront, je n’en doute pas dans vos mémoires, si vous décidez de voir ce « Le mariage de Tuya » qui en plus de sortir des sentiers battus, démontre toute la vitalité d’un cinéma chinois décidemment bien attrayant!  De bien belles images, je vous assure!

(Si vous avez déjà vu ce film, je serai ravi de lire vos propres commentaires)

Image de prévisualisation YouTube

(Bande-annonce du film)

结婚

Publié dans Films | 2 Commentaires »

月亮代表我的心

Posté par faguoren le 17 décembre 2009

Assez occupé, alors pour vous faire patienter un peu de musique: un classique parmi les classiques; Teresa Teng 约增亮代表我的心 que l’on peut traduire par « La lune représente mon coeur » Sourire L’amour, toujours l’amour! D’ailleurs je connais cette chanson presque par coeur! emoticone Image de prévisualisation YouTube

                                                   你问我爱你有多深。。。。

Publié dans Musique | 3 Commentaires »

Le Petit Livre Rouge D’Un Photographe Chinois

Posté par faguoren le 14 décembre 2009

Amateurs de photos chocs et d’histoire de la Chine, ce livre est pour vous, il est même à posséder absolument! Alors que commence la révolution culturelle, Li Zhensheng est un jeune photographe travaillant pour « Le Quotidien du Heilonjiang » à Harbin dans le Nord-Est de la Chine. Lui-même dirigera au sein d’un groupe de rebellion des séances d’accusation publique, avant d’en être à son tour victime un peu plus tard (Il sera envoyé en « rééducation à la campagne en 1968), ce qui démontre bien le chaos  de cette folie, souvent incontrolée et sans réel fondement finalement sinon un culte immodéré à une icône désireuse d’être le seul maitre du pays,incarnée  par les gardes rouges…

Li Zhensheng, de part sa fonction, sera un témoin privilégié de tous ces évènements où chacun devait se montrer « plus révolutionnaire que le voisin ». C’est donc toute la trame de la révolution culturelle que l’on retrouve dans « Le Petit Livre Rouge D’un Photographe Chinois »,mouvement de masse qu’il décidera d’immortaliser pour l’histoire, devant même cacher bon nombre de clichés.A lire ce livre, l’horreur succède à la stupéfaction, on essaye de comprendre comment la Chine a pu tomber dans un tel marasme, faire subir de tels sévices à des gens souvent proches, comment des millions de jeunes gens ont pu succomber à pareille hystérie collective, allant jusqu’à faire plier de hauts cadres du parti, comment un incroyable désordre anarchique a pu déstabiliser toute la nation à ce point…..

Extraordinaire témoignage que cet ouvrage mélangeant textes et photographies, il nous plonge au coeur d’une des plus terrible et fascinante période de la riche histoire de la Chine. Une intéressante chronologie des événements est proposée à la fin de ce livre, certainement le plus authentique document relatant la révolution culturelle chinoise.

livrou1.jpg

(En cliquant sur la couverture du livre, vous accéderez à un lien permettant d’acquérir le livre neuf à prix réduit)

gr2.jpggr1.jpg

« Riche paysan » contraint de subir une critique publique et une jeune fille garde rouge

文化大革命

 

 

Publié dans Histoire | 2 Commentaires »

Le Juge Ti

Posté par faguoren le 12 décembre 2009

L’imaginaire chinois est rempli de héros, de légendes et de personnages soit fictifs, soit réels. Il en est un dont la destinée est bien plus étrange puisqu’il vécut bel et bien dans un lointain passé, avant de devenir un héros de fiction . Le juge Ti était en effet un fonctionnaire de justice particulièrement perspicace, ce qui lui valut d’ailleurs de finir ministre. Il vécut à l’ère de la dynastie Tang. Né à Taiyuan dans le Shanxi en 630, il mourut en l’an 700 à l’âge de 70 ans. Son personnage fut d’abord repris dans un roman chinois au XVIII ème siècle avant d’être « récupéré » en 1946 par l’écrivain, diplomate et grand sinologue hollandais Robert Van Gulik. Celui ci, né en 1910, mort en 1967, s’appropria donc le fameux juge pour en faire son héros principal de toute une série de romans se déroulant à l’époque où le juge Ti exercait, mais sans que les affaires judiciaires auquelles il est confronté aient réellement existées. Le soucis du détail et la parfaite connaissance de la Chine ancienne de Van Gulik font de ces aventures du juge Ti une véritable projection dans l’époque Tang, le lecteur peut ainsi mêler divertissement auprès de personnages fort sympathiques (Ti et ses associés tel le sergent Hong ou Tao Gan) et d’autres beaucoup plus pernicieux, et découverte de la société chinoise de l’époque où l’on rencontre aussi bien nobles, brigands ou prostituées et bien d’autres encore. Et si la justice ne faisait pas dans la dentelle en ce temps, le juge Ti en vrai humaniste , sait se montrer tolérant et clément pour celles et ceux faisant preuve de bonne volonté. Au fil de ces 17 romans, nous suivons le juge Ti au gré de ses affectations à Peng-Lai, à Han-Yan ou bien à Pou-Yang. Partout où il va, il trouvera besogne à accomplir et saura rétablir calme et justice; un vrai héros vous disais je !

Robert Van Gulik a réussi à concilier rigueur littéraire et historique à une écriture aisée à parcourir, c’est ce qui a fait le succés de ses aventures auprès d’un public amateur de romans policiers et de sinologie. Essayer le juge Ti, c’est nécessairement l’adopter. C’est donc ce que je vous invite à faire si vous ne le connaissez pas encore, vous passerez de savoureux moments.

ti1.jpgti2.jpg

ti3.jpg

Les romans de R.Van Gulik sont souvent accompagnés de gravures liées aux aventures du juge Ti (ici « L’énigme du clou chinois)

Après la mort de Robert Van Gulik, le personnage du Ti fut repris par d’autres auteurs, les américains Eleonor Cooney et Daniel Altieri et plus récemment par le français Frédéric Lenormand. Je ne connais aucunes de ces séries, je ne vous en parlerai donc pas, un jour peut être…..?

 

 

 

Publié dans Divers | Pas de Commentaire »

Travailleurs sans papiers, les chinois aussi….

Posté par faguoren le 10 décembre 2009

Voici un extrait du numéro 1 du « Journal des travailleurs sans-papiers en grève », distribué gratuitement dans les rues parisiennes (souhaitons qu’il n’y ait pas de numéro, cela voudrait peut être dire qu’ils ont eu gain de cause…) et dans lequel on apprend que les chinois eux aussi sont prêts à se battre pour leurs droits. On accuse souvent la communauté chinoise de rester entre elle sans se soucier vraiment de ce qui se passe par ailleurs, preuve que non……

(Rapide mise au point. Comme vous avez pu vous en rendre compte, mon blog se veut avant tout culturel et divertissant mais cela ne m’empêche pas d’être un citoyen « concerné » , et la situation des sans-papiers chinois est suffisament préoccuppante pour que je fasse avec cet article une petite entrave au quotidien, de façon aucunement péremptoire, libre à chacun d’adhérer ou pas au contenu de l’article)

sp.jpg

 

Publié dans Divers | Pas de Commentaire »

Buddhas du Shandong

Posté par faguoren le 10 décembre 2009

Je ne suis pas un fervent adepte de musée, j’ai toujours trouvé que voir les choses en dehors d’un contexte originel relevait plus du leurre que de la véritable découverte, un peu comme aller voir la faune africaine dans un zoo.En outre, ce type d’excursion est souvent accompagné d’une sorte de solennité qui a le don de me faire bailler. Mon intérêt pour ce type de visite a donc généralement du mal à passer le cap de l’heure, et c’est un maximum.

C’est pourtant ce que j’ai fait cet après-midi, profitant d’une semaine de repos et aguiché par la prolifération d’affiches dans le métro parisien, et puis bien sur parce que l’exposition visée concerne la Chine.

Direction donc le musée asiatique Cernuschi situé tout près du joli parc Monceau pour aller voir ces fameux « Buddhas du Shandong » annoncés comme étant « l’expo à ne pas manquer en cette fin d’année », un humble féru de sinologie comme moi ne pouvait donc pas manquer d’aller y jeter un oeil!

Ces buddhas et bodhissatvas (êtres promis à l’éveil) ont été découverts par hasard en 1996  lors d’aménagements urbains dans la ville de Qingzhou dans la province du Shandong située au Nord-Est de la Chine. Toutes ces statues datent du VIème siècle et des dynasties des Wei du Nord puis des Wei de l’Est, soit les années s’étalant de 386 à 550, ainsi que de la dynastie des Qi du nord (Tout ceci est d’ailleurs fort bien expliqué sur les larges panneaux agrémentant la visite). Ce qui frappe d’abord, c’est l’état de conservation de ces statues qui ont certes du subir un travail de restauration mais les outrages du temps n’ont laissé que peu de marques. On est frappés par le raffinement et l’élégances de ces statues et de ces bustes, de ces sourires empreints de sérennité que les siècles n’ont pu effacé. Bien sur, il est difficile pour quelqu’un qui ne maitrise pas tous les secrets du bouddhisme (ce qui est le cas de la majorité des visiteurs dans ce type d’endroit, avouons le…) de percer tous les mystères de ces merveilles du passé. Il n’en reste pas moins que j’ai été conquis par ma visite qu’il faut d’ailleurs compléter par la visite des expositions permanentes (gratuites) qui passionneront  celles et ceux qui prennent plaisir à découvrir la Chine ancestrale.

Voilà, n’étant ni expert en archéologie ou en bouddhisme, j’ai malgré tout passé un vrai moment de plaisir qui ne fera surement pas de moi un ‘accro’ des musées mais au moins je me dis qu’il est bien de parfois  forcer un peu sa nature, la surprise est souvent au bout du chemin!

- Musée Cernuschi 7 avenue Velasquez 75008 Paris-

-L’exposition des Buddhas du Shandong dure jusqu’au 3 Janvier 2010, entrée 9 euros-

J’espérais naïvement pouvoir photographier l’exposition et vous concocter un joli diaporama, mais il était interdit de prendre la moindre photo, alors voici ci-dessous deux cartes postales achetées sur place, j’espère qu’elles vous donneront l’envie de faire le déplacement.

bud.jpg

Buste de bodhisattva, fin de la dynastie des Wei du Nord (386-534) et Bodhisattva debout de l’époque des Qi du Nord (550-577)

山东

 

Publié dans Sortir | Pas de Commentaire »

1949-2009

Posté par faguoren le 8 décembre 2009

Comme vous le savez certainement, la République Populaire de Chine a fêté le 1er Octobre dernier son 60ème anniversaire. Ce fut l’occasion de trés amples commérations, principalement à Pékin, dont je vous invite à contempler le faste et la grandiloquence sur un étonnant diaporama (Merci Bernadette!) aux clichés saisissant! Impressionnant tout ça….trop? je ne sais pas…à chacun de se faire sa propre opinion. J’étais moi-même en Chine à cette période et les petits drapeaux rouge se vendaient comme des petits …baozi, et le peuple chinois, jeunes et moins jeunes, affichait une fierté communicative!

china601october2009r091002111433phpapp01.pps  (Ouvrez ce fichier sans crainte, garanti sans virus!)

chine2009145.jpgchine2009370.jpg

(Photos de moi!)

中国

 

 

 

 

Publié dans Histoire | Pas de Commentaire »

« Du Maoïsme à la Maomania »

Posté par faguoren le 7 décembre 2009

Une idée de promenade si vous passez du côté de Montparnasse, « La Maison de la Chine » (qui est avant tout un voyagiste, mais pas uniquement) présente une exposition autour du mythe Mao Ze Dong. Photographies, sculptures ou affiches rares, provenant de collections publiques ou privées, sont ainsi exposées dévoilant une somme de pièces trés intéressantes mais en quantité finalement assez réduite, si bien qu’on en a assez vite fait le tour. Sauf si vous êtes un irréductible sinophile ne voulant rien manquer de la vie culturelle autour de la Chine, le déplacement ne s’avère donc pas indispensable. A voir si vous passez dans le coin donc (mais vous faites comme vous voulez! emoticone). L’exposition dure jusqu’au 16 Janvier 2010 et l’entrée en est gratuite.

(Maison de la Chine 76 rue Bonaparte 75006 Paris)

mao.jpg

毛泽东

 

Publié dans Sortir | 2 Commentaires »

Quizz « compter de 1 à 10″.

Posté par faguoren le 6 décembre 2009

Voici un nouveau petit quizz, il s’agit cette fois-ci de retrouver à quel chiffre de 1 à 10 correspond le caractère en image. Bien sur, si vous avez fait un peu de chinois, ce sera enfantin(pour les autres, c’est peut être l’occasion de vous lancer), mais si ce quizz plait, j’en ferai certainement un plus difficile ultérieurement!Langue

drag.jpg

(Pour jouer, cliquez sur mon ami le gentil dragon)

计算

 

Publié dans Jeux | Pas de Commentaire »

12
 

jrny |
lacharbonnerie |
Le grand voyage |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | chrystineinaustralia
| Les locations de vacances e...
| marieblanche